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Vendredi 5 novembre 2010 5 05 /11 /Nov /2010 11:48

La destruction du Judaïsme en terre d'Islam

Dossier du mois

      Par Aschkel

Pour aschkel.info et lessakele.

 

DOCAS Dossier-Mythes-et-realites-du-P-O.jpg

 

 

 

Camp de réfugiés juifs près de Haifa. 1950. photo D. Harris

 

 


J'ai réuni ici quelques documents importants concernant les réfugiés juifs des pays arabes, il conviendra de revenir sur le sort de ces réfugiés pour chaque pays. Nous parlons ici de la destruction du Judaïsme en terre d'Islam, histoire volontairement occultée au seul profit des réfugiés arabes dits "palestiniens", jusqu'à ce jour entretenus et pérenniser dans des camps sordides et qui constituent une véritable machine de guerre.

 

Quelles est la différence entre un réfugié juif et un réfugié arabe ?

L’un a été contraint de quitter sa maison, ses biens, sa terre par l’usage de la force, par la destruction et l’anéantissement.

L’autre a été déplacé de quelques kilomètres sous les ordres des chefs militaires arabes, le temps de détruire le foyer national juif autonome.

L’un n’a jamais obtenu de reconnaissance internationale.

L’autre dispose d’un statut particulier qu’aucun autre réfugié au monde n’oserait espérer, perdurant depuis plus de 60 ans, et absorbant plus de 1 md $ par an (2008) pour une gestion de 4 millions de bénéficiaires, quand 25 millions de réfugiés dans le monde ne disposent que de 1,5 md $ par an.

L’un a construit le pays dans lequel il vit, comptant sur sa seule volonté.

L’autre refuse tout effort pour quitter l’assistanat.

L’un a choisi de se conformer au droit international selon lequel un réfugié qui ne peut, au bout d’un an, retourner chez lui, doit s’installer et s’intégrer dans la société d’accueil.

L’autre s’efforce seulement de maintenir son statut privilégié, à la charge de la communauté internationale, dans le seul but idéologique de détruire l’Etat d’Israel souverain, légal et légitime.

En 1963, Israel a réussi le parti d’installer ses réfugiés sépharades et achkénazes, de Sdérot à Qyriat Shmona.

En 2009, la dénomination de “camp de réfugié palestinien” pour de véritables villes persiste par complaisance de la communauté internationale.

Pourtant, l’histoire des réfugiés juifs est évincée des livres d’histoire, au seul profit d’une vision borgne, partiale et injustifiée.

La présence de réfugiés juifs en Palestine mandataire est bien antérieure à la guerre d’indépendance, antérieur même à l’instauration de l’UNRWA, instance particulière de l’ONU destinée aux “Arabes résidant en Palestine depuis 2 ans” (sachant que le critère de base du HCR, par exemple pour les réfugiés africains, est la résidence ancestrale pour obtenir le statut de réfugié…).

La “grande révolte arabe” est avant tout un mouvement de purification ethnique dont les Juifs de Palestine sont les premières victimes. Dès 1936, on compte près de Tel Aviv et Rishon le Tsion les premiers réfugiés fuyant les assassinats et les persécutions des troupes arabes en Samarie et Judée. Sacha - lire la suite ICI

refugies juifs

Visiter le site http://www.justiceforjews.com/


Depuis 1947, le centre des préoccupations de l’assemblée générale des Nations Unies a été les réfugiés palestiniens:

a) 681 résolutions sur le conflit au Moyen Orient, donc 101 résolutions sur les réfugiés palestiniens;

b) Nombreuses agences et organisation de l'ONU chargées ou crées exprès pour protéger et soulager les réfugiés palestiniens; et

c) Au cours des dernières 60 années, des dizaines de milliards de dollars ont été déboursés par la communauté internationale pour subvenir aux besoins et porter assistance aux réfugiés palestiniens.

 

• Pendant cette même période, il n'y eu aucune résolution de l'ONU, aucune assistance apportée par les agences de l'ONU; ni aucune assistance financière fournie par la communauté internationale pour améliorer la situationdésespérée des juifs et autres réfugiés originaires des pays arabes.

• Dans tout les accords internationaux bilatéraux ou multilatéraux applicables (par exemple la résolution de l'ONU242, la Feuille de Route, la Conférence de Madrid, etc.) la référence aux "réfugiés" est générique, ce qui permet la reconnaissance et l'inclusion de tous les réfugiés du Moyen Orient – juifs, chrétiens et autres minorités.

 

L'invention de la Palestine,
instrument de stigmatisation
du peuple juif
par Sacha Bergheim
(cliquez sur l'icône)
 
Document du Ministère des Affaires étrangères Israëlien

 

Déconstruire l'idéologie dominante
Shmuel Trigano - Professeur des Universités

 

L’histoire de la disparition du judaïsme en terres d’islam est la clef d’une mystification politique de grande ampleur qui a fini par gagner toutes les consciences. Elle fonde le récit qui accable la légitimité et la moralité d’Israël en l’accusant d’un pseudo «péché originel». 

La fable 

La fable est simpliste : le martyre des Juifs européens sous le nazisme serait la seule justification de l’État d’Israël. Sa «création» par les Nations Unies aurait été une forme de compensation au lendemain de la guerre. Cependant, elle aurait entraîné une autre tragédie, la «Nakba», en dépossédant les Palestiniens de leur propre territoire. 

Dans le meilleur des cas, ce récit autorise à tolérer que cet État subsiste pour des causes humanitaires, malgré sa culpabilité congénitale. Cette narration a, de fait, tout pour sembler réaliste. Elle surfe sur le sentiment de culpabilité d’une Europe doublement responsable : de la Shoah et de l’imposition coloniale d’Israël à un monde arabe innocent.

Dans le pire des cas, cette narration ne voit en Israël qu’une puissance colonialiste qui doit disparaître. Ce qui explique l’intérêt d’accuser sans cesse Israël de génocide et de nazisme : sa seule «raison d’être» (la Shoah) est ainsi sapée dans son fondement. La «Nakba» est le pendant de la Shoah.

La synthèse politiquement correcte de ces deux positions extrêmes est trouvée dans la doctrine de l’État bi-national ou du «retour» des «réfugiés» qui implique que les Juifs d’Israël mettent en oeuvre leur propre destruction en disparaissant dans une masse démographique arabo-musulmane. 

Les implications

Ce discours manichéen a plusieurs implications symboliques et idéologiques :
- Il délégitime l’État d’Israël et justifie sa destruction.
- Il implique que les Juifs ne sont pas un peuple et qu’ils n’ont aucun lien avec la «Palestine».
- Il entraîne que leur constitution en nation est en soi une violence et une mystification.
- Il leur interdit la jouissance du droit à l’autodétermination qui est le privilège de tout groupe humain quel qu’il soit.
- Il accuse le sionisme d’avoir mis fin à la «coexistence pacifique» judéo-arabe : il aurait été responsable du départ des Juifs des pays arabo-musulmans.
- Il innocente par principe les Palestiniens et les Etats arabo-musulmans.
-Il «autochtonise» les «Palestiniens» alors que l’adjectif «palestinien» désignait auparavant les Juifs du Yichouv. La «Palestine» d’aujourd’hui est, en effet, une invention récente qui date des années 1970.

Or, ce récit s’expose à une contradiction majeure

- La majorité de la population israélienne n’est ni originaire d’Europe ni rescapée de la Shoah, et ce, dès les années 1950. Originaire des pays arabo-musulmans, elle est partie prenante de l’histoire politique et humaine de la région.

La mystification

Le destin de cette population est significatif : entre les années 1940 et 1970 elle a été expulsée ou exclue et poussée au départ. 900 000 Juifs d’alors ont dû fuir des pays où ils étaient présents bien avant l’invasion islamique du VII° siècle: 600 000 se sont réinstallés en Israël, le reste, en majorité en France.

- Dans leur grande majorité, ces populations ne sont pas parties volontairement mais sous le coup d’un véritable «statut des Juifs», d’un antisémitisme d’État, souvent systématique, soutenu par un arsenal de lois et de règlements.

- Cet événement massif et considérable, concernant 10 pays, sur une longue période, commençant dans les années 1920 pour certaines régions, est l’objet d’une véritable mystification qui prend la forme du mythe de la symbiose judéo-arabe que toute l’Histoire dément, y compris l’âge andalou.

- Ce mythe n’est pas inoffensif : il est la couverture d’un projet de destruction de l’État d’Israël et connaît une diffusion mondiale, dans les pays les plus éloignés de l’arène du conflit. Il retentit sur la condition des Juifs dans les pays occidentaux et sur la réception de l’islam en leur sein.

Il est temps de restaurer le récit historique juif !

Ce n’est pas une question de mémoire, ni de dignité ou de reconnaissance, mais une question politique qui engage la justice. 

Car les populations concernées sont toujours vivantes : la plus grande partie des Juifs du monde arabo-musulman constitue la majorité des citoyens israéliens et des Juifs de France. 

Ils ont été victimes de violences, de graves spoliations économiques et financières de la part des nouveaux Etats arabes. 

L’histoire des 40 dernières années a montré que les passer sous silence se retournait nécessairement contre elles. 

Leur présence en Israël ne relève pas de la cause humanitaire – même si leur expulsion en fit des réfugiés contraints de quitter leur pays et d’abandonner leurs biens. Réfugiés, ils le furent clairement au Yémen, en Irak, en Egypte, en Libye. Ailleurs, ils le furent objectivement si partir précipitamment, sous la menace, en abandonnant ses biens, définit la condition de réfugié.

L’enjeu inavoué

- Les Juifs du monde arabe constituaient une nation dominée, assignée au statut infâme de dhimmi. La seule tolérance qu’ils connurent dans ces pays fut l’époque coloniale où ils échappèrent à cette condition dégradante de parias. 
- Il faut voir dans l’immigration de ces populations en Israël le processus d’autodétermination d’une nation dominée du monde arabo-musulman au moment même où le nationalisme arabe conduisait à la création d’Etats qui n’existaient pas auparavant.
- Cette autodétermination s’identifiait naturellement avec le sionisme en quête d’auto-émancipation. 
- C’est ainsi que l’existence d’Israël et le sionisme sont perçus dans la perspective du monde arabo-musulman : comme la rébellion d’une nation dominée contre la loi de l’islam et la 
oumma. C’est la cause unique du conflit israélo-arabe.
- La Palestine n’a jamais été une entité politique, culturelle, identitaire. Il n’y a pas de «Palestine» avant l’instauration du mandat britannique par la Société des Nations, en 1920. Une partie des Palestiniens sont des immigrés du monde arabe, installés là, à la fin du XIX° siècle et au début du XX°, favorisés par la politique ottomane et attirés par la prospérité économique apportée par les Juifs. Ils sont au plus aussi «palestiniens» que les Juifs. Yasser Arafat comme Edward Saïd étaient des Egyptiens.

C’est un tout autre paysage historique et politique qui transparaît sous la chape de plomb de la mystification.

- L’État d’Israël, reconnu en 1948 par l'Assemblée générale des Nations-Unies, est aussi légitime que les États arabes, pure invention post-coloniale. Ils n’existaient pas auparavant. Avant la colonisation européenne, leurs territoires étaient sous le pouvoir colonial - mais musulman - de l’empire ottoman.
- Il n’a pas de dette envers les Palestiniens. Un échange de populations s’est produit à cette époque d’après guerre : en Europe pour environ 18 000 000 de personnes (dont le déplacement vers l’Allemagne de 12 000 000 de ressortissants d’origine allemande, provenant de 5 pays) ; en Asie, pour les 12,5 millions d’Indous et de Pakistanais à la suite de la sécession du Pakistan musulman en 1947-1948. Rappelons le transfert avant-guerre de 1,3 millions de Grecs et de 400 000 Turcs, de 200 000 Bulgares en 1923-1933, et combien d’autres échanges de populations dans le monde entier. Parmi elles, 900.000 Juifs et 600.000 Palestiniens.
- Par contre, la dette arabe est réelle: les biens juifs spoliés sont 500 fois supérieurs à ceux des Palestiniens.
- Les Palestiniens et les États arabes sont les seuls responsables de leur situation :

* Ils ont systématiquement refusé tous les partages de la Palestine mandataire alors que les Juifs l’acceptaient. 
* Un Etat palestinien s’est néanmoins déjà créé sur les deux tiers de la Palestine : la Jordanie. 75% de sa population est «palestinienne», même si le pouvoir est aux mains d’une minorité bédouine qui n’hésita pas à massacrer les «réfugiés palestiniens» lors du dramatique «Septembre noir» de 1970 (10 000 morts, 110 000 blessés). 
* C’est la «Transjordanie» (créée en 1922 par l’empire britannique) qui a occupé et annexé les territoires de Judée et Samarie et Jérusalem-Est lors d’une guerre de conquête en 1947-1948. Elle devint alors la «Jordanie» et les territoires occupés, la «Cisjordanie». Aucun mouvement de libération palestinien ne se leva contre cette occupation, ni contre celle de la bande de Gaza par l’Egypte. La «Palestine» n’était pas encore née.
* Les réfugiés palestiniens ne sont pas innocents : ils étaient partie prenante de l’agression des États arabes contre Israël. Leur départ ou expulsion est directement lié à cette situation.
* Les Juifs des 10 pays arabo-musulmans, n’étaient pas sur le terrain du conflit armé, ni ne constituaient une puissance menaçant les États arabes où ils résidaient.

- Les Etats arabes n’ont pas intégré les réfugiés palestiniens, à l’inverse d’Israël pour ses réfugiés, pour en faire des foyers de guerre permanents. 
- Les Palestiniens, y compris les «modérés», refusent toujours aujourd’hui le partage du territoire mandataire restant après la création de la Transjordanie, en refusant à Israël le droit à son caractère national juif, alors qu’ils définissent la Palestine comme arabe et islamique, une terre où, selon leurs documents constitutionnels et leur pratique, il n’y aurait plus aucun juif et où il n’y a déjà quasiment plus de chrétiens. 
- L’existence d’Israël pose le problème du droit de vivre en sujets libre et souverains des nations non musulmanes dans l’aire musulmane. L’extermination des Arméniens, d’abord par l’empire ottoman, puis par le nouvel Etat turc a représenté la première répression d’une population dhimmie en quête d’indépendance nationale. Il n’y a quasiment plus de Juifs aujourd’hui dans le monde arabo-islamique et les chrétiens y sont en voie de disparition.

L’enjeu contemporain

Le critère déterminant d’appréciation de la situation d’Israël n’est pas seulement la Shoah des Juifs d’Europe mais celle dont le monde arabo-islamique menace l’Etat d’Israël qui résume l’impasse tragique que le «statut des Juifs», mis en oeuvre lors de la fondation des nouveaux États arabes, y annonçait et que la création de l’État et sa victoire militaire ont suspendue. 

Elle plane toujours sur sa tête et la menace nucléaire iranienne lui donne toute sa crédibilité.

Le peuple juif n’est pas une cause humanitaire mais un peuple de l’Histoire et il a le droit à la souveraineté sur une terre qui a connu trois Etats juifs et depuis la plus haute antiquité, en un temps où ni le mot arabe, ni le mot islam n’étaient encore connus. La condition des Juifs n’est pas vouée à la marginalité ou à la soumission par on ne sait quelle fatalité. 

Ces quelques vérités constituent le B-A BA d’une vision saine et objective de la situation, fondée sur la réalité des faits. 
Tels sont les éléments historiques et politiques qui doivent inspirer le discours juif aujourd’hui. Il est temps de reprendre l’initiative morale, symbolique, idéologique du débat et du combat.


 

Le péché originel des états arabes
Shmuel Trigano - Professeur des Universités


Le débat sur la revendication par les Palestiniens du droit au retour dans le territoire de l'Etat d'Israël de 3 700 000 réfugiés (en 1948, l'UNRWA en dénombrait 540 000 et, en 1988, 2 125 000) est l'occasion d'une étrange amnésie qui obscurcit les données fondamentales du conflit israélo-arabe. L'idée que la naissance d'Israël a été l'occasion d'une injustice dont les Palestiniens ont été les victimes semble communément acceptée, qu'on l'excuse par la culpabilité européenne (la Shoa dont le monde arabe n'est pas responsable) ou qu'on l'accuse de pur et simple effet du colonialisme. L'existence de l'Etat d'Israël serait ainsi entachée d'un " péché originel " que nul ne contesterait. Il se trouve même des Israéliens pour le dire... Ce jugement est cependant décliné selon deux modalités. L'une se veut justicière : les millions de réfugiés doivent rentrer en Israël. L'autre se veut humanitaire et juge impossible ce retour car infuser 3.700 000 Palestiniens dans un Etat d'Israël qui compte 5 000 000 de Juifs, équivaudrait à sa dénaturation. Le subterfuge est en effet " hénaurme " : Yasser Arafat obtiendrait ainsi deux Etats palestiniens qui auraient , tous les deux, Jérusalem pour capitale. C.Q.F.D. Le but de guerre de l'ex O.L.P., la " Palestine laïque et démocratique " serait -il devenu le but de paix (sic) de l'Autorité palestinienne ?

Poser le débat dans les termes du " droit au retour " fait violence à la vérité historique. Le monde arabe n'est en aucune façon une victime innocente dans ce conflit face à une culpabilité congénitale d'Israël. On occulte en effet dans ce rapport truqué l'expérience et l'histoire d'une majorité de la population israélienne, les Juifs originaires des pays arabes, comme s'ils n'existaient pas, comme si leur destin pesait moins que celui des Palestiniens ou d'autres Israéliens...

Se rend-on compte qu'il n'y a pour ainsi dire plus de Juifs dans le monde arabe et se demande -t-on pour quelle raison ? En 1945, il y en avait environ 900 000 , d'établissement bien plus ancien que la conquête arabe. Il ne sont plus aujourd'hui que quelques dizaines de milliers (surtout au Maroc et dans un pays islamique comme l'Iran). Plus de 600 000 ont trouvé refuge en Israël et 260 000 en Europe et dans les Amériques. Bien avant le départ des puissances coloniales et la création de l'Etat d'Israël, la xénophobie des mouvements nationalistes arabes les avait engagés au départ. Une série de pogroms avaient éclaté dans plusieurs capitales : en Irak en 1941 (le Farhoud, c'est à dire le pogrom), à Tripoli en Lybie en 1945, en Syrie en 1944 (la majeure partie des Juifs quitta alors le pays), à Alep et Aden en 1947. En 1948, la guerre décrétée sur l'Etat d'Israël au lendemain de sa proclamation - et perdue - par six Etats arabes, devait conduire à une aggravation de la condition juive . De 1948 à 1949, des centaines de Juifs furent internés dans des camps en Egypte. En 1956, la nationalité égyptienne fut retirée aux " sionistes " (définis " non une religion mais le lien matériel et spirituel entre les sionistes et Israël "). En 1957, leurs biens furent mis sous séquestre. En Irak, en 1948, le sionisme fut rangé dans la catégorie des crimes d'opinion, passibles de sept ans de prison et d'une amende. En 1950, ils y furent privés de leur nationalité et, en 1951, dépouillés de leurs biens. Cette même année, la synagogue de Baghdad où les Juifs s'enregistraient pour l'émigration fut la cible d'un attentat. Dans la péninsule arabique, même expulsion par la violence et l'intimidation. Dès le début du XX° siècle, l'exclusion avait durement frappé les Juifs yéménites (16 000 émigrèrent de 1919 à 1948). La mise en pratique de la loi islamique pronant l'islamisation forcée des orphelins poussa définitivement les Juifs du Yémen sur les voies de l'exode qui les conduisirent vers Israël. Les Juifs du Najran, région voisine annexée par l'Arabie saoudite, se joignirent à eux (43 000 Juifs en 1948-1949). Victimes d'un subterfuge du pouvoir , ils furent dépouillés de tous leurs biens. Quant aux Juifs d'A.F.N., le pouvoir français les avaient libérés de la condition opprimée du dhimmi*, que ce soit en leur accordant la citoyenneté ou en neutralisant le dispositif islamique de la condition juive. Son retrait , à la suite de l'Indépendance, signifiait unanimement pour les Juifs la fin de leur liberté., en 1963, sous Boumedienne qu'il fallait avoir un père et des grands parents paternels de statut personnel musulman pour être algérien, alors qu'il n'y avait quasiment plus de non- musulmans ... Ils partirent en masse dans les années 1950-1960.
Ainsi, 129 539 Juifs d'Irak, 37 395 Juifs d'Egypte, 50 619 Juifs du Yemen et d'Aden, 8523 Juifs de Syrie, 4032 Juifs du Liban, 35 802 de Lybie, 52118 de Tunisie, 24 067 Juifs d'Algérie, 266 304 Juifs du Maroc trouvèrent refuge en Israël, pour la plus grande part entre 1948 et 1958 et en moindre mesure de 1970 à 1980, témoins du " péché originel " des Etats-nations arabes qui se livrèrent à une véritable purification ethnique quand ils se constituèrent. Celle ci n'est bien évidemment pas dénuée de lien avec la guerre de 1948. En 1949, une réunion de diplomates arabes à Beyrouth prona l'expulsion des Juifs de leur pays en représailles de l'exode palestinien...
Tous ces éléments montrent s'il en était besoin l'importance critique de l'histoire des Juifs du monde arabe dans la réalité du conflit israélo- arabe. Vue dans cette lumière, la création d'Israël (où ils constituent une majorité) au coeur du monde arabe apparaît moins comme une solution humanitaire en faveur des rescapés de la Shoa que comme le fruit de la lutte pour la libération et l'autodétermination d'une minorité opprimée du monde arabe. La situation est concrètement comparable à celle des Palestiniens car il y a eu de facto un échange de populations entre 600 000 Juifs déplacés des pays arabes et 540 000 Palestiniens déplacés après la création d'Israël . Ces 600 000 Juifs ont été dépouillés de tous leurs biens et ont vécu dans des camps de transit (maabarot), camps de cabanes de bois et de tentes à même la terre, avant de s'installer plus durablement dans le territoire israélien. Jusqu'à ce jour, ils souffrent dans leur condition économique, politique et culturelle des conséquences de ce déplacement.
On comprend que les Palestiniens occultent pour les besoins de leur cause cette dimension du conflit, génante pour leur apologie. Elle ne cesse cependant pas d'exister. On comprend moins comment le leadership israélien, tout spécialement la gauche, y soit resté insensible. Sans doute par ethnocentrisme? Quant aux Etats arabes, ils sont doublement responsables d'une telle situation, car après avoir expulsé leurs résidents juifs, ils n'ont pas pour autant intégré les réfugiés palestiniens mais au contraire les ont transformé en arme contre Israël. C'est le seul problème de réfugiés de l'histoire contemporaine qui n'a pas trouvé de solution dans une époque où l'on a dénombré soixante millions de réfugiés. Je ne veux ici qu'évoquer les 1 300 000 Grecs chassés de Turquie et les 400 000 Turcs expulsés de Grèce , dans les années 1920, ou les 13 000 000 de personnes déplacées entre l'Inde et le Pakistan. Entend-on parler d'eux aujourd'hui ? Entend-on parler des réfugiés juifs du monde arabe ? Comment 540 000 réfugiés Palestiniens n'ont-ils pas trouvé leur place ? Alors que tous les réfugiés du monde dépendaient du Haut Commissariat pour les réfugiés, ils ont même bénéficié d'une agence spéciale de l'O.N.U. , l'UNRWA, entretenant une bureaucratie de 17 000 employés et ayant englouti jusqu'en 1986, 2 939 774 915 dollars de frais pour lesquels les Etats arabes ont toujours très peu cotisé...

Cette histoire occultée et refoulée pose en vérité au monde arabe une plus grande question: celle de son rapport à l'autre, d'extrême actualité alors que la démocratie y est toujours orpheline. Les intellectuels progressistes arabes tombent des nues lorsque l'on soulève devant eux leproblème du statut des non musulmans dans leurs sociétés. Le tiers-mondisme a accrédité le mythe de la tolérance du monde arabo- islamique. Habituée à voir dans les non-musulmans (Juifs et chrétiens) des " protégés " (dhimmis *), la conscience arabe contemporaine ne s'est jamais rendu compte de leur condition dominée. Tous les Etats arabes ont adopté l'islam comme religion d'Etat et l'opinion arabe - pas seulement les fondamentalistes, très clairs sur ce point - continue à voir les Juifs (en l'occurrence les Israéliens) dans ce prisme du dhimmi, qui ne touche pas que les Juifs (voire par exemple le destin plus que difficile des chrétiens en Egypte , au Soudan, en Irak, aux Philippines, sans parler de la récente guerre civile libanaise...). L'Etat d'Israël ne peut qu'incarner à ses yeux la révolte sacrilège et intolérable du dhimmi, qu'il faut réprimer avec la dernière énergie.
La démocratie ne naitra dans le monde arabe que lorsqu'il aura fait le point de son rapport à l'autre. En l'occurrence, il s'agirait aussi de son rapport aux deux monothéïsmes qui l'ont précédé et auxquels il doit beaucoup. Le conflit autour de ce que les journalistes appellent " l'esplanade des mosquées " - et qui est avant tout le " mont Moria " de la Bible - est très symbolique : s'il y eût un jour une mosquée sur cette montagne c'est parce que deux temples judaïques y avaient été élevés, dès la plus haute antiquité. Ce n'est pas seulement le problème de la coexistence avec des non-musulmans que pose l'existence d'Israël au monde arabe, c'est aussi celui de son rapport à sa propre identité.

* Lors de l'islamisation des pays conquis, les peuples monothéïstes vaincus, et qui s'étaient soumis sans combattre, se sont vu reconnaitre la " protection ", le droit de culte et une semi-autonomie communautaire mais au prix de la " dépropriation " de leurs propriétés - dont ils devenaient les métayers-, du paiement d'une taxe capitale et en fonction d'un code de comportement discriminatoire et infériorisant.

 



Une falsification de l’histoire : quelques chiffres

• 900 000 Juifs expulsés ou exclus vs 600 000 réfugiés palestiniens en 1948

• Les biens spoliés des Juifs ont une valeur 500 fois supérieure à ceux des Palestiniens.

• Les Juifs sont devenus des citoyens des pays d’accueil et les Palestiniens sont toujours au ban des nations arabes.

• Aujourd’hui, 20% des citoyens israéliens sont palestiniens et les quelques milliers de Juifs qui subsistent dans les Etats arabes (Iran, Maroc, Turquie) sont des minorités marginales au bord de l’extinction.

• Il y a déjà un État palestinien sur le territoire de la Palestine mandataire qui devait être partagé entre un Etat juif et un Etat arabe

La Jordanie dont 75% de la population est effectivement palestinienne. La question palestinienne : conséquence du refus arabe

• Les Arabes ont toujours refusé le partage de la Palestine mandataire (1937, 1947). La création de la Transjordanie (1922) ne leur a pas suffi

• Les Arabes de Palestine furent les alliés de 5 États arabes qui attaquèrent l’État d’Israël à peine constitué. Jordanie, Irak, Syrie, Egypte, Liban et la Ligue Arabe

• A l’heure actuelle, l’Autorité Palestinienne comme le Hamas refusent toujours le partage En niant à Israël le droit au caractère national Alors qu’ils définissent la Palestine comme arabe et islamique.

• Les États arabes n’ont pas intégré les réfugiés palestiniens, à l’inverse d’Israël, pour en faire des foyers de guerre permanents.

 

Il n’y a pas de « péché originel » d’Israël

• Le peuple juif est un peuple de l’histoire et il a droit à la souveraineté Sur une terre qui a connu 3 États juifs depuis la plus haute antiquité

• Le sionisme est l’aboutissement d’un processus d’autodétermination

D’une nation dominée du monde arabo-musulman Et qui s’émancipe au sein de ce monde, au Moyen Orient

• Israël a accueilli les 600 000 Juifs expulsés des terres arabo-musulmanes Il s’est en ce sens produit un échange de population

• Les Juifs ont accepté tous les partages de la Palestine mandataire Même les plus défavorables…

 

Refugies arabes schmuel trigano

 

Lire la suite du dossier du Pr Schmuel TRIGANO

ICI

 

 

 



Nous devons exiger des pays arabo-musulmans qu'ils assument leurs reponsabilités, quant au sort des 900 000 réfugiés juifs, et ce pour toute négociation à venir pour la résolution du conflit proche-oriental, et prise en compte ds guerres à répétition qu'ils ont eux même provoqué



Département de l’Assistance Judiciaire
Service des Droits des Juifs Originaires des Pays Arabes

Les fondements historiques des plaintes des Juifs originaires des pays arabes :

A l’époque de la création de l’Etat d’Israël, plus de 900.000 Juifs vivaient dans les pays arabes
Près de 650.000 d’entre eux émigrèrent vers Israël à partir de la fin des années quarante (plus de 70% des Juifs originaires des pays arabes). Aujourd’hui, la majorité écrasante des communautés juives en pays arabes n’existent plus.

POPULQTION

JUIVE

1948

2002

 

ALGERIE

150.000

50

 

;QROC

300.000

2.500

 

TUNISIE

105.000

1.500

 

LYBIE

38.000

0

 

EGYPTE

80.000

100

 

IRQK

140.000

40

 

SYRIE

35.000

120

 

LIBAN

6.000

60

 

YEMEN & ADEN

60.000

200

 

IRAN

80.000

25.520

 

TOTAL

994.000

29520

 

 



Dans de nombreux cas, les gouvernements des pays arabes poussèrent leurs populations juives à l’exode dans le cadre de 
 campagnes d’expulsion orchestrées et articulées par les échelons les plus élevés de la classe politique de ces pays arabes.

Ces campagnes comportaient des mesures variées, notamment une législation discriminatoire, la confiscation de la citoyenneté, des limites posées à la liberté de mouvements des Juifs au sein et en dehors des pays arabes, des arrestations et mesures d’emprisonnement arbitraires, l’exclusion de certaines professions et des limites importantes dans le cadre du monde des affaires.

• Au cours du débat sur le partage de la Palestine Mandataire aux Nations Unies en Novembre 1947, de nombreux délégués arabes (notamment Egyptiens, Irakiens et Palestiniens) menacèrent sans détour les populations juives «indigènes » des pays arabes des conséquences d’un vote en faveur du partage de la Palestine.

• Ces menaces se virent confirmées dans la réalité dans les semaines qui suivirent le vote sur le partage de la Palestine de 1947 avec la perpétration de massacres et de pogroms, souvent orchestrés par les autorités officielles des pays concernés, qui firent des centaines de victimes et causèrent des pertes matérielles se montant à des millions de dollars (par exemple : Une série de bombes dans le quartier juif du Caire en 1948 tuèrent plus de 70 Juifs ; Une émeute anti-juive à Tripoli en Juin 1948 fit 12 victimes et vit la destruction de 280 habitations juives ; Des émeutes sanguinaires à Oujda et Djérada (Maroc) en Juin 1948 firent 44 victimes juives ; La destruction du quartiers juif d’Alep à la suite du vote de partage en 1947 fit des dizaines de victimes juives). Des menaces supplémentaires furent proférées et confirmées à la suite de chacune des guerres israélo-arabes.

• Au cours et dans le cadre de l’expulsion des Juifs des pays arabes, les gouvernements arabes confisquèrent ou exproprièrent les biens appartenant aux Juifs – ces biens pouvant être estimés à une valeur de plusieurs milliard de dollars actuels. Il faut ajouter à cela que l’expulsion des Juifs fut l’occasion d’innombrables actes de violence et de vols perpétrés par des citoyens des pays arabes contre les populations juives locales.

Nos objectifs :

1. Raconter l’histoire de la dépossession et de l’expulsion des communautés juives en terres arabes avant et après la création de l’Etat d’Israël.

2. Réfuter la version révisionniste de l’histoire telle qu’elle est présentée par les pays arabes et qui tend à donner une image idyllique des relations judéo arabes d’avant l’avènement du Sionisme et à mettre de côté la situation d’infériorité et de vulnérabilité des Juifs en terres d’Islam à travers les siècles, ainsi que de nier la contribution essentielle des Juifs au développement culturel, social et économique des différents pays arabes.

3. Mettre en valeur l’héritage et l’histoire des communautés juives en terres arabes qui ont tant contribuées à la culture et au développement intellectuel juif – héritage trop peu connu de par le monde juif et en Israël même.

4. Souligner les souffrances des Juifs des pays arabes dont les conditions de vie quotidienne ont été rendues peu ou prou invivables et qui furent poussés à l’exil dans des conditions tragiques.

5. Souligner les circonstances particulières à chaque pays arabe qui poussèrent les Juifs sur les routes de l’exil – des circonstances qui mettaient souvent en danger toute personne étant identifiée ou s’identifiant en tant que Juif – et qui nous permettent de considérer ces Juifs comme des réfugiés et non pas comme de simples émigrants.

Est considéré comme réfugié tout personne “Qui, par suite d'événements survenus avant le premier janvier 1951 et craignant avec raison d'être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays; ou qui, si elle n'a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels événements, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner.

Dans le cas d'une personne qui a plus d'une nationalité, l'expression "du pays dont elle a la nationalité" vise chacun des pays dont cette personne a la nationalité. Ne sera pas considérée comme privée de la protection du pays dont elle a la nationalité toute personne qui, sans raison valable fondée sur une crainte justifiée, ne s'est pas réclamée de la protection de l'un des pays dont elle a la nationalité.”

Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés, 1951

6. Présenter le destin des Juifs des pays arabes qui partagèrent la douloureuse destinée d’autres populations de réfugiés de par le monde et qui vécurent l’expérience du déracinement, de la perte de leur identité, des conditions souvent très difficiles d’arrivée et d’intégration dans des pays d’accueil souvent mal préparés pour les recevoir.

7. Mettre en valeur le rôle particulier joué par l’Etat d’Israël dans l’accueil et l’intégration des Juifs des pays arabes, en soulignant le fait que le nouvel Etat n’avait que peu de moyens pour réaliser une intégration réussie. Simultanément, mettre en lumière qu’à la même époque les pays arabes qui virent l’arrivée de centaines de milliers de réfugiés palestiniens dans leurs frontières ne firent rien pour leur assurer une intégration digne et réussie, qu’ils ne leur procurèrent pas les moyens élémentaires destinés à leur bien-être et les forcèrent de fait à un statut de réfugié perpétuel et transmis de génération en génération.

8. Demander la réparation de l’injustice historique faite aux individus et aux communautés juives en pays arabes et mettre en avant les demandes de compensation pour les biens abandonnés, confisqués, expropriés ou volés dans leurs pays d’origine. Ces plaintes concernent les biens privés ayant appartenu aux Juifs des pays arabes ainsi que les biens communautaires (synagogues, cimetières, écoles, hôpitaux, etc.) des Juifs de ces pays.



9. Répandre le message selon lequel la réparation de l’injustice faite aux Juifs des pays arabes est une partie intégrale et inséparable de la résolution du problème des réfugiés du Moyen Orient et une précondition au règlement final du conflit Israélo-arabe.

Il est donc essentiel de discuter des plaintes et demandes des deux parties – celles des réfugiés juifs comme celles des réfugiés arabes – dans le cadre de négociations politiques à renouveler entre Israël et les pays arabes dans un avenir proche.

L’ex-Président américain Bill Clinton a admis cet état de fait en Juillet 2002 en reconnaissant le droit des Juifs des pays arabes à recevoir une juste compensation pour la perte de leurs biens dans le cadre des négociations pour un accord de paix final entre Israël, les Palestiniens et les pays arabes en guerre avec Israël et en vue de la résolution du problème des réfugiés du Moyen-Orient.. Dans une conférence de presse dans le cadre des négociations de Camp David, le Président Clinton déclara :

«Il faudra qu’il soit crée une sorte de fond international pour les réfugiés. Il y a un intérêt – pour les deux parties – à ce qu’il y ait un fond qui puisse compenser les Israéliens qui sont devenus des réfugiés à cause de la guerre qui a suivit la création de l’Etat d’Israël. Israël est pleine de gens – de Juifs qui sont venus en Israël puisqu’on a fait d’eux des réfugiés dans leurs propres pays…»

 http://www.terredisrael.com/Biens_spolies.php

 

A suivre....................

Par Aschkel - Publié dans : MYTHES et REALITES DU PROCHE-ORIENT - Communauté : L'Equipe J.A.G - TOP NEWS -
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