Présentation

עם ישראל חי

 

France  ISREAL  English

Aschkel info

Texte Libre

Mon livre d'or - Me contacter

 

Signez mon livre d'or : Livre_dor

 

Pour tous vos conseils, idées, vos propositions d'articles, vos annonces, vos bons plans, astuces... :


Contact

 

Animations

diaporama.PNG




sondage

 

Pensez-vous qu'une attaque des sites iraniens est nécessaire ?

 


 


Recherche

Calendrier

Septembre 2010
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      
<< < > >>

Recommander

Créer un Blog

Articles

Vous souhaitez 

- proposer un article ?

- communiquer une info ?

Communication and Information


Contactez la rédaction : aschkel.blog@gmail.com
Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /2009 14:13


Le mode d'emploi de votre âme


Nos Sages nous disent que dans le Saint Temple de Jérusalem et son précurseur, le Tabernacle construit par Moïse dans le désert, était présent un modèle en trois dimensions de l’architecture spirituelle de l’âme. Le Temple consistait en de nombreux domaines, chambres et « récipients », correspondant chacun à un élément différent de la vie intérieure de l’homme et illustrant sa fonction et son but.

La Menorah, candélabre d’or à sept branches, allumé chaque après-midi dans le Saint Temple, représente le potentiel humain d’« allumer des lampes » : de générer des sources de lumière en son for intérieur, en son prochain et dans les ressources matérielles dont il dispose.

La Torah consacre un certain nombre de chapitres détaillés à la description de la construction de la Menorah et aux différentes lois édictant la manière de l’allumer. Chacun de ces détails comporte une règle et une leçon lui correspondant dans la signification spirituelle de la Menorah. Pour en observer un exemple, examinons un passage de l’un des commentaires de ces chapitres.

Le huitième chapitre de Bamidbar s’ouvre par l’instruction de D.ieu à Aharon : « Quand tu élèveras les lampes, elles jetteront leur lumière en direction de la face de la Menorah ». Dans son commentaire, Rachi s’étend sur l’utilisation du terme Behaalotekha : « quand tu feras monter ». Pourquoi la Torah utilise-t-elle ce curieux synonyme d’« allumer » ? Rachi explique que la Torah préfère se référer à la nature de la flamme qui est de graviter vers le haut et de s’élever et qu’elle a également pour but d’instruire le Cohen (prêtre), qui allume les lampes de la Menorah, de maintenir le feu sur la mèche jusqu’à ce que « la flamme s’élève d’elle-même ».

Ces trois mots Chalhévèt Olah Mééléha – « la flamme s’élève d’elle-même » – renferment les leçons essentielles, dérivées de la Menorah :

« La flamme... »

On se réfère habituellement aux lumières de la Menorah comme à ses Nérot, ses « lampes ». Le termeNérot peut s’appliquer à la fois à des lampes allumées et à des lampes éteintes. Mais le mot Chalhévètimplique une flamme « vivante », produisant de la lumière. En fait, chaque jour, pendant plusieurs heures, les lumières de la Menorah n’étaient pas allumées. Chaque matin, elles étaient nettoyées, remplies de la plus pure des huiles d’olive et pourvues de mèches nouvelles. Elles restaient ainsi la plus grande partie de la journée, attendant que le Cohen, porteur de la flamme, vienne les allumer dans le milieu de l’après-midi.

Pendant ces heures intermédiaires, la lampe reposait dans un statut des plus complets et parfaits, ses mèches toutes fraîches et remplies à capacité de la meilleure des huiles. Rien n’y manquait. En fait, l’allumer ne ferait que ternir son lustre, consumer ses mèches et user son combustible. Mais dans son statut éteint, la lampe était obscure, son potentiel de lumière enfermé. Il se peut qu’elle fût parfaite en elle-même mais elle n’apportait rien à tout ce qui existait en dehors d’elle-même.

L’homme, également, peut être un Ner sans Chalhévèt, une lumière sans flamme. Il peut parvenir à un état de perfection personnelle, un récipient ornementé, empli de talents et de potentiels abondants. Mais le but de la vie est d’être une lampe qui éclaire, de faire briller ses propres talents et ses aptitudes pour illuminer l’environnement.

C’est là la première leçon de la Menorah : le but exclusif de la perfection personnelle ne suffira jamais à satisfaire les aspirations profondes de l’âme qui sont d’être « une flamme » qui apporte la lumière autour d’elle.

« ...s'élève... »

« L’esprit de l’homme s'élève » (Ecclésiaste 3, 21). Alors que l’espace que nous habitons possède trois dimensions et six directions, nos aspirations les plus profondes vont vers le haut. Quand des enfants se comparent, pour savoir qui est le plus grand, il s’agit de leur hauteur. Quand des hommes et des femmes parlent de leur désir de progrès personnel, ils le font en termes de « monter l’échelle », « atteindre le sommet » ou « s’élever à de nouvelles hauteurs ».

C’est ainsi que le roi Salomon décrit l’âme de l’homme comme une « lampe de D.ieu ». Parmi les quatre éléments (le feu, l’eau, l’air et la terre), seul le feu monte vers le haut. Tout comme une flamme cherche toujours à se détacher de son attache, l’âme humaine est sans cesse attirée vers le haut, tentant de se détacher de la mèche (c’est-à-dire le corps humain) qui la retient en bas.

Quel est le sens profond de cette aspiration « verticale » ? Certains accomplissements peuvent se définir en termes de croissance, en longueur ou en largeur. Il se peut que nous dépensions beaucoup d’efforts pour élargir ou agrandir nos accomplissements, mais tous dans la même dimension, le long des lignes qui définissent notre réalité présente. Mais l’esprit de l’homme aspire à plus. La « lampe de D.ieu » à l’intérieur de nous-mêmes ne nous permet pas de nous réconcilier avec la réalité présente..

C’est là la seconde leçon de la Menorah : la vie n’est pas seulement une « flamme », mais une flamme qui « s’élève ». Quels que soient nos gains dans l’espace que nous avons façonné pour nous-mêmes dans ce monde, nous devons constamment rechercher de nouveaux domaines d’accomplissements. La perfection personnelle n’est pas suffisante, pas plus que le fait d’être un « dirigeant » qui apporte la lumière dans quelque domaine que ce soit. Notre essence « la lampe de D.ieu » demande que nous nous aspirions constamment à briser notre statut présent pour atteindre quelque chose de plus « élevé ».

« ...d’elle-même »

Une lampe ne peut s’allumer toute seule : elle a besoin d’un feu, d’une source d’énergie extérieure qui la fasse briller. Mais l’objectif est que la flamme « s’élève d’elle-même », qu’elle soit transformée en une source de lumière indépendante.

Voilà la troisième leçon de la Menorah : quand nous agissons comme « allumeurs de réverbères », que ce soit dans l’entreprise d’allumer nos propres potentiels , d’allumer la « lampe » chez notre prochain ou de créer des luminaires à partir des matériaux que nous offre notre environnement, notre objectif doit toujours être de générer une flamme qui « s’élèvera » d’elle-même.

En termes d’efforts pour nous améliorer nous-mêmes, cela signifie qu’il ne suffit pas de prendre des « résolutions » et par la force de la volonté, de s’imposer sans cesse des changements de comportement. Mais il faut plutôt aspirer à une transformation de notre nature et de notre caractère, de sorte que ce nouveau comportement devienne une manière d’agir naturelle et instinctive.

Lorsque l’on enseigne et que l’on tente de guider notre proche, l’objectif devrait être d’en faire quelqu’un qui brillera de façon autonome de sa propre lumière, l’aider à développer ses talents et ses aptitudes de sorte que sa propre lampe resplendisse indépendamment et soit à son tour une source d’illumination.

Par exemple, au lieu de nous contenter de parler à nos enfants de l’importance de faire de la charité ou de les impliquer dans nos propres actes de bienfaisance, nous pouvons les aider à être eux-mêmes acteurs, à fabriquer leur propre boîte de Tsédaka qu’ils placeront dans leur chambre. Chaque fois que l’enfant y mettra une petite pièce, cela l’assistera et l’aidera à faire lui-même un acte de charité. Ce petit morceau de plastique ou de bois se trouvera alors transformé en « lampe ».

Mais cela va plus loin encore. Même quand elle n’est pas utilisée pour un acte de charité, la boîte de Tsédaka constitue elle-même une « lampe » qui illumine son environnement. C’est un objet qui fait immuablement partie du décor de la chambre et elle rappelle constamment à l’enfant sa responsabilité vis-à-vis d’autrui. Un objet matériel est devenu « une flamme qui s’élève d’elle-même », une source indépendante qui guide et illumine.

Basé sur un discours du Rabbi de Chabbat Béhaalotékha 5751

http://www.jquebec.com 

 

Par Aschkel - Publié dans : JUDAISME et SPIRITUALITE - Communauté : Les amoureux d'Israel
Réagir, commenter - Voir les 7 commentaires - Partager    
Retour à l'accueil
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés