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« Barack Obama se doit de comprendre qu’il fait fausse route, que le dialogue avec l’Iran de Mahmoud Ahmadinejad est voué à
l’échec. »
Cet appel au président américain pour qu’il renonce à dialoguer avec Téhéran, a été formulé d’une voix rocailleuse par le vice-Premier ministre israélien, Silvan Shalom. C’était l’une des
toutes premières réactions officielles de l’État juif à la réélection du président Ahmadinejad. Des réactions qui vont crescendo, aussi bien dans la presse que dans les milieux politiques, et
où se mêlent la volonté d’en découdre et un sentiment diffus d’inquiétude.
« Inquiétude » est le mot qui revient le plus souvent dans la bouche des commentateurs israéliens. Certains
d’entre eux affirment que « l’État juif n’acceptera jamais qu’un négationniste comme Mahmoud Ahmadinejad
puisse entrer en possession de l’arme atomique ». Puis d’ajouter :« Israël a tiré les leçons du passé, de l’Holocauste. Il utilisera tous les moyens à sa disposition pour neutraliser ceux qui rêvent de le
détruire, de le rayer de la carte.Réponse « musclée »
Cette détermination ne parvient cependant pas à calmer les appréhensions d’une partie de la population. L’impression générale veut
qu’un conflit israélo-iranien pointe à l’horizon. « Les États-Unis se sont montrés incapables d’empêcher la
Corée du Nord de se livrer récemment à un essai nucléaire ; ils se montreront également impuissants à juguler la menace atomique iranienne », dit-on dans les rangs du Likoud, le parti au pouvoir en Israël.
Les formations de droite incitent le Premier ministre Benjamin Netanyahou à réagir en termes « musclés
» à la réélection d’Ahmadinejad. Le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, estime toutefois
que le danger ne provient pas du seul président, mais du régime islamiste en place à Téhéran.
D’autre part, la victoire écrasante (????) du candidat ultraconservateur aux présidentielles iraniennes aura, dit-on encore ici, un impact à la fois au Liban et dans la bande de
Gaza. « Le Hezbollah libanais (battu aux récentes législatives) , de même que le Hamas
palestinien (de plus en plus isolé sur la scène arabe) , se sentiront encouragés à hausser le ton, peut-être même à réactiver la lutte armée contre Israël », ajoute l’entourage de Benjamin Netanyahou.
Hier, une roquette tirée à partir de la bande de Gaza s’est écrasée sur une des plages de la station balnéaire d’Ashkelon, au sud de Tel-Aviv.
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