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"Les armes iraniennes au Liban : L'Italie est prise au piège"
LIBERO 6 novembre 2009, p 24, in Informazzione Corretta
Carlo Panella
Traduction Gilles Raphel
pour http://aschkel.over-blog.com et http://lessakele.over-blog.fr
Carlo Panella nous propose ici une analyse de l’(in)action et de la place actuelle de la FINUL, situation qui met aussi en péril les soldats italiens de l’ONU. Ainsi, il propose que les nations libres réfléchissent au réarmement constant du Hezbollah et à la prise de décisions face à l’axe du mal : Iran, Syrie, Hezbollah, Hamas.
Après la saisie par Israël d'un navire de 500 tonnes d'armes iraniennes destinées au Hezbollah, l'Italie est tenue d'examiner en profondeur le rôle de la FINUL et la pérennité même de nos 2400
soldats stationnés au Sud Liban. Dans la nuit de mardi, le navire de guerre israélien Rani Ben Yehda intercepte au large de la côte libanaise le cargo Francop (battant pavillon d'Antigua), venant
d'un port iranien et se rendant directement, comme le précise sa feuille de route, vers un port syrien.
Cachés au milieu de dizaines d’autres conteneurs, les Israéliens ont découvert des conteneurs chargés de 500 tonnes d'armes modernes, des roquettes mais aussi de petits et très récents missiles
guidés, des systèmes de guidage perfectionnés et plus encore.
Il semblerait que la cargaison illicite était destinée - via la Syrie - au Hezbollah du Liban, comme c’est le cas, en effet, depuis des années. L'incident suit une série d'incidents graves
survenus dans les magasins d'armes illégales du Hezbollah au Sud-Liban qui ont explosé ces derniers mois et s'inscrit parfaitement dans la volonté clairement exprimée de l'escalade militaire de
l'axe Iran-Syrie-Hezbollah-Hamas.
L'armement massif fourni au Hezbollah, en fait, est parallèle à l'approche intransigeante que l'Iran, la Syrie et leurs satellites mettent en œuvre dans tout le Moyen-Orient. Il commence à se
manifester par le refus de l'Iran à faire des compromis sur la question nucléaire, passe par le boycott syrien à travers le Hezbollah pour faire échouer 6 mois de tentatives afin de former un
gouvernement à Beyrouth par le démocrate Saad Hariri, (le Hezbollah, bien qu’il ait perdu les élections conserve un droit de veto), et conduit à l'échec, sur les ordres de la Direction des
étrangers accueillis à Damas, toutes les tentatives de signer un accord de paix entre Abou Mazen et le Hamas en Palestine.
L'imbrication de la dynamique des politiques régionales qui marque l'échec de plus en plus évident de la politique fondée sur le dialogue de Barack Obama et les nouvelles militaires remontant
du terrain mènent à la conclusion sans équivoque: la mission de la FINUL
a échoué dans son objectif.
Sur ce, l'Italie doit agir, doit discuter avec les alliés et les Nations Unies et doit ensuite prendre les décisions appropriées pour éviter à nos soldats un jour de se retrouver totalement
pris dans une prochaine attaque du Hezbollah sur Israël, ou des actions - comme
c'est probable - de la politique insidieuse de l'enlèvement.
La FINUL, mise en place par la résolution 1701, a été conçue non seulement pour séparer physiquement les prétendants Libanais et Israéliens mais aussi et surtout pour démilitariser le sud du
Liban, une opération qui aurait dû ensuite être transférée à l'armée libanaise. Cela ne se produit pas, parce que l'armée libanaise n’est pas commandée, parce que depuis 3 ans, le Hezbollah agit
par chantage ou boycotts ou bien perturbe les organes exécutifs, enfin parce que le pays n'a tout simplement pas de gouvernement. Une situation très dangereuse, dans laquelle l'inertie de chacun
peut être fatale, aussi pour l’Italie.
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