Présentation

  • : Aschkel
  • Aschkel
  • : Actualité histoire Israel Judaisme Désinformation Actualité
  • : Proposant un regard sur l'histoire et l'actu du Proche-Orient, ce blog - encore en construction - offre à ses lecteurs des analyses géopolitiques tout autant qu'une fenêtre ouverte sur la vie juive. Sérieux, conviction, ouverture sont les maîtres mots d'un blog qui sait proposer une autre appréhension de l'actualité. Découverte et dossiers sont au rendez-vous pour une meilleure compréhension des enjeux du temps présent.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

עם ישראל חי

 

France  ISREAL  English

Aschkel info

Mon livre d'or - Me contacter

 

Signez mon livre d'or : Livre_dor

 

Pour tous vos conseils, idées, vos propositions d'articles, vos annonces, vos bons plans, astuces... :


Contact

 

Sondage


sondage

 

Pensez-vous qu'une attaque des sites iraniens est nécessaire ?

 


 


Recherche

A visiter sans modération



road90
lamed


 

Nucléaire Iranien

menace_iranienne

 

L'antisémitisme. M.Macina

antisemitisme_by_macina

 

Thorah la preuve irréfutable

leava_preuve-irrefutable

 

La ville de David

cite_david

 


Insoutenable Iran

insoutenable-iran

 


Expansion des religions


expansion-religions

 

Marche de la Démocratie


marche_democratie

 

 

Les implantations obstacles a la paix ?


implantations-paix


Découvrez la playlist aschkel avec Ofra Haza

Calendrier

Février 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
             
<< < > >>

Recommander

Créer un Blog

Articles

Vous souhaitez 

- proposer un article ?

- communiquer une info ?

Communication and Information


Contactez la rédaction : aschkel.blog@gmail.com
Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 15:44





Khamenei fait du pied à la Turquie

 

Après avoir refusé l’offre américaine d’accord nucléaire, les Iraniens cherchent de nouveaux alliés. Les Turcs semblent favorables à cette alliance périlleuse mais lucrative.

25.11.2009 | Meir Javedanfar | The Guardian

http://www.courrierinternational.com/article/2009/11/25/khamenei-fait-du-pied-a-la-turquie






p
hoto http://www.tehrantimes.com/

Puisque l’ayatollah Khamenei se rapproche de Recep Tayyip Erdogan, il pourrait apprendre du Premier ministre turc comment maintenir l’équilibre dans ses alliances. “Si un ennemi possède des alliés, la position de l’ennemi est forte”, a écrit Sun Tzu, le célèbre stratège chinois, dans L’Art de la guerre. Le guide suprême iranien constate aujourd’hui que les Etats-Unis, qu’il considère comme l’ennemi de ses ambitions nucléaires, s’évertuent à nouer des alliances, y compris avec la Russie. Et cela le contrarie beaucoup. Au point que l’Iran a récemment rompu l’accord passé avec la Russie pour lancer son satellite de communication, s’adressant à la place à l’Italie [qui a refusé]. Pour enfoncer le clou un peu plus, Téhéran s’est plaint du retard pris par la Russie sur la livraison du système de missiles sol-air S-300. Jusqu'à récemment, l’Iran ne lavait jamais son linge sale devant les caméras, mais à huis clos. Maintenant que Khamenei juge la Russie déloyale, son gouvernement ne se prive pas d’exprimer ses griefs en public.

Le gouvernement iranien a décidé de reprendre l’initiative et de chercher un nouveau partenaire pour remplacer la Russie. A en juger par le récent échange de visites entre Téhéran et Ankara, il semblerait que Khamenei a trouvé un interlocuteur bien disposé en la Turquie. Mais, à la différence de la Russie, les Turcs n’ont pas de droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies. Cependant, leur cote au Moyen-Orient et dans le monde musulman est en hausse certaine. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, est considéré de plus en plus comme un défenseur crédible des intérêts arabes et musulmans. Dans la rue, beaucoup de gens respectent son autorité parce qu’il a été élu à la suite d’un scrutin réellement démocratique. On ne peut pas en dire autant du président égyptien, Hosni Moubarak, ni du roi Abdallah d’Arabie Saoudite, qui ont décroché leur poste de façon bien peu démocratique.

Les relations qu’entretient Erdogan avec les Etats-Unis et l’Europe jouent également en sa faveur. Même s’il s’est rapproché récemment de ses voisins musulmans dans la région, il n’a pas coupé ses liens avec l’Ouest, jouant avec habileté sur les deux tableaux. De plus, ses rapports avec les Etats-Unis ne reposent pas sur une faiblesse de la Turquie. Il a déjà résisté aux pressions américaines et a même refusé une promesse de 6 milliards de dollars [4 milliards d’euros] d’aides et de 20 milliards de dollars [13,3 milliards d’euros] de garantie de prêts parce que l’accord ne lui convenait pas. Ses attaques verbales contre Israël après la dernière guerre de Gaza ont aussi certainement contribué à lui donner une bonne image dans la région.

Maintenant que Khamenei a rejeté l’offre nucléaire de Barack Obama, il doit penser que les risques de sanctions sont plus grands. Il lui faut donc changer de stratégie pour affronter les difficultés qui l’attendent. Une solution est de transformer son bras de fer avec Obama en une nouvelle confrontation Est-Ouest. Si l’on en croit le débat télévisé organisé récemment au Qatar et diffusé dans plusieurs pays, débat où le programme nucléaire iranien a été discuté par plusieurs analystes du Moyen-Orient, la position de Khamenei suscite incontestablement la sympathie. Pour beaucoup dans la région, le programme nucléaire iranien est le seul moyen de contrer la supériorité d’Israël dans le rapport de forces. C’est une stratégie qui a des chances de réussir. Par ailleurs, la popularité croissante d’Erdogan dans la région ainsi que l’embellie dans les relations de Téhéran avec le gouvernement turc permettraient à Khamenei de renforcer sa propre position lorsque les temps seront durs. Il sera également aidé par l’absence de progrès dans le processus de paix israélo-palestinien.

Mais le leader suprême iranien devra réfléchir à la façon dont il entretiendra sa relation avec la Turquie et au prix qu’il sera prêt à payer pour l’avoir comme alliée, aussi bien en Iran qu’à l’extérieur. D’après le site Internet de la chaîne d’information iranienne Khabar, le gouvernement d’Ahmadinejad aurait conclu un accord secret sur le gaz avec la Turquie sans en informer le Parlement. Les médias ont pris connaissance de cette transaction récemment, à la suite de quoi le Parlement a ouvert une enquête approfondie. L’accord pourrait être rompu si, comme le disent les députés, il s’avère aller contre les intérêts du pays. Beaucoup soupçonnent Khamenei d’avoir offert des conditions très avantageuses à Ankara pour acheter sa loyauté. A en juger par les résultats, la manœuvre a fonctionné. Mais la tempête de protestations qu’elle pourrait déclencher en Iran risque d’ébranler encore davantage la légitimité du régime.

Autre question : la centrale nucléaire de Bushehr [dans le sud-ouest de l’Iran]. La Turquie ne peut pas mettre ce réacteur en service. Seule la Russie peut le faire. Tourner le dos à Moscou risque de nuire encore davantage à cet important et onéreux projet. Khamenei pourrait peut-être prendre exemple sur les Turcs et, au lieu de remplacer constamment un allié par un autre, apprendre à équilibrer ses alliances.


Par Aschkel - Publié dans : MENACES IRANIENNES ET AXE DU MAL - Communauté : L'Equipe J.A.G - TOP NEWS -
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés