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Les grandes questions du processus de paix israélo-palestinien :
l'approche du Gouvernement Israélien
publié en français par le ministère israélien des affaires étrangères le 14 janvier 2010
Titre original en Français : Israël, le conflit et la paix : foire aux questions sur le conflit israélo-palestinien Le processus de paix israélo-palestinien – décembre 2009
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I - La paix
• Comment y parvenir ?
• Quels sont les cinq principes directeurs de la paix ?
• Comment les Palestiniens réagissent-ils aux propositions de paix d’Israël
?
• Dans quelle mesure la prise de pouvoir du Hamas à Gaza a remis en cause les chances de
parvenir à une paix négociée ?
• Un gouvernement palestinien d’unité nationale composé du Hamas et du Fatah serait-il un
partenaire pour la paix ?
• Pourquoi les incitations à la haine sont-elles une menace pour la paix
?
II - La reconnaissance
• Pour quelles raisons Israël doit-il être reconnu en tant qu’Etat-nation juif
?
• Quelle est la position israélienne concernant l’établissement d’un Etat palestinien
?
III - L’économie
• Quelles mesures ont été prises par Israël pour promouvoir l’économie de la Cisjordanie
?
IV - Les localités juives des Territoires
• La Cisjordanie est-elle un territoire “occupé” ou “contesté” ?
• Pourquoi exige-t-on le retrait d’Israël sur les frontières de 1967 ?
• Les localités juives des Territoires sont-elles un obstacle à la paix ?
• Les localités juives constituent-elles une violation du droit international et des accords signés par Israël et les
Palestiniens ?
• L’exigence palestinienne de gel total et permanent des activités de construction menées dans les localités juives des
Territoires justifie-t-elle le refus de négocier ?
V - Jérusalem
• Quel est le statut de Jérusalem ?
VI - Les réfugiés palestiniens
• Le “droit au retour” des Palestiniens est-il justifiable ?
VII - La solution de l’Etat binational
• La solution “un Etat pour deux peuples”
est-elle équitable ?
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La paix exige des concessions réciproques afin de rapprocher les parties au conflit et de
résoudre tous les problèmes en suspens.
Comment y parvenir
?
Un rêve rallie tous les Israéliens : voir grandir les enfants juifs et arabes libérés de la menace de
guerre et de la peur du terrorisme. Malheureusement, la longue série d’échecs des pourparlers de paix avec les Palestiniens a prouvé que la nostalgie de la paix ne suffit guère. Israël n’a cessé
de faire à ses partenaires palestiniens des propositions de paix audacieuses et des concessions majeures, a renoncé à de vastes étendues de territoire, démantelé des localités juives et des bases
militaires, retiré ses forces, allant même jusqu’à prendre des mesures permettant aux Palestiniens d’établir les fondations de leur autonomie. En retour, Israël a eu droit à une campagne de
terrorisme, à des attentats suicide, à des lancers de roquettes et à des incitations à la haine à l’endroit des juifs en général et des Israéliens en particulier. Ces agressions palestiniennes
ont été accompagnées d’une campagne internationale de délégitimation de l’existence même d’Israël et de tentatives de saper son économie.
Israël a toujours été favorable aux compromis, et chaque gouvernement israélien – le présent compris –
s’est montré disposé à faire de grands sacrifices pour parvenir à la paix. Mais la paix exige des concessions réciproques, et au même titre qu’Israël reconnait les droits et les intérêts des
Palestiniens, ces derniers doivent reconnaître les droits et les intérêts légitimes des Israéliens. La paix n’adviendra que par le biais de négociations loyales qui résoudront tous les différends
et les problèmes en suspens.
Quels sont les cinq principes directeurs de la paix ?
Les fondements indispensables à une paix durable se situent dans l’observation de cinq principes : les
trois premiers portant sur la reconnaissance de la légitimité de l’Etat d’Israël, les deux derniers sur des questions de sécurité. Si ces principes ne constituent pas d’emblée des conditions
préalables à des pourparlers de paix, il n’empêche que la paix ne sera possible que s’ils sont satisfaits. Ces cinq postulats sont les suivants :
1. Au même titre qu’Israël est tenue de s’engager à reconnaître un Etat-nation palestinien, les
Palestiniens doivent reconnaître l’Etat d’Israël en tant qu’Etat-nation du peuple juif. C’est précisément leur refus de reconnaître Israël en tant qu’Etat juif qui constitue la pomme de discorde
du conflit.
2. La question des réfugiés palestiniens doit être résolue dans le cadre d’un Etat-nation palestinien.
Si ces réfugiés doivent être libres de se réinstaller dans leur patrie, Israël ne peut de son côté se permettre d’être submergé par un flux de réfugiés qui saperaient par leur seule présence
l’identité fondamentale du seul Etat juif au monde.
3. L’accord de paix doit être exhaustif et définitif. La paix doit être permanente, et non une étape
provisoire au cours de laquelle les Palestiniens feraient un usage délétère de leur Etat pour relancer leurs hostilités contre Israël. Aucune nouvelle revendication ne doit être avancée après la
signature du traité de paix.
4. Compte tenu des attaques lancées sur Israël après le retrait de la bande de Gaza et du Sud-Liban, il
importe que le futur Etat palestinien ne constitue plus une menace pour Israël. Il n’est pas question que les territoires évacués dans le cadre d’un accord de paix soient exploités par des
organisations terroristes ou par des suppôts de l’Iran pour lancer des attaques contre Israël. Le seul moyen de parvenir à cet objectif et d’éviter un nouveau conflit est la démilitarisation
effective du futur Etat palestinien.
5. Tout traité de paix doit être garanti par la communauté internationale – sous l’égide des Etats-Unis
– tout particulièrement sur les registres essentiels de la démilitarisation et des mesures de sécurité. Le soutien aux pays respectifs devra s’exprimer par des moyens politiques et non par des
moyens militaires. La garantie internationale ajoutera une dimension dissuasive à ceux qui entendent invalider ou violer les accords de démilitarisation.
Comment les Palestiniens réagissent-ils aux propositions de paix d’Israël
?
La population israélienne s’est toujours montrée disposée à des concessions capitales en échange de la
paix, de façon unilatérale comme lors de négociations. A chaque fois, la paix semblait possible, et lorsqu’un partenaire aux pourparlers s’avérait disposé à négocier Israël réagissait
positivement en témoignant de sa capacité et de son aspiration à la paix.
Cette disposition d’Israël à parvenir à un accord précéda même l’établissement de l’Etat. Les
dirigeants d’alors consentirent aux divers plans de partition votés par la communauté internationale – y compris la Résolution 181 de l’Onu de 1947 qui préconisait la partition du territoire
mandataire en un Etat juif et un Etat arabe. Malheureusement, ce plan fut rejeté d’emblée par les Arabes, comme l’avait été la proposition de la Commission Peel en 1937 et le Livre blanc
britannique de 1939 qui tous deux envisageaient l’établissement d’un Etat palestinien aux côtés de l’Etat juif.
Après la création de l’Etat d’Israël en 1948, les Palestiniens comme leurs tuteurs arabes étaient à
l’évidence plus soucieux de détruire Israël que d’établir un Etat palestinien. C’est ainsi que de 1948 à 1967, la Cisjordanie et la bande de Gaza furent respectivement placées sous contrôle
jordanien et égyptien et qu’aucun effort ne fut investi pour établir un Etat palestinien et pour faire cesser les agressions contre Israël.
Suite à la victoire d’Israël au cours de la guerre préventive des Six-Jours, la Ligue arabe rejeta
massivement les propositions de paix d’Israël en formulant les “trois non” du sommet de Khartoum : “non à la paix avec Israël, non à la reconnaissance d’Israël, non à la négociation avec
Israël.”
Le premier traité de paix d’Israël avec un pays voisin fut signé au terme de pourparlers menés suite à
la visite à Jérusalem du président égyptien Anouar Sadate en 1977. En contrepartie, Israël restitua à l’Egypte les 91 % de la zone tampon passée sous contrôle israélien après la guerre de
Six-Jours. Ce faisant, Israël renonça à des stations électroniques de détection précoce qui lui étaient vitales, à 170 postes et bases militaires, à des usines, des entreprises, des villages
agricoles, ainsi qu’à un gisement pétrolier découvert par Israël. En outre, Israël dut rapatrier sur son territoire 7000 de ses citoyens qui vivaient dans les localités du Sinaï. Le tout fut
rendu sur une promesse de paix. Le traité de paix avec l’Egypte a par conséquent fait la preuve qu’Israël est prêt à des sacrifices en échange de la paix.
En revanche, les Palestiniens, qui auraient pu asseoir leur autonomie grâce aux accords de Camp David
refusèrent de coopérer, et perdirent ce faisant l’occasion de réaliser leurs aspirations nationales.
Les évolutions dans l’arène internationale firent que les Palestiniens et les pays arabes voisins – la
Syrie, le Liban et la Jordanie – se résolurent à participer à des négociations bilatérales et multilatérales avec Israël, et des pourparlers directs furent inaugurés lors de la Conférence de
Madrid de 1991 qui débouchèrent sur la signature d’un traité de paix entre Israël et la Jordanie en octobre 1994.
Les pourparlers entre Israéliens et Palestiniens aboutirent pour leur part à la Déclaration de
principes de septembre 1993. En échange de la promesse palestinienne de reconnaître Israël et de renoncer à la violence et au terrorisme, Israël fit des concessions conséquentes et concrètes, en
particulier l’établissement d’une Autorité palestinienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza sous la conduite de Yasser Arafat. Israël consentit alors au transfert aux Palestiniens de
pouvoirs et de responsabilités considérables dans de vastes zones géographiques.
Les négociations censées mener à une solution définitive furent entachées par les attentats terroristes
palestiniens s’accompagnèrent d’une campagne d’incitation à la haine anti-israélienne menée par les médias, les écoles et les mosquées palestiniens. Ces négociations débouchèrent toutefois, en
l’an 2000, sur les sommets très contestés de Camp David et de Taba au cours desquels les dirigeants israéliens proposèrent des concessions exceptionnelles en échange de la paix. Malheureusement,
Yasser Arafat choisit de rejeter des propositions israéliennes sans précédent qui se seraient concrétisées par la création d’un Etat palestinien en Cisjordanie et à Gaza. Il finit d’ailleurs par
rejeter toute négociation et lança une nouvelle vague de terrorisme, la Seconde intifada qui fit des milliers de morts parmi les Israéliens et les Palestiniens.
En l’absence d’un partenaire sérieux et désireux de renouveler le processus de paix, Israël prit
unilatéralemen la décision de se retirer de la bande de Gaza en 2005, déracinant des milliers de familles israéliennes qui vivaient dans cette région. Avec le départ de Gaza du dernier habitant
juif et du dernier soldat de Tsahal, Israël espérait que cette concession considérable fournirait aux Palestiniens l’occasion de poser pacifiquement les fondations d’un Etat qui assurerait un
avenir meilleur aux deux peuples.
Mais une fois de plus, Israël ne fut pas payé de retour pour ce douloureux sacrifice. L’organisation
terroriste islamiste du Hamas s’empara du pouvoir à Gaza et assaillit les villes et localités du sud d’Israël à l’aide de roquettes et de mortiers, contraignant Israël à lancer une opération
militaire de grande envergure à Gaza en décembre 2008 qui parvint à réduire les attaques du Hamas.
Malgré l’entêtement palestinien, Israël ne renonce pas à la paix. Toutefois, la population israélienne
perd l’espoir d’une paix négociée, d’autant que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a refusé de répondre à la proposition du Premier ministre Olmert en 2008 d’établir un Etat
palestinien, l’offre la plus généreuse jamais faite par un responsable israélien.
Depuis les tout premiers jours de l’Etat d’Israël, voire avant même son indépendance, le même schéma de
comportement des Palestiniens a constamment été réitéré : toute volonté de compromis et de douloureux sacrifices exprimée par Israël s’est systématiquement heurtée au rejet palestinien et au
refus de proposer en échange des concessions.
Dans quelle mesure la prise de pouvoir du Hamas à Gaza a remis en cause les chances de parvenir à une
paix négociée ?
En 2005, Israël s’est totalement retiré de la bande de Gaza et de quatre localités du nord de la
Samarie dans l’espoir de promouvoir la paix. Ses forces armées ont été redéployées, 8000 habitants des localités juives ont été évacués et 25 communautés civiles démantelées, provoquant des
pertes de plusieurs milliards de dollars et un grave traumatisme national. Mais plutôt qu’un pas vers la paix, Israël a dû se mesurer à un territoire hostile sur ses frontières. Le Hamas, une
organisation terroriste soutenue par l’Iran, s’est violemment emparé du contrôle de la bande de Gaza en 2007. Les attentats contre des civils israéliens, incessants depuis 2000, redoublèrent
d’intensité. Les villes israéliennes proches de Gaza devinrent la cible quasi quotidienne de barrages de roquettes Qassam et de mortiers, les attentats terroristes se multiplièrent sur la
frontière et l’infrastructure terroriste augmenta à un rythme inquiétant.
Israël espérait que l’évacuation de la bande de Gaza se traduirait par une diminution des attaques
terroristes, par l’instauration de relations de confiance et, en définitive, par un traité de paix exhaustif avec les Palestiniens. Mais l’accession au pouvoir du Hamas et la campagne de
violences qui s’ensuivit a semé le doute au sein du public israélien quant à la pertinence de sacrifices unilatéraux. Tout traité de paix impliquant de grands sacrifices et de considérables
risques en matière de sécurité, la confiance de la population israélienne est un facteur majeur de paix. La présence continue d’un gouvernemen terroriste à Gaza et les tentatives réitérées de ce
dernier de gagner en puissance en Cisjordanie ont gravement miné la confiance des Israéliens.
Le Hamas en effet n’a apporté que des violences aux citoyens israéliens et que des tragédies aux
Palestiniens. Comme le prouvent les événements de Gaza, tout en prétendant défendre les droits des Palestiniens, le Hamas n’a fait que les bafouer. L’anarchie règne à Gaza depuis le retrait
d’Israël qui a permis au Hamas de s’emparer du pouvoir par la violence. Le Hamas a créé un mini Etat terroriste soutenu par l’Iran sur la frontière sud d’Israël. Il impose ses desseins
intégristes à la population de la bande de Gaza, applique les règles de la Charia, opprime les femmes, bafoue les libertés individuelles et persécute violemment ses
opposants.
Il va de soi que le futur Etat palestinien ne peut être une entité terroriste. C’est pour cette raison
que la communauté internationale insiste sur le fait que la création d’un Etat palestinien devra suivre l’acquiescement de sa future classe dirigeante aux conditions spécifiées par le Quartet
(Onu, Etats-Unis, Union européenne et Russie) : en l’occurrence la cessation du terrorisme, l’acceptation des accords précédemment passés entre Israéliens et Palestiniens et la reconnaissance du
droit d’Israël à l’existence. En tant qu’organisation terroriste qui, conformément à sa propre définition, a pour vocation première de détruire Israël, le Hamas est absolument incapable d’assumer
une seule de ces conditions.
Aucun pays désireux d’une paix réelle et d’un avenir meilleur pour les Palestiniens n’envisagerait de
reproduire en Cisjordanie le régime actuel de Gaza – une théocratie violente et fanatique. Tous ceux qui préconisent un nouveau retrait d’Israël de la Cisjordanie doivent prendre en compte les
leçons de la bande de Gaza.
Un gouvernement palestinien d’unité nationale composé du Hamas et du Fatah serait-il un partenaire
pour la paix ?
Dès le moment où le Hamas s’empara du pouvoir à Gaza, il se prononça pour la violence, s’opposa à toute
solution en faveur de deux Etats, et refusa de reconnaître le droit d’Israël à l’existence, ce qui, avec les implications directes du Hamas dans le terrorisme, incita le Quartet à poser trois
conditions essentielles devant être avalisées par tout gouvernement palestinien désireux d’être tenu pour légitime par la communauté internationale et de bénéficier de la coopération de cette
dernière : droit d’Israël à l’existence, renoncement au terrorisme et à la violence, acceptation des accords et des obligations précédemment conclus.
La communauté internationale a exigé que tout gouvernement palestinien s’engage à respecter ces trois
conditions et à ne pas comporter de membre refusant de s’engager dans la même direction. Il s’ensuit qu’un gouvernement d’unité nationale incluant les extrêmistes du Hamas ne peut être un
partenaire à des négociations de paix.
Les conditions prescrites par le Quartet et sans cesse rejetées par le Hamas ne sont pas des obstacles
à la paix, mais plutôt des conditions fondamentales permettant à la communauté internationale de déterminer dans quelle mesure un gouvernement palestinien est capable de prendre part à des
pourparlers de paix.
L’idéologie extrémiste du Hamas exclue tout compromis avec Israël. La charte du mouvement prévoit en
effet qu’Israël sera rayé de la carte par l’islam et, dans son slogan officiel, souligne que “le Jihad est sa voie, la mort pour l’amour d’Allah est le plus cher de ses vœux.” Le Hamas est
partisan de la violence, terrorisme compris, et de toutes les manœuvres politiques pour satisfaire son principal objectif : l’établissement d’un Etat palestinien extrémiste en lieu et place
d’Israël.
Compte tenu de ses objectifs équivoques et de son approche dogmatique, le Hamas est incapable de
modérer ses ardeurs envers Israël. Les négociations de paix avec l’Autorité palestinienne n’apporteront pas de changements aux ambitions et au comportement du Hamas, au contraire, elles
provoqueraient un durcissement au sein même de l’Autorité palestinienne.
Reconnaître la légitimité internationale d’un gouvernement palestinien qui refuse de se conformer aux
principes fondamentaux énoncés par le Quartet compromettrait gravement les perspectives de paix et trahirait la confiance de tous ceux qui, des deux côtés, sont convaincus de la pertinence de la
solution de deux Etats et aspirent à la transformer en réalité.
Pourquoi les incitations à la haine sont-elles une menace pour la paix
?
La paix ne pourra régner entre Israël et les Palestiniens tant que des générations de Palestiniens
auront été nourris d’une haine anti-israélienne implacable. Cette haine alimente à son tour le terrorisme. L’acceptation du droit d’Israël à une existence pacifique ne se limite pas à des
signatures sur une feuille de papier ; elle doit croître dans les cœurs et les esprits du peuple palestinien. La paix est depuis toujours inculquée aux descendants du peuple juif. Les
Palestiniens doivent en faire autant le plus tôt possible.
Le réseau éducatif palestinien, les médias, la littérature, les chansons, le théâtre et le cinéma
palestiniens sont tous mobilisés au profit de cet endoctrinement extrémiste qui dégénère volontiers en antisémitisme flagrant. Les incitations à la haine et à la violence sont envahissantes dans
la société palestinienne, surtout dans la bande de Gaza dominée par le Hamas. Elles sont patentes dans les crèches, les jardins d’enfants, les mouvements de jeunesse, les écoles, les universités,
les prêches dans les mosquées et les manifestations dans les rues.
Ces incitations à la haine revêtent plusieurs aspects, à commencer par le déni total de l’existence
physique d’Israël : ainsi dans les cartes géographiques utilisées dans les écoles et les universités, le mot “Israël” est totalement absent, à l’instar des noms de villes et localités
israéliennes.
La classe politique et les dirigeants spirituels palestiniens s’acharnent à démentir les liens du
peuple juif avec la terre d’Israël. En contestant l’histoire juive (et le Nouveau Testament dans la foulée), les dirigeants palestiniens s’efforcent de promouvoir un narratif qui désavoue le
droit des juifs à leur patrie historique. La paix ne pourra être atteinte tant que le droit du peuple juif à posséder son Etat-nation dans sa patrie historique sera récusé.
L’incitation à la haine prend également la forme d’un martyrologe du terrorisme. Les pourfendeurs
d’Israël chantent les louanges des “martyrs” qui se sont fait exploser pour la bonne cause, donnent leurs noms à des écoles et à des équipes de football, et les présentent comme des modèles à
imiter.
Cette propagande incendiaire ne fait aucune distinction entre l’Etat d’Israël et les juifs, et exploite
des caricatures antisémites représentant les mêmes motifs et les mêmes stéréotypes que celles des nazis.
Ce phénomène est de mauvais augure pour la prochaine génération qui a été éduquée au mépris de la
conciliation et au culte de la mort et de la destruction. Des enfants comme ceux de la bande de Gaza qui ont appris depuis leur plus jeune âge à haïr, à tuer et à détruire sont un drame pour leur
propre peuple et un danger potentiel pour les autres peuples.
Il faut se poser la question de savoir quel avenir cette industrie de la haine propose à la prochaine
génération de Palestiniens à qui elle a été enseignée depuis l’enfance. Sera-t-elle capable de penser en termes de paix, de bon voisinage, de tolérance et de compromis ? La société palestinienne
pourra-t-elle créer le nouvel état d’esprit indispensable à la paix, plutôt que se contenter de signer un traité de paix ?
On ne peut ignorer les émotions intenses ressenties par les deux parties au conflit. Les souffrances,
les frustrations existent également du côté israélien. Mais entre les sentiments personnels de colère et de frustration, d’un côté, et la promotion d’une culture de la haine, de l’autre, la
différence est énorme.
Contrairement à une grande partie de la société palestinienne, la population israélienne considère la
paix comme le plus noble de ses objectifs : la paix est, au niveau individuel et collectif, la plus haute aspiration. Le désir de paix et de normalisation de la vie quotidienne est au cœur même
de la conscience et de la culture d’Israël. En témoignent la multitude de chants, de livres, d’objets d’art et d’articles que la paix a inspiré depuis l’établissement de l’Etat d’Israël. La paix
est une valeur suprême, le rêve de toutes les mères et de tous les pères, l’incarnation de l’idéal sioniste qui prône la paix et la coopération avec les peuples voisins.
Il n’est pas de raison valable pour laquelle les enfants israéliens sont éduqués à la paix et à la
coexistence dans leurs écoles, tandis que leurs pairs palestiniens apprennent à glorifier les auteurs d’attentats suicide et à aspirer au “martyre” par Jihad interposé. Ceux qui désirent la paix
doivent l’enseigner, non promouvoir la haine et le meurtre.
Le conflit prend sa source dans le refus obstiné des Palestiniens et du monde arabe à
reconnaître le droit du peuple juif à un Etat sur le territoire de sa patrie historique.
Pour quelles raisons Israël doit-il être reconnu en tant qu’Etat-nation juif
?
Si l’on attend d’Israël qu’il reconnaisse la légitimité d’un Etat pour le peuple palestinien, ce
dernier doit au même titre reconnaître Israël en tant qu’Etat-nation du peuple juif.
La justification de cette reconnaissance coule de source. L’Etat d’Israël est un Etat fondamentalement
juif du fait des liens entretenus pendant 3500 ans par le peuple juif avec la terre d’Israël (qu’on l’appelle Erets-Israël, Palestine ou Terre sainte). Qui plus est, les juifs ont, comme tous les
autres peuples, droit à l’autodétermination et il n’est au monde d’autre pays où le peuple juif puisse exercer ce droit, pas d’autre pays où le peuple juif puisse revendiquer sa souveraineté, où
il puisse mener sa vie conformément à ses coutumes et à ses convictions, à sa langue et sa culture, à ses objectifs et ses projets d’avenir. Et ce, tout en préservant son identité dans un Etat
juif et démocratique dont tous les citoyens jouissent de la liberté et d’une égalité pleine et entière quels que soient leur religion, leur sexe et leur appartenance
ethnique.
Le droit du peuple juif à exercer son autodétermination en Terre d’Israël fut pour la première fois
entériné en 1922 par la Société des Nations (qui précéda les Nations Unies). En 1947, peu après l’établissement des Nations Unies, fut adoptée la résolution 181 de l’Assemblée générale de l’ONU
préconisant la création d’un Etat juif et d’un Etat arabe sur le territoire du Mandat britannique. L’objectif de cette résolution consistait à établir deux Etats-nations pour deux peuples, un
concept qui fut accepté par la population juive, mais rejeté par les pays arabes qui se lancèrent immédiatement dans une guerre contre l’Etat juif en devenir.
La longue histoire du conflit et les difficultés actuelles font la preuve que le conflit prend sa
source dans le refus obstiné des Palestiniens et du monde arabe à reconnaître le droit du peuple juif à un Etat sur le territoire de sa patrie historique. C’est ce qui explique le rejet par les
Arabes de toutes les propositions de partition, du Plan de partition de 1947 au rejet par les Palestiniens de toutes les offres israéliennes de paix – en particulier celles de Camp David et de
Taba en 2000 – qui auraient pu déboucher sur l’établissement d’un Etat palestinien aux côtés de l’Etat juif. On ne peut que déplorer que les Palestiniens aient toujours consacré plus d’efforts à
tenter de détruire l’Etat juif qu’à établir leur propre Etat.
La reconnaissance d’Israël en tant qu’Etat-nation du peuple juif n’est pas seulement une question de
principe ou de justice historique, elle est au cœur de la résolution du conflit, la seule à garantir la poursuite de l’existence d’Israël.
Si Israël n’a jamais conditionné des pourparlers de paix à sa reconnaissance en tant qu’Etat juif, il
n’en demeure pas moins que seule l’acceptation sincère d’Israël en tant qu’Etat-nation du peuple juif garantira une paix durable.
Quelle est la position israélienne concernant l’établissement d’un Etat palestinien
?
A l’instar des précédents gouvernements israéliens qui ont engagé des pourparlers en vue de
l’établissement d’un Etat palestinien, le gouvernement actuel a fait état de sa volonté de négocier une solution fondée sur la vision d’un Etat palestinien vivant dans la paix et la sécurité aux
côtés de l’Etat juif.
Israël n’entend pas imposer son hégémonie aux Palestiniens et préfère que ses voisins
s’auto-gouvernent, possèdent leur drapeau, leur hymne national et un gouvernement capable de gérer leurs affaires. Si les conditions vitales de sécurité d’Israël sont satisfaites et que la
légitimité d’Israël est reconnue formellement en tant qu’Etat-nation du peuple juif, un accord pourra être conclu qui garantira qu’Israéliens et Palestiniens vivent dignement côte à côte, dans la
paix et la sécurité.
Reste à résoudre un problème critique : quelle sera la nature de ce futur Etat palestinien ? Sera-t-il
un Etat démocratique où règnera la loi et l’ordre, qui excluera le terrorisme, la violence et l’incitation à la haine, autrement dit un Etat auprès duquel Israël pourra vivre en paix ? Ou
sera-t-il un Etat anarchique, despotique ou extrémiste qui s’obstinera sur la voie de la violence et du terrorisme, mettant en danger non seulement Israël mais encore la stabilité de toute la
région ?
La dernière chose dont le Moyen-Orient ait besoin est d’un autre “Etat voyou”, et il est hors de
question qu’Israël entérine l’établissement d’un pays terroriste le long de ses frontières. Compte tenu des agressions palestiniennes qui ont débuté longtemps avant l’établissement de l’Etat
d’Israël, la démilitarisation est le seul moyen d’assurer que le futur Etat palestinien ne constitue un danger pour Israël et pour ses voisins. Israël ne peut tolérer que sa région Centre
densément peuplée soit exposée à la menace de milliers de roquettes comme ce fut le cas après l’évacuation de la bande de Gaza et le retrait du Liban, pas davantage que les vagues atroces
d’attaques terroristes et d’attentats suicide qui ont suivi les sommets de Camp David et de Taba qui auraient dû déboucher sur la création d’un Etat palestinien.
Faute de solides garanties internationales garantissant la démilitarisation du futur Etat palestinien,
ce dernier risque de se transformer en un autre Iran – c’est à dire en menace directe pour Israël, pour toute la région et pour le reste du monde.
III - L’économie
Le gouvernement israélien a pris des mesures pour renforcer et promouvoir l’économie
palestinienne. Les résultats se sont avérés encourageants.
Quelles mesures ont été prises par Israël pour promouvoir l’économie de la Cisjordanie
?
Les appels à l’établissement d’un Etat palestinien sont nécessaires mais pas suffisants pour la
réalisation de la vision de “deux Etats pour deux peuples”. De nombreuses mesures ont été prises par le gouvernement israélien pour renforcer et promouvoir l’économie palestinienne. Ces mesures,
bilatérales et multilatérales, ont impliqué l’Autorité palestinienne, Israël et la communauté internationale (gouvernementale et non gouvernementale).
Les résultats se sont avérés encourageants, voire impressionnants, puisque la Banque mondiale et les
statistiques de l’Autorité palestinienne attestent une hausse de 8 % du PIB en Cisjordanie, et que Tony Blair, l’émissaire du Quartet, prévoyait un taux annuel de croissance à deux chiffres dans
une interview accordée au New York Times. Les mesures qui ont servi de levier à ces chiffres enviables sont les suivantes :
1. Mesures facilitant l’emploi de Palestiniens et permettant l’essor des activités
économiques
Plusieurs mesures ont été prises par Israël pour faciliter l’emploi de Palestiniens et booster les
activités économiques de l’Autorité palestinienne. Israël a accru le nombre de travailleurs palestiniens autorisés à travailler en Israël, et le nombre de travailleurs palestiniens autorisés à
passer la nuit en Israël (ce qui représente pour ces derniers une diminution de leurs frais de transport, ainsi que la possibilité de faire des heures supplémentaires pour gagner plus d’argent).
De même Israël a facilité l’entrée d’hommes d’affaires palestiniens en Israël en leur délivrant une carte spéciale qui écourte leur passage aux postes frontière et aux
barrages.
2. Mesures portant sur l’infrastructure économique
Grâce à la coopération étroite avec des partenaires internationaux (gouvernementaux et non
gouvernementaux), Israël a facilité divers projets d’infrastructure en Cisjordanie qui contribuent à la stabilité de l’économie palestinienne.
Parmi les exemples d’investissements d’infrastructure : celui effectué par l’USAID au profit de travaux
destinés à moderniser le poste de contrôle de Gilboa/Jalama situé dans le nord. Désormais ce poste de contrôle pourra être emprunté par des véhicules et non plus seulement par des piétons ; la
construction en Cisjordanie de quatre sous-stations électriques a été réalisée par la Compagnie israélienne d’électricité avec l’aide d’un don généreux de la Banque européenne d’investissement ;
la première pierre du futur quartier d’Al-Jinan a été posée le 13 octobre dernier : la construction d’un millier de logements y est programmée.
3. Coopération économique bilatérale
Outre ces investissements étrangers, Israël entretient des liens étroits de coopération économique avec
les Palestiniens. Cette coopération inclue des dispositions qui garantissent le transfert régulier aux Palestiniens des recettes fiscales ; la reprise des discussions et des réunions de la
Commission économique conjointe créée sous l’égide du Protocole de Paris sur les relations économiques entre Israël et les Palestiniens ; la gestion des postes de contrôle ; le statut des
travailleurs palestiniens en Israël et les transferts de fonds à Gaza. La coopération est également fonctionnelle entre les services douaniers respectifs, ce qui facilite l’importation et
l’exportation de marchandises et de services.
4. Mesures concrètes pour faciliter la liberté de mouvement
Pour promouvoir les activités économiques de la Cisjordanie, Israël a pris des mesures facilitant la
liberté de mouvement : des centaines de postes de contrôle de sécurité et de routes bloquées ont été supprimés dans cette région. Le nombre de postes de contrôle a été réduit de 41 à 14 depuis
juillet 2007. A l’heure actuelle sur ces 24 postes, 12 sont ouverts 24 heures sur 24, sept jours par semaine, afin de faciliter la circulation. De plus, en août 2009, 147 routes jusque là
bloquées ont été rouvertes à la circulation.
Par ailleurs, Israël permet l’entrée d’Arabes israéliens dans les villes de Cisjordanie, notamment à
Jénine, Tulkarem, Jéricho et Bethléem. Ces permis d’entrée contribuent de façon significative à accroître les transactions commerciales dans ces villes et ont considérablement stimulé l’économie
locale. Les revenus tirés des visites d’Arabes israéliens dans ces villes se montent à 8 millions de shekels par week-end.
Israël a également décidé de prolonger jusqu’à minuit les horaires d’ouverture du pont Allenby qui
relie Israël à la Jordanie afin de faciliter le passage des personnes et des marchandises. Cette mesure, censée être poursuivie jusqu’à la fin de l’année, apporte des améliorations
considérables aux personnes traversant le pont et se traduit par des délais de contrôle et de passage plus court. Des instances officielles palestiniennes rapportent que cette mesure a épargné
à l’économie palestinienne des dizaines de millions de shekels.
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