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La télévision israélienne a dévoilé lundi soir, que Nicolas Sarkozy a "conseillé" à Benjamin Netanyahou, reçu mercredi dernier à
l'Elysée, de "se débarrasser" de son ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, qu'il a comparé à Jean-Marie Le Pen.
"Sortez-le du gouvernement et remplacez le par Livni. Avec elle et Ehud Barak vous pouvez créer l'histoire. J'ai
toujours reçu les chefs de la diplomatie israélienne. J'ai beaucoup apprécié accueillir ici à l'Elysée Tzipi Livni, mais celui-là (Lieberman) je ne peux pas!" a affirmé le président français
accompagnant ses paroles d'un geste de la main en signe de repoussement.
Netanyahou a répondu à son hôte que "lors d'entretiens privés Lieberman est différent" de la manière dont il est généralement perçu, à quoi Sarkozy a rétorqué "qu'en privé, Jean-Marie Le Pen est
également un homme agréable", concédant néanmoins, à la demande du Premier ministre israélien, que ce parallèle n'était pas pertinent.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a vivement réagi à ces informations et déclaré que "si les propos du président français contre le ministre Lieberman sont avérés, il s'agit là d'une
attaque irresponsable et d'une ingérence dans la démocratie d'un autre Etat. Ce sont des paroles insupportables. Nous n'avons pas l'intention de nous adresser aux autorités françaises de façon
officielle, mais d'ignorer totalement ces propos".
Israel-infos
Revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israël
lundi 29 juin 2009
Le Président Sarkozy aurait rappelé à Binyamin Netanyahu que sous le gouvernement Olmert, il avait contribué aux contacts concernant Shalit grâce à ses relations avec le Président syrien, Bachar Assad, et avec l’émir du Qatar, Hamad bin Khalifa. Ces deux dirigeants arabes entretiennent des rapports personnels avec le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Machal. Sarkozy aurait par ailleurs affirmé à Netanyahu que la libération de Guilad Shalit constitue « la clé de tout changement dans la région ». Le Président français aurait cependant précisé au Premier ministre Netanyahu qu’il aura « à libérer des prisonniers, à défaut de quoi il n’y aura pas de marché ».
Le ministre de la Défense, Ehud Barak, a démenti hier, en ouverture du conseil des ministres, les informations selon lesquelles il y aurait eu une percée dans les contacts en vue de la libération de Guilad Shalit. « Il ne se passe pas un seul jour sans que nous pensions à Guilad Shalit, pas un jour où les plus brillants cerveaux de ce pays ne se penchent sur ce sujet », a-t-il déclaré avant de préciser : « les dernières publications à ce sujet sont inexactes et pourraient s’avérer nuisibles. Dans ce dossier, moins on parlera et plus on agira, mieux ce sera ».
Le Hamas dément lui aussi officiellement les informations quant à une avancée présumée dans les contacts pour la libération de Shalit. Le responsable du dossier Shalit au sein du Hamas, Ossama el-Mazeini, a déclaré hier que depuis l’entrée en fonction du Premier ministre Binyamin Netanyahu il n’y a eu aucune avancée dans ce dossier. Dans une interview accordée à un site Internet proche du Hamas, el-Mazeini a précisé qu’aucune nouvelle proposition israélienne concernant Shalit n’a été communiquée, ajoutant que le tourbillon médiatique autour de cette question n’était pas fondé et qu’il n’y avait pas de négociations sérieuses sur la question.
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