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Dimanche 29 mai 2011 7 29 /05 /Mai /2011 07:17

 

Dossier du mois

 

 

L’histoire de la "Naqba", la vraie, la véritable, est  celle de l'apartheid arabe! Document

Par Ben Dror Yémini

Traduit par Dominique Kahtan

Pour © 2011 www.aschkel.info

http://www.nrg.co.il/app/index.php?do=blog&encr_id=f2b4c1b55be76d1e6d7b777256ea0370&id=2428 

 

 

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L'Apartheid arabe

L’histoire de la "Naqba", la vraie, la véritable, est  celle de l'apartheid arabe! Des dizaines de millions, dont des juifs, ont souffert de cette "Naqba", qui comprenait   pillages,  expulsions donnant naissance au problème des réfugiés. Seuls les Palestiniens, victimes  des répressions et des persécutions perpétrées par les états arabes,  sont encore des réfugiés. Voilà donc l'histoire vraie, de  la véritable "Naqba".

 

En l'an 1959, la Ligue arabe a accepté la décision 1457 dont voici le texte: " Les états arabes rejetterons  toute demande de citoyenneté d'origine palestinienne afin d'empêcher l'intégration dans les pays d'accueil." Cette décision pour le moins choquante va à l'encontre des normes internationales relatives à  tous les sujets concernant le traitement des réfugiés pendant ces années et plus particulièrement au cours  de cette décennie-ci.  Bien sûr, c’est en 1948 que cette histoire a débuté, lors  de la "Naqba" palestinienne. C'est à ce moment aussi qu'ont  commencé toutes les contreverses sur le conflit israélo-arabe, montrant  Israël du doigt  en l'accusant  d'avoir expulsé les réfugiés et de les avoir réduits  à mener une existence misérable. Les médias et le monde universitaire qui traitent du sujet, se sont vite emparés de ce mensonge et l'ont adopté.

 

Nous avons déjà précisé dans des articles précédents traitant de la question des réfugiés que ce sujet n’est pas spécifique au conflit israélo-arabe.

 

Premièrement, les pays arabes ont refusé le plan de partage et se sont lancés dans une guerre totale vouée à  la destruction de l'état d'Israël à peine proclamé. Il existe des précédents, et leur étude a démontré qu'il y a toujours un prix à payer pour  quiconque  déclare une guerre en appelant de plus  à la destruction complète.

 

 

Deuxièmement, il faut mentionner qu'il y a bien  eu  échange de populations:   entre 550.000 et 710.000 arabes vivaient là (entre 583.000 et 609.000, selon les calculs et les estimations plus fiables du professeur Ephraim Karsh). La plupart se sont enfuis, une minorité a été expulsée, une conséquence de cette guerre. Un plus grand nombre de juifs, 850.000 environ, soit a été expulsé, soit a réussi à s'enfuir des pays arabes  ("La Naqba juive").

 

Troisièmement, dans ce narratif, les palestiniens ne sont pas les seuls dans leurs cas. Les échanges de population et les expulsions étaient choses courantes en ces temps-là. A peu prés 52 millions  de personnes,  sur des dizaines d'autres  lieux de conflits ont dû subir l'expropriation, l'expulsion et le  déracinement ("Et tout le monde ment").

 

Et quatrièment, dans tous les cas d'échange de population pendant ou à la fin des conflits armés ou suite à la création d'identités nationales ou au  démembrement de pays multi-ethniques suivis de l'instauration d'entités nationales, il n’y a jamais eu de retour  des réfugiés dans la nouvelle nation formée à partir de leurs  régions d’origine. Réfugiés et déracinés ont tous, presque sans exception, trouvé refuge dans des endroits où ils retrouvé  des populations d'origine ethnique semblable auxquelles ils se sont jointes; ainsi les allemands expulsés de l'Europe centrale  et orientale ont été intégrés  à l'Allemagne, les hongrois expulsés de Tchécoslovaquie ou d'autres endroits ont trouvé refuge en Hongrie, les ukrainiens expulsés de Pologne se sont réfugiés en Ukraine etc...- à vrai dire, les palestiniens originaires de la Palestine Mandataire avaient plus en commun avec leurs voisins de Jordanie, de Syrie et du Liban que les allemands ethniques avec l’Allemagne, leurs pays d'origine, et ce, quelquefois aprés une séparation longue de plusieurs générations.

 

Il faut souligner que seuls les pays arabes eurent une conduite diamétralement opposée  à celle des autres nations du monde. Ils ont piétiné les refugiés, faisant fi de leur  religion commune et de leur appartenance à la même nation arabe. Ils ont adopté, appliqué le système d'apartheid dans toute sa « splendeur ». Il faut se rappeler que la "Naqba" ne résulte pas du seul déracinement comme l’ont subi d’autres  millions d'êtres aussi. La "Naqba", c'est l'histoire de l'apartheid et des persécutions infligés aux réfugiés arabes (ce n'est que bien plus tard qu'ils sont devenus "palestiniens") dans les pays arabes.

 

Egypte :

 

Durant de longues périodes, il n'exista  aucune distinction  entre les habitants d'Egypte et les habitants de la plaine côtière  (en Israël). Les deux groupes se composaient d’arabes musulmans vivant sous le régime ottoman. Selon le chercheur Ouroub El-Abed, des liens existaient entre les deux groupes: échanges commerciaux, immigration dans les deux sens et mariages relevaient de la pratique courante. De nombreux habitants de Jaffa, étaient considérés égytiens parce qu'arrivés avec les vagues d'immigration, telle celle vers Jaffa  lors  de l'invasion  de plusieurs régions de la plaine côtière par Mohammed Ali er ses fils. L'identité ethnique ou religieuse des habitants de la région  de l'Empire Ottoman qui allait devenir la Palestine Mandataire ne différait en rien de celle des arabes égyptiens.

 

De nombreuses documents, datant de la fin 1949, révèlent que quelques 202.000 réfugiés sont arrivés dans la bande de Gaza, en provenance de Jaffa, Be'er Sheva  et Majdal (Ashkelon) principalement. Ces chiffres pourraient avoir été grossis parce que certains autochnones  démunis vinrent ajouter leur nom à la liste des bénéficiaires de l'aide sociale. Les réfugiés sont arrivés dans un lieu  où ils faisaient partie de la majorité à tout point de vue, ethnique, national  ou religieux. L'Egypte voyait les choses autrement. Ainsi, dès le mois de septembre  1948, le "Gouvernement de toute la Palestine" fut formé sous la direction d'Ahmed al-Baki. Il s'agissait d'un organisme parrainé par l'Egypte et  créé pour rivaliser avec la Jordanie. Ce pseudo gouvernement palestinien disparut de la scène dix ans plus tard.

 

Quel a été le sort des habitants de la bande de Gaza?

Quel traitement les égyptiens leur ont-ils réservé? Chose étrange, nous ne disposons que de trés peu de travaux de recherche  relatifs à cette époque. Mais il serait  quelque peu difficile de dissimuler ce passé si peu distant. La Bande de Gaza se transforma en un camp fermé. Sortir de Gaza devint pour ainsi dire impossible. Les Gazéens (autochnones et réfugiés) firent l'objet de restrictions strictes dans le domaine de l'emploi et  de l'éducation, entre autres.  Tous les soirs un couvre-feu nocturne leur  était imposé, du coucher du soleil  de la veille, au  lever du soleil du lendemain. Ce n'est que dans un seul domaine que l'Egypte déploya toute l'aide dont elle était capable, celui des manuels scolaires qui regorgeaient d'incitations extrêmes  contre les juifs. Des 1950, l'Egypte informa l'ONU que dû au surpeuplement, elle ne pouvait aider les palestiniens en les réinstallant. Une excuse pour le moins douteuse! L'Egypte fit capoter un projet de l'ONU visant à réinstaller 150.000 réfugiés en Libye. Ajoutons que bon nombre des réfugiés, qui s'étaient enfuis précédemment et se trouvaient en Egypte, furent aussi obligés de partir et d’aller s’installer dans  le gigantesque camp de concentration créé dans la Bande de Gaza. De fait, les nations arabes ont  rejeté toutes les offres de projets de  réinstallation  des  réfugiés.

Malgré le bouclage total, il existe des témoignages des événements qui se déroulèrent alors dans la Bande de Gaza. Martha Gellhorn, la journaliste américaine, a visité les camps de réfugiés en 1961. Elle s'est également rendue dans la Bande de Gaza, ce qui n'avait pas été une simple affaire. Gelhorn décrit les supplices que lui a infligés la breaucratie avant de lui accorder un visa d'entrée pour Gaza sans oublier les jours d'attente au Caire. Elle décrit aussi "le contraste total qui existe entre la politesse et l’amabilité des employés et la propagande antisémite qui fleurit et s’épanouit au Caire".Et  Gellhorn d’ajouter que  "la bande de Gaza  n'a rien d'un trou mais tout d'une grande prison, avec  le gouvernement égytien comme gardien ". Elle décrit aussi le régime militaire draconien et toute l'élite des habitants de la Bande de Gaza avec ses déclarations, ses louanges,  toutes à la gloire de Nasser. Ainsi, au cours de 13 années, de 1948 à 1961, seuls 300 réfugiés  ont pu obtenir des visas de sortie temporaires." La seule chose que les égyptiens aient fourni aux palestiniens, c'est la propagande de haine.

 

Ce témoignage n'est pas le seul. En 1966, un journal saoudien  a publié la  lettre d'un habitant  de la bande de Gaza:

" Je serais heureux de voir Israël conquérir La Bande de Gaza. Nous pourrions alors dire que celui qui piétine notre honneur, et par qui nous arrive le mal et la torture est  l'oppresseur sioniste,  Ben Gourion et non notre frère arabe répondant au nom d'Abdel Nasser. Les juifs sous Hitler n’ont pas autant souffert que nous sous Nasser. Pour se rendre au Caire ou  à Alexandrie, ou autres villes, nous devons endurer mille tortures."

 

Radio Jeddah en Arabie Saoudite a diffusé ce qui suit:

" Nous sommes au courant des lois qui empêchent les palestiniens  de travailler en Egypte. Nous nous devons de demander au Caire pourquoi  Abdel Nasser et sa bande ont érigé ce rideau de fer  qui encercle la bande de Gaza et les réfugiés. Le gouverneur militaire de Gaza a interdit à tout arabe de se rendre au Caire sans un laisser-passer  de l'armée, valide pour 24 heures seulement. Arabes, voyez comment Nasser, qui se vante d'être le champion de la cause du nationalisme arabe, traite les pauvres arabes de Gaza, affamés, eux,  alors que le gouverneur militaire et ses officiers jouissent des richesses de la Bande de Gaza

 

Même en tenant compte du fait que ces descriptions  sont exagérées, du fait  de la lutte entre l'Arabie Saoudite et Nasser, nous n'en sommes pas moins en présence de deux décennies d'un régime répressif. Il faudrait aussi noter le fait suivant: lorsqu'Israël est entré dans la Bande Gaza, l'espérance de vie y était de 48 ans. Deux petites décennies plus tard, l'espérance de vie  est passée à 72 ans en dépassant celle de  l'Egypte. Ce fait, bien sûr, parle en faveur d'Israël, mais démontre surtout l'abîme dans lequel se trouvait la Bande de Gaza sous la domination égyptienne.

 

Mais il y avait aussi des réfugiés en provenance de la Palestine Mandataire qui  vivaient  sur le territoire de l’Egypte-même. Beaucoup ne se sentaient pas palestiniens et auraient préférer s'intégrer. Les égyptiens les en empêchèrent. Mise à part une courte période  qualifiée "d'âge d'or", pendant quelques années sous le régime de Nasser mais dont les réfugiés de la Bande de Gaza n'avaient pu bénéficier, les réfugiés en Egypte ont eu aussi à subir les restrictions s'appliquant  à l'acquisition de terrains, à l'emploi selon certaines professions et à l'éducation (ainsi l'interdiction d'établir des écoles palestiniennes). La loi sur la citoyenneté égyptienne accordait la citoyenneté aux descendants de père égyptien et l'accorda quelque temps plus tard à ceux de mère egyptienne aussi. Mais dans la pratique, tous ceux considérés comme  palestiniens étaient soumis à des restricitions. Même une décision de la cour  annulant les restrictions resta sans effet. Le nouveau régime en Egypte a récemment promis d'effectuer des changements. Cet éventuel changement  pourrait effacer des années de discrimination qui avaient tout d'une punition collective. Citons comme exemple l'assassinat de Yussuf al Shiba'I, le ministre égyptien de la culture,  par un membre du groupe Abu Nidal, en 1978, à Chypre. Les palestiniens en subirent les représailles: une nouvelle vague d'attaques et la réinstauration par le Parlement  Egyptien de lois limitant l'accés des palestiniens à l'éducation et à l'emploi.

 

Jordanie:

 

Tout comme les arabes de Jaffa qui partageaient unité et identité,  les arabes de la rive occidentale du Jourdain et les arabes de Jordanie partageaient une même identité. Ainsi, les bédouins de la tribu des (Majalis (ou Majilis) de la région de Al Karak sont originaires de Hébron. Du temps de l'Empire Ottoman, la rive orientale du Jourdain faisait partie de la province de Damas,  tout comme les autres régions qui allaient se retrouver sous Mandat Britannique. Selon la Déclaration Balfour, La Jordanie d'aujourd'hui aurait du faire partie intégrante du foyer national juif.

 

Les réfugiés sur les deux rives du Jourdain subirent un sort initial terrible Dans la région de Shem, par exemple, selon des témoignages,  " les soldats irakiens s'emparaient des enfants de riches  ou autres pour se livrer à des actes indécents et les rendaient  le lendemain à leurs familles. Les habitants faisaient l'objet d'arrestations fréquentes." Bel exemple de la solidarité arabe! Il semblerait que la Jordanie  ait traité ses réfugiés différemment. Selon une loi jordanienne datant de 1954, tout réfugié ayant résidé en Jordanie de 1948 à 1954 avait droit à la citoyenneté. Or il ne s'agissait que d'une façade. Ce qui suit est une description de la réalité du quotidien  sur la rive occidentale du Jourdain sous le régime jordanien.

 

" Nous n'avons pas oublié et n'oublierons jamais la nature du régime qui nous a privé de notre honneur et a piétiné nos sentiments humains. Un régime fondé  sur l'inquisition et les bottes des gens du désert. Nous avons longtemps  vécu humiliés par le nationalisme arabe et il nous est pénible d’admettre qu'il nous a fallu attendre l'occupation israélienne pour  connaitre  les traitements humanitaires auxquels chaque  citoyen a normalement droit. "

 

 Ces lignes pourraient passer pour un exercice de relations publiques émanant  du régime d'"occupation"; il est donc nécessaire de rappeler qu'elles ont été publiées au nom de visiteurs venant de la rive occidentale lors d'un interview du Journal libanais "Al Huadat" du 23.4.71.

 

La Jordanie, comme toutes les autres nations arabes n'a rien fait pour démanteler les camps de réfugiés. Alors qu'Israël recevait des centaines de milliers de réfugiés, d'Europe et des pays arabes et les plaçaient dans des camps semblables (Mahabarot) et que le pays connût une période difficile de  réintégration, de construction de nouvelles implantations, pour démanteler les camps, la Jordanie adopta une conduite diamétralement opposée, empêchant ainsi toute réintégration. Pendant ces deux mêmes décennies, aucun établissement d'enseignement supérieur n'avait  été créé en Judée-Smarie. Ce n'est que dans les années 70, sous le régime israélien que l'enseignement supérieur y prit son essor.

 

La citoyenneté avait  été donnée aux réfugiés pour sauver les apparences. Alors que les palestiniens forment plus que 50% de la population jordanienne, les élections ne  leur permettent d'occuper que  18 sièges seulement sur les 110 au Parlement jordanien et d’'avoir 9 sénateurs seulement sur les 55 nommés par le roi. Il faut  se rappeler qu'en l'espace d'un mois, en  septembre 1970, en un seul affrontement, le nombre des palestiniens tués par la Jordanie a été bien supérieur à celui des palestiniens blessés sous le  régime israélien en Judée-Samarie et dans la Bande de Gaza au cours de  ces 43 dernières années.

 

Syrie:

 

En l'an 1919, se tint à Jérusalem la première conférence des associations, la première conférence arabo-palestinienne. Il fut décidé lors de cette conférence que la Palestine, nouvellement conquise par la Grande-Bretagne, devenait la Syrie du Sud, partie intégrante  de la Grande Syrie. Au cours des années du Mandat, l'immigration en provenance de la Syrie vers le territoire sous  Mandat britannique se multiplia.  La famille Al-Horani venant  de la région du Horan en Syrie et bien d'autres illustrent le fait. Le concept de la "Grande Syrie" qui comprenait la Palestine Mandataire trouva son expression et dans l'implication croissante des syriens dans la grande révolte arabe et dans les gangs qui arrivèrent de Syrie lors de la guerre d'Indépendance. Les réfugiés n'étaient donc pas des étrangers, politiquement, religieusement, et ethniquement parlant. Bien au contraire! Leur sort ne devait donc pas être différent de celui de n'importe quels autres groupes ethniques expulsés vers un lieu où ils formaient la majorité aussi bien ethnique que religieuse.

 

 

Entre 70 et 90.000  réfugiés arrivèrent en Syrie, la majorité en provenance de Safed, Haïfa, Tiberiade et St Jean d'Acre. En 1954, Ils se virent accorder des droits limités qui n'incluaient pas les droits politiques. Le droit à la propriété leur a été refusé jusqu'en 1968. La loi syrienne autorise chaque arabe à demander et obtenir la nationalité syrienne tant que sa résidence  permanente se trouve en Syrie et qu'il peut s'assumer financièrement, ceci à l'exclusion des seuls palestiniens. les termes de la loi leur refusait la nationalité, même si ils étaient des résidents permanents avec des ressources financières.

 

Seuls trente  pour cent de ceux que l'on considère encore, pour quelque raison que ce soit, comme des  "réfugiés palestiniens en Syrie", vivent dans des camps de réfugiés.

A vrai dire, ils auraient dû être considérés comme des syriens depuis bien longtemps et ce à tout point de vue. Ils faisaient partie de l'identité nationale  arabe; ils sont liés par des liens familiaux, ils auraient dû être intégrés à la vie économique. Malgré cela, suite à un lavage de cerveau politique, ils constituent un élement étranger en Syrie, souffrant  de leur condition inférieure et nourrissant, toujours le même rêve: celui du droit au retour. La plupart d'entre eux se trouvent au bas de l'échelle du point de vue carrière, dans l'industrie de service (41%) et la construction (27%). L'éducation ne peut contribuer à alléger leur situation puisque 23% ne reçoivent pas d'éducation primaire et 3% seulement accèdent à l'enseignement universitaire.

 

Liban :

 

Dans la Bande de Gaza, les palestiniens ont souffert pendant deux décennies seulement du régime égyptien. Au Liban, l'apartheid  continue jusqu'à ce jour, avec la pauvreté, la misère et le chômage comme résultat.

Jusqu'en 1969 il existait au Liban des camps de refugiés sous un strict  contrôle militaire. Selon la description de Martha Gellhorn, la plupart des réfugiés vivaient dans des conditions acceptables. Beaucoup même vivaient dans des conditions  meilleures que celles d'avant la "Naqba". Mais en 1969, l'Accord du Caire accorda le contrôle des camps de réfugiés aux réfugiés eux-mêmes. La situation ne fit qu'empirer. Des factions terroristes s'emparèrent du contrôle des camps les transformant en arènes de combats, en général violents, entre les différentes factions.

 

La bande de Gaza, comparée au Liban fait figure de paradis selon des statistiques publiées en décembre 2010 dans de nouveaux travaux de recherche. Oui bien sûr on en a parlé ici et là, une publicité limitéee, mais pour autant que nous sachions, il n'y a eu ni dénonciation publique internationale, ni flotille internationale ou turque.

 

Contrairement à la Syrie ou à la Jordanie où la plupart de ceux qui se définissent comme réfugiés ne vivent plus dans des camps de réfugiés, les deux-tiers des palestiniens au Liban vivent dans des camps, "des avant-postes en dehors du contrôle de l'état". La statistique la plus sidérante  révèle que  425.000 sont enregistrés par l'UNWRA en tant que réfugiés, alors que les travaux de recherche n'ont relevé que 260 à 280.000 milles palestiniens vivant au Liban. Cette information seule aurait dû suffir aux pays  bailleurs de fonds (les USA principalement et l'Europe) pour entreprendre une enquête sérieuse, mais il n'y a aucune chance que cela se produise. La question des palestiniens est chargée de tant d'illusions et tant de mensonges, qu'un mensonge de plus ne changera pas grand’chose. Ainsi l'UNWRA peut exiger un budget des communautés internationales pour 425.000 alors que sur son site, les travaux de recherche prouvent que tout relève de la fiction.

 

 

Selon une étude, le taux de chômage chez les réfugiés serait de 56%. Il semblerait que ce pourcentage soit le plus élevé, non seulement chez les palestiniens, mais aussi dans  le monde arabe tout entier. Et ceux qui travaillent se retrouvent en bas de l'échelle. 6% seulement de la force de travail ont un quelconque  diplôme universitaire (comparés au taux de 20% pour la population active libanaise). Il en résulte que 66% des palestiniens au Liban  vivent en dessous du seuil de pauvreté qui est de 6$ par personne et par jour, deux fois plus élevé  que celui des libanais.

 

Ces conditions de vie lamentables sont, bel et bien, le résultat d'une politique d'apartheid réelle. Au Liban, une série de lois limite le droit à la citoyenneté, à la propriété et aussi l'accés aux professions libérales, telles le droit, la médecine, la pharmacie, le journalisme et  bien d'autres encore. En août 2010, les lois sur l'emploi subirent une réforme minimale, mais l'amendement en question n'apporta pas de changement réel.Un décret supplémentaire interdit la rentrée de matériaux de construction dans les camps de réfugiés et il existe des rapports mentionnant  arrestations et démolitions d'habitations en réponse à des constructions dans les camps. Les restrictions limitées et partielles qu'Israël impose quant à la rentrée de matériaux de construction dans la Bande de Gaza résultent des tirs de roquettes ciblant les zones civiles.

 

Pour autant que nous le sachions, la restriction au Liban n'est pas la conséquence de tirs de roquettes sur les populations civiles.Et pourtant, malgré cela, une fois de plus, au-delà des rapports succints des organisations de droits de l'homme, nous constatons qu'aucune objection sérieuse ne s'est élevée et qu'il n'y a pas eu de "semaine contre l'apartheid" libanais au nom du simple « ils ont le droit de.. ».

 

Koweit:

 

En 1991 les palestiniens formaient 30% de la population du pays. Comparée à celle dans les autres pays arabes, leur situation y était  acceptable. Sadam Hussein a envahi le Koweït. Dans le cadre des efforts précédant la première guerre du Golfe, à la recherche d'un compromis, Saddam émit l'hypothèse d'un retrait du Koweït en échange d'un retrait israélien de la Bande de Gaza et de la rive occidentale du Jourdain (NdT:Judée -Samarie). L'OLP, dirigée par Yasser Arafat se rangea du côté de Sadam. Ce soutien marqua le coup d'envoi d'un des évènements les plus sombres de l'histoire palestinienne. Aprés la libération du Koweït de l'occupation irakienne, commença une campagne  anti-palestinienne avec persécutions, arrestations et procés-spectacles pour l'exemple. Cette triste histoire se termina avec l'expulsion de 450.000 palestiniens. Il faudrait souligner que certains d'entre eux se trouvaient au Koweït depuis les années 1930 et nombreux étaient ceux qui n'étaient pas impliqués dans le soutien d'Arafat à Sadam. Ils firent malgré tout l'objet de châtiments collectifs, de transferts de population semblables à ceux de la "Naqba" de 1948, à peine mentionnés dans les médias du monde entier. Il existe pourtant nombre de publications traitant de l'expulsion et de la fuite de 1948 mais aucune, pour ainsi dire, traitant du sujet de la "Naqba" de 1991.

 

 

Ceci conclut  la liste des principales nations qui ont accueilli des réfugiés. L'apartheid existe dans d'autres pays aussi. En Arabie Saoudite, les réfugiés en provenance de la Palestine Mandataire se virent refusés la citoyenneté. En 2004, l'Arabie Saoudite annonça des concessions tout en soulignant que celles-ci ne s'appliquaient nullement aux Palestiniens. La Jordanie aussi refusa la naturalisation à 150.000 réfugiés, pour la plupart originaires de Gaza. En Irak, sous Saddam, les réfugiés bénéficièrent de fait d'un régime de faveur, mais devinrent,  aprés sa chute,  l'un des groupes les plus persécutés

Par deux fois, à la frontière égypto-libyenne et à la frontière irako-syrienne, des milliers de palestiniens ont été expulsés,  refoulés dans des camps temporaires, aucun autre état arabe n'ayant voulu les accueillir. La solidarité arabe dans toute sa splendeur au nom  de la "grande nation arabe". Et rien n'a changé! Les palestiniens de Libye, fuyant la guerre civile, se voient actuellement refoulés à la frontière égyptienne. L'Egypte leur refuse l'accés à son territoire.

 

Les pays arabes ont rejeté chaque  suggestion, l'une après l'autre, qui  traitait de la réimplantation des réfugiés, refusant de pallier à ce besoin pressant. Ce n'est pourtant pas l'espace qui leur manque!

Et ce n'est pas tout! En 1995, Mouamar Gaddafi, le dirigeant libyen, mécontent des Accords d'Oslo, de l'OLP et de la création de l'Autorité Palestienne, décida d'expulser 30.000 palestiniens en représailles.  Un docteur palestinien, le Dr.Ashraf al Hazuz, accusé d'avoir volontairement inoculé le virus du sida, passa 8 ans dans une prison libyenne (tout comme les infirmières bulgares). En août 2010, bien avant la révolte en cours, la Libye promulgua  des lois rendant la vie impossible aux palestiniens. Au même moment, la Libye envoyait un bâteau chargé d'aide humanitaire pour la Bande de Gaza. L'hypocrisie n'a pas de bornes!

Ces quelques mots résument la nature du problème de l'apartheid dans le monde arabe, contre les minorités en général et contre les palestiniens en particulier. A une différence prés : alors que les Coptes en Egypte ou les Kurdes en Syrie sont vraiment en minorité, les arabes de la Palestine Mandataire devaient faire partie intégrante de l' "Ummah",  la nation arabe.  Edward Saïd et Yasser Arafat, deux des symboles de la lutte palestinienne, sont nés en Egypte. Tous deux ont essayé de s'inventer une origine palestinienne. Fawzi Kuakgi (rival du Mufti lors de la révolte contre la Grande-Bretagne) et Izz a Din Al Kassam comptent aussi comme symboles de cette lutte. Le premier était libanais, et le second syrien. Il n'y avait rien d'étonnant à tout cela. Il s'agissait en effet d'une lutte arabe et non palestinienne. Et pourtant, suite à la défaite arabe de 1948, les arabes de la Palestine Mandataire sont devenus le groupe le plus opprimé et le plus ostracisé. La majorité des comptes-rendus de cette époque parlent d'arabes et non de palestiniens. Ce n'est que plus tard, bien plus tard qu'ils sont devenus des palestiniens.

Par Ben Dror Yemini - Publié dans : MYTHES et REALITES DU PROCHE-ORIENT
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