Un haut responsable égyptien a avoué que « les chances de réconciliation inter-palestiniennes sont maintenant proches de zéro » après que les deux parties, Hamas et Fatah se cantonnent dans leurs positions. L’Egypte, qui depuis le début sert de médiatrice entre les deux factions terroristes, a tenté un dernier effort la semaine dernière, en envoyant même une délégation à Ramallah pour y rencontrer le chef de l’Autorité Palestinienne Abou Mazen. Les émissaires sont revenus « bredouilles », affirmant même que cette fois-ci, c’est le Fatah qui semble plus réticent à signer un accord que le Hamas. Ils attribuent cela au fait qu’Abou Mazen et la direction du Fatah craignent de présenter un protocole d’accord qui sera contesté lors de la Convention du Fatah qui doit se tenir le 4 août. Les négociateurs égyptiens disent être allés « très loin » dans la souplesse, en proposant notamment de maintenir le statu quo à Gaza et en Judée-Samarie, et en ne créant qu’une commission mixte Hamas-Fatah qui serait chargée de la reconstruction de la Bande de Gaza, et ceci, en attendant de nouvelles élections. Mais même cette proposition, très éloignée de celles du début du processus, a été repoussée par les deux parties.
Ce haut-responsable égyptien a avoué que « si cela continue ainsi, ce n’est pas seulement la réconciliation qui est avortée, mais il y a un risque que même les élections prévues pour 2010 ne puissent avoir lieu ».
La réconciliation inter-palestinienne est (pour le moment encore) l’une des exigences du Quartet pour pouvoir avancer dans le processus de « paix » israélo-palestinien.








[Dimanche 07/12/2009 17:02]