L’Union Européenne nous a déjà habituée à définir par avance ce qu’elle espère voir à l’issue de négociations entre Israël et les Palestiniens. Cette fois-ci, elle a franchi un pas de plus en faisant savoir que « quelles que soit le résultat de futures négociations, l’Union Européenne reconnaîtra l’Etat palestinien » !!! Cette idée pour la moins farfelue a été émise par l’espagnol Javier Solana, émissaire européen pour les Affaires Etrangères, dont l’amitié pour Israël n’est plus à démontrer…
Il a déclaré ce dimanche, « que dans l’hypothèse où les deux parties n’arrivaient pas à un accord, l’Union Européenne demanderait à l’ONU de fixer une date butoir à laquelle elle reconnaîtrait un Etat palestinien quoi qu’il en soit » !
Solana a prononcé ces paroles lors d’une réunion qui s’est tenue à Londres sur le thème du processus de paix. « Après cette date-limite », demande Solana, « l’ONU doit décider elle-même de la création de deux Etats pour deux peuples ». L’émissaire européen entre même dans les détails : l’ONU et le Conseil de Sécurité devront décider des frontières entre les deux Etats, la solution à apporter aux « réfugiés », le statut de Jérusalem et les arrangements de sécurité. « Ce processus amènera à reconnaître la Palestine comme membre à part entière des Nations-Unies même en l’absence d’un accord entre les parties», estime le diplomate espagnol. Une première mondiale ! « Mais l’idéal est qu’Israël se retire de lui-même aux frontières qui ont précédé la Guerre des Six Jours », précise-t-il !
Ces paroles de l’émissaire européen, qui achève bientôt son mandat après dix ans de service, ont sans doute pour origine sa « frustration » face à l’absence de progrès dans le processus de paix. Le discours de Binyamin Netanyahou à Bar-Ilan, exigeant la reconnaissance d’Israël comme Etat juif, a poussé les Palestiniens à dévoiler leurs intentions, incompatibles avec une paix réelle. Après avoir catégoriquement rejeté le caractère juif de l’Etat d’Israël dès le lendemain du discours du Premier ministre israélien, Abou Mazen est revenu ce dimanche sur l’exigence d’un retrait d’Israël de 100% de la Judée-Samarie « jusqu’au dernier grain de sable », sur l’exigence d’un retour de tous les ‘réfugiés’ palestiniens en Israël, ainsi que sur la volonté d’une continuité territoriale entre la Judée-Samarie et la Bande de Gaza.








[Dimanche 07/12/2009 21:47]