Partager l'article ! Mein Kampf réédité ou pas?: L’Allemagne doit de nouveau faire face à son passé. Alors que le pays vient de r ...

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L’Allemagne doit de nouveau faire face à son passé. Alors que le pays vient de réhabiliter les anciens prisonniers de guerre du régime nazi, le Land de Bavière et les représentants juifs et
tziganes des survivants de la Seconde Guerre Mondiale se demandent s’il faut autoriser la réédition du manifeste raciste et antisémite d’Adolf Hitler : Mein Kampf.
Le Conseil central des Juifs allemands a fait savoir à plusieurs reprises « qu’il était favorable à une édition critique à but historique et éducatif, et qu’il était prêt à participer à la rédaction de l’appareil critique ». Le secrétaire général de ce Conseil, Stéphane Kramer, s’est prononcé dimanche pour « une édition critique, scientifique, érudite ». Il y a un mois, Wolfgang Heubisch, le Ministre des Sciences, de la Recherche et des Arts de Bavière, s’est prononcé en faveur de la réédition.
D’après Stéphane Kramer, autoriser une édition critique de Mein Kampf revêt plusieurs avantages : anticiper de futures rééditions malintentionnées, mais légales. Retirer au livre son parfum d’interdit et son côté mythique. « Le texte est disponible sur Internet », rappelle Kramer. Une approche libre lui ferait perdre beaucoup de son intérêt. Les exemplaires historiques encore en circulation sont nombreux : plus de 10 millions auraient été distribués en Allemagne sous le régime nazi. En France, la vente de la traduction française de 1934 est autorisée, pourvu que le texte soit précédé d’un rappel de quelques pages des crimes nazis et de l’interdiction de l’incitation à la haine raciale.
« Il est judicieux et important de publier ce livre, et d’avoir à disposition une édition commentée qui pourra être utilisée, par exemple, pour être expliquée aux élèves et aux jeunes gens pendant les cours d’histoire », insiste Stéphane Kramer.
Malgré les accords de principe donnés par certaines des parties concernées, malgré l’intérêt manifesté par les historiens allemands de l’Institut d’Histoire Contemporaine de Munich, les réticences sont nombreuses.
La position de la Bavière est délicate. Elle possède les droits d’auteur et d’exploitation de Mein Kampf depuis que ceux-ci lui ont été confiés par les Alliés dans le cadre de la dénazification. La publication du livre est interdite par respect pour la mémoire des disparus. Autoriser la réédition de Mein Kampf est une lourde responsabilité.
La présidente du Conseil central des Juifs allemands, Charlotte Knobloch, a déclaré récemment que, bien qu’elle ne soit pas
personnellement opposée à une nouvelle publication, une grande partie des survivants l’était. Le président du conseil central Sinti et Roma, représentant les Tziganes allemands, Romani Rose,
s’est aussi exprimé en ce sens. La Bavière rappelle que, même après 2015, il sera toujours interdit d’exprimer des opinions nazies en Allemagne et qu’une édition non-critique
de Mein Kampf pourra être
poursuivie à ce titre.
par Jonathan Serero
Actu.co.il
Il est sur que la majorité des gens ne lirait pas même la critique qui pourrait lui être associé, d'où le réel danger.
Et pour sur personne ne connait l'origine aryenne de la svstika, celle qui est lié au véda je crois, enfin .........
Comme tu dit de la distorsion en masse à prévoir