A Jérusalem les juifs prient, les musulmans que l'on enflamme par des prêches et des déclarations mensongères, comme celle de
Abbas hier, leur jette des pierres.
L’AP appelle à la cessation de la « judaïsation de Jérusalem »
Les députés arabes s’en donnent à coeur joie…
Une déclaration du Commandant de la Police du District de Jérusalem, Aharon Franco, a servi de prétexte à des députés arabes d’exprimée une fois de plus leur haine, au lieu de lancer des appels au calme envers leurs fauteurs de troubles. Commentant les émeutes et les affrontements provoqués par les Arabes à Jérusalem en pleine fête de Souccot, Franco a regretté « qu’en agissant de la sorte les émeutiers Arabes ne se montraient pas reconnaissants envers la Police israélienne, qui avait fait en sorte que les prières musulmanes se déroulent de la manière la plus ordonnée durant le mois du Ramadan ». Ce qui est absolument vrai. Ahmad Tibi (Raam-Taal) n’a pas tardé à réagir dans une déclaration d’anthologie: « Tous les Juifs ne sont pas intelligents ! La Police porte atteinte à la liberté de culte et empêche des Musulmans de moins de 50 ans d’aller prier ! Même D-ieu ne fait pas ce genre de sélection ! Le régime d’occupation est tenu d’assurer la liberté de culte pour toutes les religions (…) Franco ne doit pas attendre de remerciements de notre part, mais il doit au contraire accomplir son devoir envers nous, comme citoyens et comme être humains. Il doit également impérativement passer un stage de démocratie afin qu’une fois pour toutes, la Police cesse son attitude suzeraine et condescendante envers les Arabes israéliens ». Sans commentaires. Son collègue de parti Taleb A-Sana ne fut pas en reste : « Franco a été atteint du virus du racisme et de la grippe porcine. Les Arabes vivent à Jérusalem par droit et non par faveur, bien avant que Franco n’eut rêvé d’y vivre (sic). S’il n’est pas capable d’assurer la liberté de culte, qu’il démissionne ! ». Jamal Zahalka (Balad), « la liberté de culte est un droit et non une faveur. Il est temps qu’Israël comprenne qu’Al-Aqsa est un lieu saint musulman, et toute tentative d’y porter atteinte entraînera des réactions imprévisibles et violentes. La présence de la Police israélienne près de la mosquée constitue une profanation du lieu saint. Il faut mettre fin à l’occupation de Jérusalem et de ses lieux saints ». Enfin, Afu Agbariyah (H’adash), déclate « que l’attitude de la Police constitue un affront envers toute une population. La Police a pris un dangereux virage à droite. Franco doit présenter ses excuses aux personnes qu’il a ainsi offensées »….
Manifestations anti-israéliennes en Turquie
La stratégie mise en place par le Hamas et les leaders arabes israéliens fonctionne déjà en Turquie. Les troubles cyniquement provoqués sur le Mont du Temple ont fait sortir des milliers de personnes dans les rues d’Istambul pour crier leur haine d’Israël et appeler « à venir défendre la mosquée Al-Aqsa ». Les manifestants criaient leur solidarité avec les fauteurs de troubles, et ont brûlé le drapeau d’Israël pendant qu’ils brandissaient des centaines de drapeaux palestiniens et des photos de la mosquée d’Omar.
Curieusement, au ministère israélien des Affaires Etrangères, on prend les faits avec une certaine neutralité, qui tranche singulièrement avec les virulentes attaques contre Israël du Premier ministre turc Tayyip Erdogan pendant l’Opération « Plomb Durci »: « Ce genre de manifestations a lieu régulièrement en Turquie, et l’on y brûle systématiquement le drapeau israélien. La Turquie a deux visages, l’un européen et moderne, rationnel et tolérant, et l’autre islamiste et parfois anti-israélien. Cette tension entre ces deux aspects de la Turquie dicte la nature de nos relations avec la Turquie »
Au ministère, on indique également « que l’un des objectifs des provocateurs arabes en Israël est d’embraser le monde musulman contre Israël, et dans un premier temps, porter atteinte aux relations entre Israël et les pays musulmans avec lesquels il entretient des relations, comme l’Egypte, la Jordanie ou la Turquie ». Le porte-parole du ministère conclut par une affirmation « étonnante » : « Nous sommes persuadés que les éléments rationnels et les médias turcs sauront faire la différence entre les provocations et la propagande, et la réalité telle qu’elle se déroule sur le terrain »…
Chez les Juifs de Turquie, habitués à la docilité et la discrétion face aux autorités, on ne s’inquiète pas non plus. Jacky Anghel, homme d’affaires israélien originaire d’Istambul, et qui séjourne dans la ville depuis 15 ans, semble prendre les choses avec légèreté : « Depuis que je suis là, 1.500 drapeaux israéliens ont déjà été brûlés. C’est la norme et cela ne m’impressionne pas ! Nous y sommes habitués. Nous avons passé la Deuxième Guerre du Liban et ‘Plomb Durci’. Il s’agit d’un petit groupe de 500 à 1000 personnes qui se mobilise dès qu’il se passe quelque chose en Israël. Ils sont manipulés par les organisations islamiques »
Propos déjà entendus en d’autres lieux et époques. Les Juifs ont toujours pensé « que le rationnel l’emporterait sur les passions », avant de subir à chaque fois de cruelles déconvenues.








[Lundi 05/10/2009 22:38]