Partager l'article ! 15/02/1896 - Théodore Herzl publie "L'Etat Juif": Par Aschkel 15/02/1896 Outré par l’affaire Dreyfus, le Juif hong ...

Par
Aschkel
15/02/1896
Outré par l’affaire Dreyfus, le Juif hongrois Theodor
Herzl publie "l’État juif", un ouvrage qui prône l’établissement d’un territoire juif indépendant en Palestine. Selon lui, ce serait là l’unique solution à l’antisémitisme. Son ouvrage servira de base, plus tard, au mouvement sioniste, qui conduira à
la création de l’État d’Israël.
Voici un extrait en PDF de l'Etat des Juifs - Der Judenstaat - pdf ICI
Relire la superbe série d'articles de Sacha Bergheim
>Sionisme : La pensée de Herzl - Altneuland par Sacha Bergheim 1/5
2/5 - 3/5 - 4/5 - 5/5
Rappel sur Théodore Herzl.
Source
Wikipédia
Theodor Herzl, de son nom hébreu Benjamin Ze'ev (בנימין זאב), né le 2 mai 1860 à Budapest et mort le 3 juillet 1904 à Edlach, est un journaliste et écrivain juif autrichien.
Fondateur du mouvement sioniste au Congrès de Bâle en 1897, il est l'auteur de Der Judenstaat(« L'État des Juifs ») en 1896 et fondateur du Fonds national juif pour l'achat de terres en Palestine.
Theodor Herzl est né dans le quartier juif de Budapest, capitale de la Hongrie caractérisée par son cosmopolitisme très important. La ville abrite une population juive nombreuse, qui représente 20 % de ses habitants. Aussi certains antisémites nommaient-ils la ville « Judapest »1.
Theodor Herzl (ou Tivadar en hongrois, Wolf Théodore en allemand) grandit dans une famille bourgeoise tout près de laGrande synagogue de Budapest. La famille pratique unjudaïsme que l'on pourrait qualifier de progressiste.[réf. nécessaire] Son père, issu de l'immigration de la partie orientale de l'empire austro-hongrois, se définit lui-même comme réformiste et demeure un partisan de l'assimilation des Juifs au sein de leurs terres d'accueil.
Docteur en droit de formation, Herzl commence par écrire des pièces de théâtre puis devient journaliste et part à Paris comme correspondant de 1891 à 1896. Il rentre alors à Vienne et devient directeur littéraire du plus grand et du plus prestigieux quotidien viennois, la Neue Freie Presse.
Il était au début si peu tenté par le sionisme qu'il n'hésitait pas à écrire les lignes suivantes en faisant le compte-rendu pour son journal d'une pièce d'Alexandre Dumas fils, La Femme de Claude, où un certain Daniel encourageait les juifs à revenir à la terre de leurs ancêtres:
L'affaire Dreyfus et les manifestations antisémites qui l'accompagnent sont donc pour lui un coup de tonnerre. En tant que correspondant à Paris du journal Die Neue Freie Presse, il suit l'Affaire depuis le premier procès de Dreyfus. Révolté par les manifestations de l'antisémitisme français, il estime désormais absolument nécessaire la constitution d'un « abri permanent pour le peuple juif », thèse qu'il reprend dans son livre "l'État des Juifs" (Der Judenstaat), écrit en 1896. Il y expose les trois principes fondamentaux du sionisme : l'existence d'un peuple juif ; l'impossibilité de son assimilation par d'autres peuples ; d'où la nécessité de créer un État particulier, qui prenne en charge le destin de ce peuple. A ces trois fondements du sionisme, le Congrès de Bâle de 1897 ajoute un quatrième : le droit des Juifs à s'installer en terre d'Israël, donc dans la région palestinienne de l'Empire ottoman.
Pour mener à bien son projet d'État pour les Juifs, il décide de lancer une campagne internationale et de faire appel à toutes personnes susceptibles de l'aider. Il va ainsi successivement se rapprocher du Baron Edmond de Rothschild qui a déjà commencé à acheter des terres en Palestine depuis 1882, de Maurice de Hirsch. Il demande des lettres de soutien à des personnages importants de l'époque comme le pape Pie X, le roi Victor-Emmanuel III d'Italie ou Cecil Rhodes.
En avril 1896, il se rend à Istanbul en Turquie et à Sofia en Bulgarie pour rencontrer des délégations juives. A Londres, le groupe desMacchabées l'accueille froidement, mais il reçoit un mandat d'encadrement de la part des sionistes de l'East End de Londres. Au cours des six mois suivants, ce mandat est approuvé par toutes les organisations juives sionistes mondiales. Le nombre de ses partisans augmente alors nettement.
En 1897, à grands frais personnels, il fonde à Vienne l'hebdomadaire Die Welt Contrairement à l'idée répandue, Herzl n'est pas à l'origine du Congrès de Bâle de 1897, il n'a fait que lui conférer une dimension remarquable après avoir rejoint et rallié le mouvement sioniste, comme cela apparait à la lecture de son hebdomadaire, à la suite des déceptions rencontrées auprès de Rotschild notamment. Le mot "sionisme" (en allemand Zionismus) ne figure pas dans l'Etat Juif alors qu'il était déjà en vigueur.
Il est élu président, poste qu'il a occupé jusqu'à sa mort en 1904. En 1898, il commence une série d'initiatives diplomatiques afin d'obtenir un soutien pour un pays juif. Il est reçu par l'empereur Guillaume II d'Allemagne à plusieurs reprises, puis à nouveau par l'empereurottoman le 2 novembre 1898 à Jérusalem. Il participe à la première conférence de La Haye, ou il bénéficie d'un chaleureux accueil par de nombreux autres Etat.
En mai 1901, il rencontre pour la première fois Abdülhamid II, le Sultan de Turquie, pour négocier le don des terres de Palestine mais celui-ci lui répond: « Je préfère être pénétré par le fer que voir la Palestine perdue. »
En 1902-03, Herzl est invité à témoigner devant la Commission royale britannique sur l'immigration des étrangers. Cette occasion lui permet de se retrouver en contact étroit avec les membres du gouvernement britannique, notamment avec Joseph Chamberlain, à l'époque secrétaire d'État aux colonies, par l'intermédiaire duquel il négocie avec le gouvernement égyptien une charte pour l'installation des Juifs dans la région d'Al Arish, dans la péninsule du Sinaï, jouxtant le sud de la Palestine.
Suite à l'échec de ce projet, qui l'a conduit au Caire, il reçoit en août 1903, par l'intermédiaire de L. J. Greenberg une offre de la part du gouvernement britannique afin de faciliter l'implantation d'une grande colonie juive de peuplement, avec gouvernement autonome et sous souveraineté britannique, en Afrique de l'Est.
Dans le même temps, le mouvement sioniste est menacé par le gouvernement russe. Au lendemain du premier pogrom de Kichinev en 1903, il se rend à Saint-Pétersbourg et est reçu par Sergei Witte, alors ministre des Finances, et Viatcheslav Plehve, ministre de l'intérieur, antisémite notoire et crédité d'être responsable desdits pogroms.
À cette occasion, Herzl présente des propositions pour l'amélioration de la situation juive en Russie. Il propose à Plehve une véritable alliance : « Soutenez mon projet, je vous débarrasserai de vos révolutionnaires juifs » 4. Il publie la déclaration russe, et présente l'offre britannique, connue sous le nom de « Projet Ouganda » devant le sixième Congrès sioniste (Bâle, août 1903), qui remporte la majorité (295:178, 98 abstentions), avec lui sur la question d'étudier cette offre, malgré le très mauvais accueil de l'offre par la délégation russe.
En 1905, après enquête, le congrès sioniste décide de décliner l'offre du Royaume-Uni et s'engage à créer un état juif en terre historique d'Israël.
Mort en 1904, Herzl avait demandé à être enterré en Palestine quand le peuple juif y aurait fondé un état indépendant. Le 17 août 1949, son corps, ainsi que celui de ses parents, Yaakov et Jeannette, et sa sœur Pauline sont inhumés au Mont Herzl. En septembre 2006, les dépouilles de ses enfants Hans et Pauline y ont été transférés depuis Bordeaux. Sa fille cadette, Trude Norman, est morte dans le camp de concentration de Theresienstadt et ses restes n'ont jamais été retrouvés. Le corps du fils unique de Trude, Stephen Theodore Norman, suicidé en 1946 à Washington, est transféré au Mont Herzl le 5 décembre 2007.
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