Traducteur/translator

 

 

France    ISREAL   English
Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 18:26

GOMMER LA MEMOIRE DES JUIFS AMERICAINS.

Par
NINA

pour :lessakele et aschkel.info



Pour être américain et juif, il faut oublier son âme.

J'ai voulu aller au bout de cette affaire Jan Karski, cet homme qui visita le ghetto de Varsovie et put aller constater de visu le camp d'extermination de Belzec.

Il fait partie des témoins que Claude Lanzmann a interrogés longuement pour son film "Shoah".

Une polémique a lieu en ce moment entre un écrivain, Yannick Haenel, et Claude Lanzmann sur la qualité d'écoute de Roosevelt à propos des témoignages douloureux que lui auraient narrés Karski.

Lanzmann attaque et donne une version plus longue de l'interview de Karski extraite de son film Shoah.

Oui ou non ? Roosevelt aura-t-il été sourd au rapport de Karski sur la situation de ses compatriotes polonais et celle des juifs dans le ghetto de Varsovie mais aussi dans les camps de la mort ?

Selon Karski, le Président américain fut attentif, tout comme le fut le Ministre des affaires étrangères, Anthony Eden, quelques jours auparavant. Il posa quelques questions puis signifia l'arrêt de l'entretien.

Le surlendemain, nous sommes donc le 30 juillet 1943, Jan Karski, résidant à l'ambassade de Pologne, reçoit la visite d'un personnage important : Félix Frankfurter. Ami personnel et dévoué du Président Roosevelt, le juge à la Cour Suprême est juif de naissance. Même s'il s'est avéré être un partisan du sionisme, sa foi est selon ses dire "un accident de naissance". Il ne croira pas au rapport pourtant bien circonstancié de Jan Karski.

"Pensez-vous que je mens ?" demandera Karski.
"Non, bien sûr que non... seulement, cela reste difficile à croire...Vous savez que je suis juif ?"

Peu importe ce petit/grand moment de l'histoire. L'étendue des dégâts est quantifiable : 6 millions de juifs furent exterminés en Europe et un juif athée, respecté, juge à la Cour Suprême des Etats Unis, le plus proche conseiller du Président, ne veut pas y croire.

Il n'est pas le seul. Un autre juif, cette fois-ci dans la catégorie "juif libéral", va directement influencer Roosevelt et l'opinion publique en taisant ou refoulant en pages intérieures, les informations  nombreuses concernant les massacres des nazis sur les juifs européens.


http://www.artevo.com/mmPPA/Articles/Dr_Seuss/New%20York%20Times%202004.jpg


Cet homme est Arthur Sulzberger, patron du New York Times.

Le 27 Août 1943, soit un mois après les témoignages de Karski à Roosevelt et Frankfurter, un article annonçant l'anéantissement de trois millions de juifs par "la famine, le travail forcé, les déportations, les pogroms et les meurtres méthodiques, dans des centres d'extermination régis par les Allemands" a été publié
EN BAS DE LA PAGE 7 PLUTOT QU'EN UNE du New York Times.

Qu'y a-t-il de commun entre ces deux personnages éminemment influents de la vie politique et médiatique de l'Amérique d'alors ?

La volonté farouche de disparaître en tant que juifs pour ne vivre qu'en qualité d'Américains.

De manière obsessionnelle, farouche au point d'ignorer que le peuple, dans lequel ils sont nés, est en train de mourir, d'être génocidé.

Le prix de l'unique allégeance au drapeau américain aux yeux de l'opinion publique peut bien s'accommoder du "silence ! on tue".

Si le New York Times se taisait, le reste de la presse en ferait autant. Si une information n'était pas traitée dans la bible médiatique américaine, rares étaient les journaux qui osaient publier sur la question.

Sulzberger ne voulait pas de traitement de faveur. Tous les peuples européens souffraient et il ne fallait pas parler de la question juive. Une sorte de paranoïa qui aurait pu remettre en question sa loyauté vis-à-vis du drapeau étoilé, le mettait en transe, au point que ses collaborateurs journalistes n'osaient même plus proposer des papiers sur les informations concernant les juifs d'Europe.

L'option américaine du New York Times et seulement américaine est restée de rigueur pour ce puissant médium.

Certes, beaucoup de juifs journalistes contribuent à la rédaction de ce journal. Ils ont été formatés de façon à ne jamais prendre fait et cause pour l'état Juif Israélien.

Au contraire ! Il est de bon ton d'ouvrir ses colonnes aux points de vue dissidents, mensongers voire parfois révisionnistes ou totalement indécents. : Norman Finkielstein, Walt et Mearsheimer, Jimmy Carter avec son "Israel apartheid".

Edward Saïd a pu, lentement mais sûrement, tisser sa toile tant sur les colonnes du NYT mais aussi auprès de ses collègues universitaires et ses étudiants.

Personne n'aura osé remettre en question la biographie de Saïd qui parlait tant de son enfance heureuse à Jérusalem! Selon son autobiographie Saïd a vécu entre Le Caire et Jérusalem jusqu'à l'âge de 12 ans.

Biographie mise à mal. Il a été allégué par le chercheur israélien et ancien militaire de Tsahal, Julius Weiner, dans la revue de l'American Jewish Committee, qu'en réalité, Edward Said n'aurait jamais vécu à Jérusalem, ni été expulsé avec sa famille, d'une maison qui appartenait en réalité à sa tante, et où il avait l'habitude de passer ses vacances.

Mais c'est à Columbia, Harvard, Hopkins et Yale qu'il fit des dégâts. Son statut de professeur de littérature comparée, auréolé de sa gloire d'expulsé de sa demeure Yérosolomitaine, de son combat contre l'Etat d'Israël en faisait un atout majeur pour le renversement des valeurs juives et sionistes de l'après holocauste.

Est ce que Edward Saïd aurait eu un succès auprès de ses pairs, s'il n'avait réussi à transfigurer le visage du Palestinien expulsé par les juifs et prendre la place de ce dernier  dans les coeurs de cette jeunesse avide de référents, fondamentalement américaine et voulant détourner son regard comme le firent avant eux des Frankfurter et des Sultzberger ?

A nouveau, aux Etats-Unis, les juifs sont sommés de choisir la bonne attitude. Ils ont été formés pour cela. Des centaines de millions de dollars d'Arabie Saoudite, des pays du Golfe, des pays arabo-musulmans ont aidé les Universités prestigieuses à revoir leurs fondamentaux sur l'indéfectible défense américano-israélienne.

Ce travail d'érosion de sa judéïté de la population juive américaine, son endoctrinement antisioniste dans les Universités mais aussi dans des média puissants tels que le New York Times, a eu raison de quadra ou quinqua juifs qui se retrouvent maintenant sans complexe dans des organisations non gouvernementales, telles que Betselem en Israël, mais aussi dans J Street,dont le Directeur de communication auprès des média porte le nom et le prénom d'un illustre Rabbin et Kabaliste mort à Safed  au XVIè siècle : Isaac Luria.

On a gommé la mémoire de ces juifs américains. Ces anciens juifs, pétris d'humanisme, ces gosses gâtés qui n'ont connu que les sit-in contre la guerre du Viet-Nam, ces démocrates qui ont hissé Obama au rang de Messie, sont en train de préparer le terrain aux totalitaristes d'aujourd'hui : les arabo-musulmans.

Encore une fois, l'erreur de jugement, l'incapacité à se reconnecter avec leur mémoire juive pour cause d'unique allégeance faite à l'aigle américain, sera difficile à surmonter pour eux-mêmes, pour les générations futures, pas pour nous, pas en France. Nous savons trop bien ce qu'il nous en coûterait.

Nina

Références : "Relégué en page 7" De Laurel Leff. Edition Calmann-Lévy


logoaschkel.info

 
Par Aschkel - Publié dans : PORTRAITS DU MONDE JUIF - Communauté : L'Equipe J.A.G - TOP NEWS -
Réagir, commenter - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Recherche

logo-lien-aschkel-copie-1.jpg

 

France  ISREAL  English
Traduire la page:
By
retour à l'acueil

------------------------------------- 

 

Communication and Information

 

Vous souhaitez 

- proposer un article ?
 - communiquer une info ?

Contactez la rédaction

bOITE-a-mail.jpg

-------------------------------

 

Nous remercions par avance tous ceux

qui soutiendront le site Aschkel.info

par un don

icone paypal

Paiement sécurisé


Consultez les dossiers

Catégories

Mon livre d'or

 

 Livre_dor

 


 

Visites depuis la création du site


visitors counter

Recommander

 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés