Avez vous remarqué que les médias « bien pensants » s’accordent à ne
plus présenter « la » solution à tous les problèmes du monde comme
devant être celle de « deux états démocratiques vivant côte à côte ».
Le Hamas, l’Iran, le Hertsbolla ont ramené la présentation de cette
tragi-comédie à un slogan neutre : « deux peuples, deux états » ;
c’est clair et net, on fait l’impasse sur la « démocratie ».
Avez vous remarqué que l’on banalise le mal, le mal absolu issu des
ténèbres, en le présentant à niveau, à parité entre les deux parties :
« oui, c’est vrai… mais les Juifs ont eux aussi leurs extrémistes… ».
A-t-on jamais vu un « colon » se faire sauter dans un cafeteria �
Gaza ? a-t-on jamais vu une mère juive distribuer des bonbons le jour
où son fils a choisi de se réduire à des lambeaux de sang ?
La parité ?! Y-a-t-il jamais eue une histoire spécifiquement
palestinienne arabe ? ou une langue, une culture, ou tout simplement
un « état » alors que l’Islam occupait la Palestine des siècles
durant ?! Le journal « Le Monde » dans son édition du 6 juin 1967
portait en première page ces lignes : « En réalité, c’est tout le
problème de la coexistence entre Arabes et Israéliens qui se trouve
posé….la reconnaissance de l’Etat juif par ses voisins, le sort des
réfugiés palestiniens.. » tiens on ne parlait pas « d’état » !
D’ailleurs le Secrétaire Général de l’O.N.U. avait présenté un plan de
réinsertion des réfugiés dans les pays voisins, et dans ceux du Golfe.
Ce plan quantifié et valorisé, parfaitement acceptable, fut rejeté
par les Arabes. Ce comportement est constant, car dés la proclamation
de l’existence de l’Etat d’Israël, on pouvait lire sur « Le Monde »
daté des 16/17 mai 1947 : « ..les Etats arabes sont maintenant placés
devant leurs responsabilités. La Ligue Arabe n’a pas eu jusqu’à ce
jour une seule réalisation d’ordre social à son actif. Au lieu de
chercher en Palestine ou en Afrique du Nord un dérivatif… », ces
références à la presse française nous permet de mesurer la
détérioration de la perception d’Israël dans le monde, et la constance
des sentiments que les Arabes nous portent. Comment peut-on imaginer
ce voisinage ouvertement mortifère, alors qu’on refuse l’entrée de la
Turquie en Europe, où pourtant l’armée est la garante de la laïcité ?!
En Israël le camp de ceux qui s’auto proclament « la minorité
éclairée » s’active. On a pu lire dans « Ha’aretz » Gideon Lévy : «
une fin de non recevoir d’Israël aux efforts d’Obama …(fait) qu’il
manque un partenaire pour la paix, et ce partenaire c’est Israël » et
« Netanyahu peut aujourd’hui mettre en danger Israël, plus encore que
Mahmoud Ahmadinejad », ce journaliste qualifie notre présence «
d’occupation ». L’histoire du Président Obama est une grande et belle
histoire, confondue à celle des institutions de son grand pays qui ont
permis cette émergence. Mr le Président ceux d’en face ont un discours
de haine viscérale, absolue ; et pour l’amour que vous nous proposez
permettez moi quelques réserves.
C’est au nom de cet amour que deux mille ans durant notre histoire fut
marquée par les larmes, le sang, les cendres, la nuit et le
brouillard. Manitou disait que l’emblème de l’amour qu’ils nous
portent est une épée retournée !… non merci Mr le Président, nous
maintenons cette « Chose » indéfinissable qui est la foi dans la
pérennité à tout jamais d’Israël de retour sur sa terre. A la
prochaine fois, peut-être.
Roger Assuied








[Dimanche 06/07/2009 16:29]