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Le commerce parallèle du pétrole vers l'Iran Par Julien Goldberg pour Guysen International News - Jeudi 11 mars 2010 |
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Les acteurs du marché pétrolier ont fait part jeudi 11 mars à l'AFP de leurs doutes quant à la fin du commerce de carburants entre l'Iran et de grandes maisons de courtage suisses comme l'annonçait lundi le Financial Times, jugeant que les approvisionnements continuaient par le biais d'intermédiaires basés à Dubaï. Selon un article publié lundi par le Financial Times, les maisons de courtage en pétrole suisses Vitol, Glencore et Trafigura auraient cessé d'approvisionner l'Iran en carburants, bien que ce ne soit pas illégal, en raison du risque géopolitique croissant entourant les transactions avec Téhéran. Le quotidien britannique y voit le fruit des pressions américaines. Plusieurs intervenants du secteur ont toutefois fait part à l'AFP de leurs doutes, jugeant que la rupture des relations entre les courtiers suisses et leurs clients iraniens n'était qu'une opération de relations publiques et que les affaires continuaient via des sociétés intermédiaires dont le siège est à Dubaï. "Conscience tranquille..." Contactés par l'AFP, Vitol et Trafigura n'ont pas souhaité faire de commentaire sur cette allégation. "Notre position est bien telle que décrite par le Financial Times," a cependant déclaré le porte-parole de Vitol. "Une fois que les entreprises européennes et américaines ont livré leur pétrole à Dubaï, leur conscience est tranquille", a ironisé un courtier londonien sous couvert de l'anonymat. Un autre précise même nommément qui sont les maisons qui, selon lui, ont recours à cette stratégie. Un troisième spécialiste du secteur, enfin, indique qu'il "serait surpris si les transactions avec l'Iran avaient cessé". "Les compagnies pétrolières oui, mais pas les maisons de courtage. Elles ont peut-être simplement adopté un profil bas" en annonçant qu'elles ne faisaient plus affaire avec Téhéran, estime-t-il. Bien que l'Iran soit l'un des premiers producteurs mondiaux de brut, il est contraint d'importer la moitié de l'essence qu'il consomme, car ses infrastructures de raffinage sont vétustes et insuffisantes pour répondre à la demande locale. Les parlementaires américains se font de plus en plus pressants dans leurs appels au président Barack Obama pour imposer de nouvelles sanctions à l'Iran ainsi qu'aux entreprises faisant affaire avec le régime de Téhéran, en réponse au refus de la république islamique de geler son programme nucléaire. Dans cet environnement, Shell a cessé de vendre de l'essence à l'Iran, a affirmé mercredi un porte-parole du groupe pétrolier anglo-néerlandais. (G.I.N avec agences) |