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Revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israël
mardi 30 juin 2009
Le comportement du gouvernement américain, et plus particulièrement de la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, du président Obama et de certains de ses conseillers garantit qu’il n’y aura pas de véritable processus de paix ». Cet assaut violent ne vient pas d’un représentant de l’extrême droite ni d’un député des bancs arrières du Likoud. Celui qui tient ces propos, que Binyamin Netanyahu et son entourage n’osent dire que dans les conversations les plus intimes, c’est Otniel Schneller, député Kadima.
Schneller habite l’implantation de Maalé Mikhmash. Lors de cette interview, il a dit ce qu’il avait sur le cœur. On pouvait voir sa colère. « A la veille du désengagement de la bande de Gaza, Dov Weisglass est venu me voir et m’a offert, au nom d’Ariel Sharon, la direction du bureau d’aide aux habitants des implantations de Gaza.
Il m’a alors détaillé les promesses faites par les Américains à Israël, qu’on a pu voir dans les lettres du président Bush, et m’a fait part des moindres détails des accords conclus oralement. Aujourd’hui, Hillary Clinton vient nous dire que ce qui n’est pas écrit n’existe pas.
Elle fait là quelque chose de terrible. On sait bien que les points les plus sensibles ne sont convenus qu’oralement, c’est comme cela que ça se passe entre des amis ou des partenaires. Ce n’est que dans un accord de divorce que l’on insiste pour que tout soit mis pas écrit. Est-que nous divorçons des Etats-Unis ? Je ne le crois pas ».
La colère gagne même les plus fervents partisans de la paix. Le député Kadima, Otniel Schneller, a fustigé lundi les exigences américaines concernant le gel des implantations, qu'il qualifie d'"extortion" et souligne qu'elles pourraient refroidir les efforts israéliens de paix.
Les implantations au cœur du
blocage.
PHOTO: AP , JPOST
Selon Schneller, l'administration américaine a été infiltrée par les "idées d'extrême gauche, bien éloignées du consensus concernant Israël".
Schneller n'est pas un partisan de la ligne dure. Il est impliqué dans les pourparlers de paix avec les Palestiniens et la Jordanie depuis 1994. Il a envoyé un courrier à Ehoud Barak, juste avant le voyage de ce dernier aux Etats-Unis.
"Le principal danger pour le processus de paix est de pousser à bout l'opinion publique israélienne", explique-t-il.
Le ministre de la Défense israélien doit rencontrer mardi matin l'envoyé américain au Proche-Orient, George Mitchell, pour discuter de la question des implantations, un point de blocage entre Israël et les Etats-Unis.
Mais Washington ne semble pas prêt à revenir sur sa position : geler l'expansion des implantations alors que le projet de budget 2009-2010 appelle au déblocage de 280 millions de shekels pour rénover la route numéro 1, dans la zone de Maaleh Adumim à l'est de Jérusalem vers la Mer Morte.
Pour Schneller, les pressions excessives sur l'accroissement naturel des implantations est une "erreur fatale" mais il ne se prononce pas pour un divorce avec Washington.
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