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Jeudi 21 octobre 2010 4 21 /10 /Oct /2010 08:21

 

Analyse : 

Les Juifs américains et le président Obama et Israël et les Démocrates au Congrès

 

BANNER SENTINELLE

 

Les Juifs américains et le président Obama

Par Edward Klein avec Richard Z. Chesnoff - Jerusalem Post | Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

mercredi 20 octobre 2010
desinfos


 
Les relations entre l’administration Obama et le gouvernement Netanyahou sont de nouveau tendues et la cause d’une profonde préoccupation pour les Juifs américains. Les Juifs ont trois veltn (mondes) : di veltn (le monde présent), yene velt (le monde à venir) et Roosevelt.

En près de 80 ans depuis que le président Franklin Roosevelt (FDR) a lancé le ‘New Deal’ avec la promesse « d’aider l’homme oublié », les relations entre les Juifs américains et le Parti Démocrate ont été aussi proches que les lèvres des dents. Même quand les Juifs ont prospéré et se sont assimilés dans le courant majoritaire de la vie américaine, la plupart d’entre aux sont restés fidèles à la vision libérale de FDR et se sont abstenus de suivre le modèle d’autres groupes influents en passant au Parti Républicain. Au cours des 20 dernières élections, 75 % du vote juif est allé en moyenne au candidat présidentiel Démocrate. Comme le dit le vieil adage : « Les Juifs gagnent comme des épiscopaliens et votent comme des Porto Ricains ».

S’il fallait une preuve supplémentaire, elle a été apportée par l’élection de Barack Obama en 2008. Sur une question clé pour beaucoup d’électeurs juifs – le soutien à Israël – le faucon John McCain avait un avantage sur Obama, dont la communion passée avec le révérend antisémite Jeremiah Wright et le Professeur diffamant Israël à l’université Columbia Rashid Khalidi ont soulevé des questions troublantes. Pourtant, quand les votes furent décomptés, Obama avait mis une raclée à McCain parmi les Juifs par une stupéfiante marge de 57 %.

« Après des décennies d’implication dans le mouvement des droits civils de la part des Juifs américains, Obama remua des émotions profondes dans la communauté juive », nous dit Bret Stephens, rédacteur en chef adjoint du ‘Wall Street Journal’. L’alliance Noirs- Juifs fut rompue à la fin des années 1960, et les Juifs ont toujours aspiré depuis à la restaurer. Les Juifs se sont sentis bons de voter pour Obama, non seulement parce qu’ils votaient pour quelqu’un avec qui ils étaient d’accord et appréciaient, mais ils votaient aussi pour une espèce de rédemption ».

Tout cela devrait conforter le président Obama alors que son Parti s’apprête à des élections à la mi-mandat hautement disputées à l’automne, et se bat pour maintenir sa majorité au Congrès et au Sénat. Confronté à une frustration du public sur une économie malade, à un chômage élevé, à des déficits fédéraux massifs et à une immigration illégale hors de contrôle, les candidats Démocrates ont besoin de toute l’aide possible. Et bien que les Juifs ne représentent que 4 % de l’électorat américain, leur activisme politique et leurs prouesses pour recueillir des fonds électoraux leur confèrent un levier dans les Etats importants à ce sujet.

Il n’y a qu’un pépin. Aujourd’hui, un nombre considérable de Juifs américains ont quelques sérieuses craintes concernant Obama. Des sondages récents dans la communauté juive reflètent un déclin significatif du soutien depuis 2008, où 78 % des électeurs juifs ont déposé leur bulletin dans l’urne pour lui. Selon un sondage récent de ‘McLaughlin & Associates’, près de 40 % des électeurs juifs désapprouvent la prise en charge par le président des relations avec Israël, et une majorité d’entre eux envisagent maintenant de voter pour quelqu’un d’autre comme président.

Ces résultats de sondages ne commencent pas à mesurer la profondeur du déplaisir ressenti par de nombreux Juifs concernant l’exercice du président Obama. Leur revue de détails recouvre une large variété de réclamations, allant du comportement glacial du président à l’égard des hommes d’affaires en général et de Wall Street en particulier. Mais ce qui semble vraiment irriter les Juifs américains, c’est le traitement brutal infligé à Israël par le président.

Obama est récemment revenu de sa position sévère à l’égard d’Israël et il est même parvenu à convaincre Israéliens et Palestiniens de s’engager dans des pourparlers directs de paix, remplaçant les pourparlers indirects de « proximité » qui se poursuivaient depuis plus d’un an. Mais Obama n’est pas encore sorti d’affaire avec de larges segments de la communauté juive. Et ses commentaires embarrassants sur la mosquée projetée à ‘Ground Zero’ – il semblait être en faveur avant d’être contre, ou au moins neutre à ce sujet – n’ont pas aidé.

« J’ai commencé à rompre avec Obama il y a 12 mois », déclare Martin Peretz, rédacteur en chef du journal ‘The New Republic’. « Et je sais que beaucoup de Juifs de la côte occidentale éprouvent aussi ‘le remords de l’acheteur’. Le fonds de l’affaire, c’est Israël. Les Juifs vont-ils se mobiliser pour Obama lors des élections d’automne ? Ils pourraient bien être trop embarrassés pour en venir directement à s’opposer à lui. Mais je vais vous donner un signe des temps : Chuck Schumer [Sénateur plusieurs fois réélu de New York] a attendu un an et demi avant de se dresser pour Israël, et il a eu des difficultés à lever des fonds à Wall Street ». (Schumer a refusé de répondre à plusieurs demandes pour commentaires).

« L’hypothèse d’une partie de l’administration Obama c’est que, du fait que les Juifs sont des libéraux, ils ne voteront tout simplement pas pour des Républicains » déclare le milliardaire d’Hollywood Haïm Saban, l’un des méga donateurs de Parti Démocrate. « Obama peut inviter à la Maison Blanche les dix petits trésors de campagne juifs les plus féconds pour une discussion, et prononcer un magnifique discours, et il croira que cela peut résoudre tous ses problèmes avec les Juifs américains. Cela se peut bien, ou bien pas forcément ».

« L’idée que nous avons vu un président noir dans notre vie est merveilleuse », déclare l’ancien maire de New York Ed Koch. « Cela nous a véhiculé l’idée que ce pays a fait un bien grand trajet. Mais je n’ai jamais totalement intégré qu’Obama n’ait pas écouté son pasteur [Jeremiah Wright] faire ces horribles déclarations antisémites pendant 20 ans. Je voulais le croire. Je me suis forcé à le croire. Ce qu’il a fait, c’est de briser cette confiance. Comme l’oeuf Humpty Dumpty, quand vous l’avez brisé, vous ne pouvez pas restaurer la coquille ».

Le problème juif avec Obama peut être retracé depuis son tout premier jour en fonction. Le 21 janvier 2009, il a convoqué son équipe nationale de sécurité dans le Bureau Ovale et imposé une nouvelle politique dure à l’encontre d’Israël. Selon une source témoin de la situation, Obama a déclaré que, pour bien réaliser sa promesse de campagne d’extraire les troupes américaines de la guerre d’Irak, les USA devaient créer une grande coalition d’Etats musulmans modérés pour isoler l’Iran, qui ne faisait pas mystère de son ambition de prendre l’hégémonie nucléaire au Moyen Orient.

La seule manière d’accomplir cet objectif, dit le président, était d’éliminer le poison du conflit israélo-palestinien, qui fournit à l’Iran une excuse pour attiser des troubles. Aussi, il était vital pour l’intérêt national des Etats-Unis d’arrêter la construction d’implantations par Israël sur la Rive Occidentale occupée et la construction de logements à Jerusalem Est, et d’obliger l’Etat juif à résoudre le problème palestinien.

De précédents gouvernements ont fait autant de bruit sur le règlement de la paix au Moyen-Orient, et tout d’abord, les dirigeants juifs ne se sont pas alarmés des fuites concernant un changement fondamental de la politique américaine. Cependant, un indice sur les intentions d’Obama est intervenu en mars 2009, quand Abe Foxman, le directeur national de ‘l’Anti-Defamation League, a rencontré le chef de cabinet du président, Rahm Emanuel. « C’est le moment de vérité pour Israël » déclara Emanuel, selon Foxman. « Ce président est déterminé à faire la paix entre Israël et es Arabes ».

Pour beaucoup de Juifs, il semblait hautement improbable qu’un tout nouveau président choisirait de s’aliéner Israël, l’allié le plus loyal et le plus ancien de l’Amérique au Moyen-Orient. Mais alors, en avril 2009, quand Obama fit son premier voyage outre-mer, il visita la Turquie, pays musulman, et pendant une rencontre à Londres il fit la courbette devant le roi Abdullah d’Arabie saoudite. Deux mois plus tard, il retourna dans la région et fit un discours marquant au Caire, où il annonça son intention de rechercher « un nouveau départ entre les Etats-Unis et les Musulmans à travers le monde ».

De façon compréhensible, les Juifs américains furent contrariés que le président ne soit pas parvenu à inclure Israël dans son voyage au Moyen-Orient. Mais ce qui leur resta encore plus en travers de la gorge, ce fut que Obama semblait adopter la narration arabe expliquant l’existence d’Israël – à savoir qu’Israël ne méritait son existence que du fait de la souffrance passée des Juifs en Europe, en particulier pendant l’Holocauste. Nulle part dans son discours du Caire, Obama ne mentionna le fait que les Juifs avaient une histoire de 3.000 ans sur le Terre Promise. Les choses ne firent qu’empirer quand le président convoqua une réunion de dirigeants juifs en juillet. 14 organisations juives majeures étaient représentées.

« Je suis d’accord avec votre objectif d’apporter la paix au Moyen-Orient, déclara Abe Foxman au président, mais la perception est que vous ne faites pression que sur Israël, et pas sur les Arabes ». Foxman dit que le président était d’accord. Une autre personne assistant à la réunion dit : « Si vous voulez qu’Israël prenne des risques pour la paix, la meilleure manière est de faire sentir à Israël que son ami loyal est derrière lui ».

« Vous avez complètement tort, aurait répondu le président. Au cours des huit années écoulées [sous le gouvernement Bush], Israël avait un ami aux Etats-Unis il n’a pas fait la paix ».

« Je revins de la réunion convaincu que le gouvernement Obama avait introduit une nouvelle stratégie et qu’elle se révèle par étapes » nous dit Foxman. « Contrairement à d’autres gouvernements, celui-ci applique une corrélation au Moyen-Orient. Il déclare que si seulement vous résolvez le conflit israélo-palestinien, la plupart des problèmes du Moyen-Orient peuvent être améliorés et que les lions se reposeront auprès des agneaux.

Une source qui assista à la réunion nous dit aussi : « Tous les conseillers du président pour le Moyen-Orient, à commencer par George Mitchell, croient dans la corrélation, et ils disent au président ‘vous devez prouver au monde arabe que vous êtes différent des autres présidents et êtes capable de vous séparer d’Israël, de prendre vos distances sur la question des implantations. Après tout, les implantations sont quelque chose que les Juifs américains n’apprécient pas non plus. Ainsi c’est une proposition gagnant-gagnant ».

‘L’Anti-Defamation League’ fut la première grande organisation juive à critiquer ouvertement le président sur la question du Moyen-Orient. Bientôt, d’autres groupes commencèrent à rejoindre le chœur. Cependant, la grande majorité des Juifs restèrent fermement derrière Obama et le projet politique libéral de son administration. Ils n’étaient tout simplement pas encore prêts à critiquer le premier président américain noir de leur pays, un homme dans lequel ils avaient investi tant de leurs propres rêves et espérances.

Le 10 mars de cette année, un officiel de niveau relativement modeste au ministère de l’intérieur publia un permis de construire pour 1.600 nouveaux logements pour des Israéliens du quartier Ramat Schlomo à Jerusalem Est. L’annonce mal calculée survint le jour même où le vice-président Joe Biden arrivait pour un bref passage, en vue de pourparlers de paix indirects entre Israël et les Palestiniens. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou présenta aussitôt ses excuses à Biden, qui accepta l’expression de son regret. Mais Mahmoud Abbas, président de l’Autorité Palestinienne, annula les « pourparlers de proximité ».

Le jour suivant, à la réunion hebdomadaire régulière programmée au petit-déjeuner entre le président et la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, Obama fit connaître clairement ses sentiments. Selon ses vues, les Israéliens avaient humilié volontairement son vice-président et tenté de saboter son plan de paix. C’était un affront personnel, et il ne supporterait pas un tel traitement. Il donna instruction à Clinton d’appeler Netanyahou et de lui lire l’acte de prévention des émeutes.

Le jour suivant, au cours d’une harangue de 42 minutes, Clinton soumit Netanyahou à un ensemble d’ultimatums. Entamant chaque remarque par la phrase : « J’ai reçu pour instruction de vous dire », elle exigea qu’Israël libère un nombre substantiel de prisonniers palestiniens comme preuve de bonne volonté ; de lever le siège de Gaza ; de suspendre toutes les implantations sur la Rive Occidentale et à Jerusalem ; d’accepter qu’un nombre symbolique de Palestiniens bénéficie du « droit au retour » en Israël dans un futur traité de paix ; et de donner son accord pour placer la question du statut de Jerusalem au sommet de l’agenda des pourparlers de paix.

« Si vous refusez ces exigences, déclara Clinton à Netanyahou selon mes sources, le gouvernement des Etats-Unis en conclura que nous ne partageons plus les mêmes intérêts ». Netanyahou se mordit la langue et demeura évasif sur les exigences américaines, bien qu’il acceptât finalement de soulager le blocus de Gaza ».

Ce même vendredi, l’ambassadeur Michael Oren fut convoqué au Département d’Etat et reçut une sévère réprimande. Une personne qui le vit cette nuit-là à une soirée le décrivit comme « secoué ». Et les choses ne s’achevèrent pas là. Dix jours plus tard, Netanyahou fut invité à la Maison Blanche, où il fut traité moins qu’élégamment.

La Maison Blanche parut étrangement indifférente à la perception de ressentiment que le traitement de Netanyahou souleva dans la communauté juive. Car peu après le retour de Netanyahou en Israël, le président risqua de provoquer un scandale encore plus grand chez les Juifs en insinuant que des soldats américains mouraient en Irak et en Afghanistan parce qu’Israël refusait un accord de paix avec les Palestiniens. Le conflit israélo-arabe « nous coûte significativement aussi bien en termes de sang que de trésorerie » dit-il.

Une perception commença de se répandre dans la communauté juive du fait que l’administration Obama n’était pas seulement extérieurement hostile à Israël mais peut-être, sans même le savoir, aux Juifs aussi. Cette thèse fut vigoureusement défendue par Jonathan Kellerman, l’auteur de romans de suspense à grand succès, et professeur de clinique pédiatrique à l’université de l’Ecole de Médecine Keck en Californie du Sud

« Mon opinion personnelle… est que la séparation d’Israël et du judaïsme est structurellement mensongère, écrit Kellerman, La terre d’Israël est une denrée essentielle du judaïsme pleinement pratiqué ».

Ainsi, il est impossible d’être anti-Israël et de ne pas être anti-juif. Et en fait, la guerre menée contre Israël par le monde musulman est, en son cœur, une dispute religieuse. Les islamistes radicaux ne parlent plus des sionistes : ils en viennent au but et diffusent leur objectif d’éradiquer la communauté juive à travers le monde ».

L’impression d’un préjugé anti-juif aux échelons les plus élevés de l’administration Obama, bien que non prouvée, a reçu une force supplémentaire en avril quand James Jones, le Général de Marines 4 étoiles en retraite, qui servit Obama comme conseiller à la Sécurité Nationale, fit un discours à l’Institut de Washington pour la Politique au Proche Orient et entama ses remarques avec une plaisanterie qui fut largement interprétée par nombre de Juifs comme manifestement antisémite.

« Je voudrais juste vous raconter une histoire que je crois vraie, entama Jones. Elle est arrivée récemment dans le Sud de l’Afghanistan. Un membre des Taliban était séparé de son groupe de combat et errait depuis plusieurs jours dans le désert, perdu, sans nourriture ni eau. Et il regardait l’horizon et aperçut quelque chose ressemblant à une petite cabane et il marcha vers la cabane. Et quand il y parvint, il s’avéra que c’était une petite boutique, propriété d’un marchand juif. Et le guerrier Taliban alla vers lui et dit : « j’ai besoin d’eau. Donne-moi de l’eau ». Le marchand répondit : « Désolé, je n’ai pas d’eau, mais veux-tu une cravate ? Nous avons de jolies cravates en soldes aujourd’hui ».

« Sur quoi le Taliban éructa une vocifération de mots que je ne peux pas répéter, sauf au sujet d’Israël, au sujet du Peuple juif, et sur l’homme lui-même, sur sa famille, il dit seulement : ‘J’ai besoin d’eau, tu essaie de me vendre des cravates, ton peuple ne comprend rien’.

« Et le marchand se tint là impassiblement jusqu’à ce que le Taliban achève sa diatribe et lui dit : ‘Eh bien désolé de ne pas avoir d’eau pour toi et je te pardonne pour toutes les insultes que tu m’as infligées à moi, ma famille, mon pays. Mais je vais t’aider. Si tu montes cette colline et marches environ trois kilomètres, il y a un restaurant là-bas où ils ont toute l’eau dont tu as besoin ». « Et le Taliban, au lieu de remercier, grommelant encore sous cape, disparut sur la colline, pour revenir une heure plus tard. En avançant vers le marchand, il dit : ‘Ton frère m’a dit qu’il faut une cravate pour entrer au restaurant ».

A un certain point, beaucoup de Juifs commencèrent à se demander s’il y avait quelque chose de plus derrière l’approche conflictuelle de l’administration à l’égard d’Israël qu’une simple différence de politique. Résultat, ils commencèrent à regarder à deux fois le passé d’Obama, à la recherche d’indices sur son comportement actuel. En particulier, ils furent curieux de savoir comment les politiciens des combats sans foi ni loi de Chicago avaient donné forme à Obama.

« Peut-être que les Juifs et les Noirs avaient été autrefois les plus proches alliés à Chicago, dit Joseph Aaron, le rédacteur en chef libéral du ‘Jewish News’, le journal juif à plus grand tirage de Chicago, mais durant les années où Obama a été formé, beaucoup de jeunes noirs, en particulier le quartier Sud où vivait Obama, étaient sujets à une animosité envers les Juifs et Israël.

« Deux questions centrales séparaient Noirs et Juifs ces années-là. Les Noirs voyaient dans la discrimination positive une façon de vaincre les préjugés, alors que beaucoup de Juifs la voyaient comme un système de quota conçu pour les tenir à l’écart. C’était aussi une époque où Israël, tenu à l’écart par beaucoup de nations, en particulier en Afrique noire, choisit de forger des liens étroits avec le régime d’apartheid de l’Afrique du Sud. Cela comprenait la vente d’armes d’Israël à l’Afrique du Sud. Nous n’avons jamais réalisé le degré auquel ces liens avec l’Afrique du Sud ont heurté la sensibilité noire.

« Additionnez tout cela et vous n’arrivez pas à un Obama antisémite. Ce n’est pas cela Obama. Ce à quoi vous arrivez, c’est quelqu’un qui ne comprend pas vraiment notre attachement à Israël ou l’importance d’Israël pour les Juifs comme Peuple, un président qui n’a pas un amour viscéral pour Israël comme certains de ses prédécesseurs, mais quelqu’un qui comprend la position palestinienne mieux que tout autre président que nous ayons eu, quelqu’un sans aucune affinité naturelle avec les Juifs ou Israël, et quelqu’un qui approche le Moyen-Orient, comme il le fait avec la plupart des autres sujets, sans passion ni désir brûlant de régler le problème ».

Comme le ‘New York Times’ l’a écrit sur Obama dans les mois menant à la Convention Démocrate Nationale de 2008 : “Le secret de sa transformation de nouveau venu à celle de celui à deux doigts de demander la nomination Démocrate au élections présidentielles peut être décrite comme la politique de l’unité maximale. Obama est passé de sa position gauchiste… vers des cercles plus centristes ; il a forgé des alliances avec la foule de la réforme pour la bonne gouvernance pour être adopté plus tard par les patrons tout-puissants de la ville ; Il s’insurgea contre la politique des magouilleurs mais s’engagea dedans si nécessaire ; et il sympathisa avec les opinions des amis palestiniens avant de courtiser adroitement la puissante communauté juive de la ville ».

Cette courtisanerie valut à Obama le soutien de certains Juifs parmi les plus riches de Chicago.

Parmi eux, Penny Pritzker de la famille possédant la chaîne des hôtels Hyatt ; Betty Lu Saltzman, fille du dernier baron de l’immobilier Philip Klutznik ; l’ancien parlementaire Abner Mikva ; Lester Crown, un bienfaiteur milliardaire, des œuvres de charité juives ; et Lee Rosenberg, un magnat de la presse et du spectacle, qui accompagna Obama en 2004 pour sa visite de campagne en Israël pour l’élection sénatoriale, où il plaça une prière pour la paix écrite à la main dans les interstices du Mur Occidental.

Peu de ces donateurs des premiers temps ont publiquement critiqué le président pour sa ligne dure contre Israël. Mais nos sources nous disent qu’au moins trois de ses soutiens de Chicago - Penny Pritzker, Lester Crown et Lee Rosenberg, le président de l’AIPAC récemment nommé – ont exprimé en privé leur désarroi dans des conversations officieuses avec Obama.

Certaines personnes mettent le problème juif d’Obama sur le dos de ses conseillers, dont son directeur de Cabinet récemment parti Rahm Emanuel : son le père israélien était membre du mouvement Irgoun clandestin pendant la guerre d’indépendance d’Israël ; Dennis Ross, le conseiller spécial du département d’Etat pour le Golfe Persique ; George Mitchell, l’envoyé spécial du président au Moyen-Orient ; et Valerie Jaret, amie proche de la famille Obama qui assiste à pratiquement toutes les réunions du président, elle est généralement la dernière personne à quitter le bureau ovale.

Mais Richard Chesnoff, qui possède plus de 40 ans d’expérience de reportages au Moyen-Orient et qui a fait une recherche élargie sur le style de gestion d’Obama, n’est pas d’accord avec cette évaluation. « A mon avis a écrit Chesnoff, le problème d’Obama pour traiter de l’énigme arabo-israélienne ne provient pas des avis qu’il tient de ses conseillers, mais plutôt de son style d’homme unique et de sa vision surdimensionnée de ses propres talents de direction. Obama croit que quels que soient les risques contraires, il peut mettre tout le monde d’accord dans le style ‘kumbaya’, jusqu’à ce que nous puissions résoudre des problèmes insolubles. De façon peut-être encore plus flagrante, il semble avoir un sens exagéré de sa propre profondeur de compréhension du Moyen-Orient, qui n’est tout simplement pas confirmée par sa formation ou son expérience ».

« Le problème, c’est la naïveté de l’administration Obama », ajoute Robert Lieber, professeur de Sciences Politiques à l’université Georgetown. « Le président est arrivé en fonction avec l’hypothèse que le conflit israélo-palestinien est de loin le problème urgent le plus urgent dans la région – ce qu’il n’est pas – et qu’il est la clé pour déverrouiller tout le reste dans la région. Et ils croient que la situation était mûre pour progresser, ce qu’elle n’est absolument pas ».

A la fin mars, la plus grande partie de la communauté juive organisée criait vent debout contre le traitement d’Israël par l’administration Obama.

Cependant, la voix du sénateur de New York plusieurs fois réélu, Chuck Schumer, l’officiel juif élu le plus influent à Washington, était d’un silence assourdissant. Cela donna à Ed Koch, incurable mouche du coche, l’opportunité de railler son ennemi Schumer sur son site Internet, « Ed Koch Commentary ».

« Chuck Schumer en veut à mon blog dit Koch. Comment pouvez-vous exprimer cela ? Je suis un protecteur d’Israël ». Et je le dis : « Chuck, tu ne t’exprimes pas ! » et il répondit : « Je le fait en coulisses ». Il était contrarié parce qu’il y avait une pièce me citant disant : « Il est évident que Chuck veut être le dirigeant de la majorité au Sénat si Harry Reid s’en va, et Chuck ne veut pas critiquer le président et diminuer ses chances ». Pendant le mois d’avril, la pression sur Schumer continua de monter. Enfin, quand P.J. Crowley, le porte-parole du département d’Etat, annonça lors d’une conférence de presse, que la relation entre Israël et les USA dépendait du rythme des négociations de paix, Schumer ne pouvait plus tenir sa langue davantage.

« Cela est effrayant, dit-il. C’est un coup de poignard, parce que la relation est bien plus profonde que les désaccords sur les négociations et la majorité des Américains – Démocrates, Républicains, Juifs, non juifs – le ressentent. Alors j’ai appelé Rahm Emanuel et la Maison Blanche et j’ai dit : « Si vous ne retirez pas cette déclaration, vous allez m’entendre publiquement exploser à ce sujet. Vous devez montrer à Israël qu’il ne sera pas forcé de faire des choses qu’il ne veut pas faire et ne peut pas faire. Et en même temps, vous devez montrer aux Palestiniens qu’ils n’obtiendront pas ce qu’ils veulent en restant calés sur leur position sans rien donner, et sans reconnaître qu’il existe un Etat d’Israël. Et dès maintenant, il y a une bataille qui se déroule au sein de l’administration. Un côté est d’accord avec nous, l’autre pas, et nous ferons de grands efforts pour nous assurer que c’est le bon côté qui gagnera. Sinon, nous devrons le prendre à la prochaine étape ».

Après le ‘J’accuse’ de Schumer, il devint évident qu’Obama avait ‘exagéré sa main’. En partie, il apparut que le président s’était permis de se laisser influencer par le volume croissant de la colère anti-Israël provenant de l’aile Gauche du Parti Démocrate, en particulier les étudiants radicaux des campus, où les appels à la « délégitimation » de l’Etat juif sont devenus strictement ‘kasher’. En partie aussi, il a mis probablement trop de poids sur les études sociologiques récentes qui indiquent un glissement dans les attitudes des Juifs américains sur Israël.

« La majorité des Juifs américains d’aujourd’hui ne se considèrent plus eux-mêmes comme des concurrents ou des victimes, dit Benyamin Jolkovsky, éditeur et rédacteur en chef du magazine Internet largement consulté ‘JewishWorldReview.com ’. Ceci est positif. Mais ce sentiment d’égalité a aussi produit un côté commun négatif. La peur provient de ce que être un concurrent donnait à la plupart des Juifs, même les non religieux, un sens de la responsabilité dans la cohésion concernant leur identité juive en général et Israël en particulier.

« Cela a changé. Je ne suis pas un citoyen âgé, mais la génération d’aujourd’hui n’a pas été témoin de l’Holocauste, ils n’ont pas compris ce que signifiait la naissance d’Israël, ils ne se souviennent même pas des menaces réelles de la Guerre de Six Jours en 1967, ils n’ont probablement jamais lu le roman Exodus. Ils ne comprennent pas que quand vos ennemis disent qu’ils veulent vous détruire, ils le pensent vraiment ».

Par-dessus tout ce sur à quoi Obama ne s’attendait pas, c’est que malgré tous les changements en place chez les Juifs « progressistes » plus jeunes, Jerusalem demeure le câble électrique dans la politique américaine. La personne qui sembla comprendre cela mieux que tout autre était Elie Wiesel, lauréat du Prix Nobel et survivant de l’Holocauste, qui plaça des pages entières de publicité dans les journaux américains pour exprimer son opinion sur la ville de Jerusalem.

Pour moi, le juif que je suis, Jerusalem se situe au-dessus de la politique, écrivait Wiesel. Elle est mentionnée plus de 600 fois dans l’Ecriture – mais pas une seule fois dans le Coran. Sa présence dans l’histoire est surabondante. Il n’y a pas de prière plus émouvante dans l’histoire juive que celle qui exprime notre aspiration à retourner à Jerusalem ».

Pour beaucoup de théologiens, c’est une histoire juive, pour beaucoup de poètes, une source d’inspiration. Elle appartient au Peuple juif et c’est beaucoup plus qu’une ville ; elle est ce qui relie un Juif à un autre d’une manière qui demeure difficile à expliquer. Quand un Juif visite Jerusalem pour la première fois, ce n’est pas la première fois, c’est un retour à la maison ».

Klein eut un entretien avec Wiesel après un déjeuner privé qui eut lieu au début mai avec le président Obama à la Maison Blanche. « L’invitation arriva avant les déclarations publiques sur Jerusalem, dit Wiesel. Ce fut un excellent déjeuner. Pas un entretien mineur. Tout était essentiel.

Je compris sa position. Nous n’étions pas d’accord en tous points. Le président voulait savoir pourquoi Bibi ne licenciait pas le ministre qui avait fait cette annonce sur Jerusalem. Je répondis qu’il aurait dû se tourner vers son Parti pour dire : « Donnez moi quelqu’un d’autre ». Mais il ne l’a pas fait, puis il y a eu une réaction en chaîne.

« La plupart des problème, entre l’Amérique et Israël, demeurent, mais l’intensité des deux côtés et les récriminations se sont dissipées. Pendant notre déjeuner, il était clair que le président sait au moins que Jerusalem est le centre de l’histoire juive, et il sait que vous ne pouvez pas ignorer 3.000 à 4.000 ans d’histoire. Je crois que la seule manière de parvenir à la paix est de placer Jerusalem à la fin des négociations, pas au commencement ».

Cet l’été, avec les élections de la mi-mandat de l’automne, encore plus menaçantes dans les supputations de la Maison Blanche, l’administration Obama sembla assouplir quelques unes de ses initiatives politiques les plus controversées au Moyen-Orient. Par exemple, sur Jerusalem, la Maison Blanche concéda que la question du statut de la cité devait désormais se placer à la fin des négociations entre Israël et la Palestiniens, comme le désirait Wiesel, plutôt qu’au commencement, comme le voulait le président à l’origine.

Avec ce virage apparent à 180° en substance, la Maison Blanche lança une offensive de charme pour regagner l’allégeance de la communauté juive. Le président donna le ton. Il envoya une lettre personnelle à Alan Solow, président de la Conférence des Présidents des principales organisations juives, dans laquelle il réaffirmait son soutien à la sécurité d’Israël. Et il fit suivre cela d’un message chaleureux de félicitations à l’occasion du 62ème anniversaire de l’indépendance d’Israël.

Dans le même temps, des rabbins pro-Obama de communautés locales dans toute l’Amérique étaient invites à la Maison blanche pour des fêtes de bavardages avec Emanuel, Daniel Shapiro, le conseiller adjoint à la sécurité nationale qui s’occupe du Moyen-Orient, et Dennis Ross, l’officiel en charge de l’Iran de plus haut rang à la Maison Blanche. « Les trois hommes déclarèrent aux rabbins du Parti Démocrate que l’administration avait trois priorités au Moyen-Orient » rapporta Caroline Glick dans le Jerusalem Post. « D’abord, Obama cherche à isoler l’Iran. Ensuite il cherche à réduire de façon significative la présence militaire des USA au Moyen-Orient, en particulier en Irak. Et troisièmement, il cherche à résoudre le conflit palestinien avec Israël”.

Faisant partie de sa campagne de relations publiques, la Maison Blanche disposa de David Axelrod pour faire un mea culpa limité. « Avec une certaine partie de la direction de la communauté juive, il y a eu quelques secousses sur la route au cours des 15 derniers mois » admit Axelrod lors d’une conversation téléphonique.

« Certaines de ces secousses ont résulté purement d’un manque de communications de notre part. Je crois que nous n’avons pas fait un aussi bon travail que nous l’aurions pu dans nos communications avec la communauté juive pendant la première année environ de l’administration. Nous avons eu un épisode soutenu et vigoureux de communications ces derniers mois, et je crois que cela a été utile ».

Le couronnement de l’offensive de charme à Washington est survenu en juillet, quand Netanyahou est revenu à Washington et se vit à ce moment là dérouler le tapis rouge. Il fut honoré d’un déjeuner de travail dans la salle du conseil et d’une conférence de presse conjointe avec Obama. Et il y eut nombre d’opportunités pour des photos. Après cela, en septembre, Obama parraina des pourparlers directs entre Israéliens et Palestiniens – pourparlers dont on pouvait attendre quelque succès, ou bien d’en venir seulement à un dur arrêt.

Mais ni l’offensive de charme de la Maison Blanche, ni les ajustements mineurs qu’elle a faits dans sa stratégie politique ne pouvaient masquer un fait irréfutable : ces changements sont tactiques et dans le ton, mais pas substantiels. En fait, les ingrédients essentiels de la politique de l’administration Obama au Moyen-Orient n’ont pas changé. L’objectif est toujours le même – conclure des pourparlers de paix réussis en mettant la pression sur Israël.

« A mon avis, l’administration Obama n’a pas faire marche arrière dans son désir de se faire bien voir du monde arabe » déclare Kenneth J. Bialkin, président de la Ligue d’Amitié Amérique – Israël. « Oui, ils ont cessé de dire que la conduite d’Israël met en danger la vie de soldats américains au Moyen-Orient. Mais la plus grande part de l’offensive de charme était destinée à maîtriser le dommage pour sauvegarder le vote juif cet automne ».

La politique intérieure a certainement joué un rôle dans les calculs du président à l’égard de la communauté juive américaine. Mais à long terme, la realpolitik – un système de relations internationales fondé sur la pratique plutôt que sur des considérations morales – déterminera l’approche d’Israël par Obama. La question majeure en politique étrangère à laquelle fait face Obama, c’est comment sortir l’Amérique du bourbier de deux guerres au Moyen-Orient. Et la vérité désagréable c’est que, pour atteindre cet objectif, il a un besoin décroissant d’Israël. Dans la quête de cet objectif, de plus, Obama attend d’Israël qu’il noue un accord de paix avec les Palestiniens et leurs alliés arabes – peu importe que cette attente soit réaliste ou non.

« Obama et ses gens croient que la direction palestinienne est vraiment prête à un compromis historique » écrit David Horowitz, le rédacteur en chef du Jérusalem Post, né à Londres.

Le triste consensus en Israël – et pas seulement pour les faucons – c’est qu’alors que nous souhaitons que les arabes soient prêts, ils ne le sont pas… A notre grand regret – et à nos grands dépens – nous ne sommes pas convaincus que les relativement modérés comme Abbas et le Premier ministre Salam Fayad n’ont pas internalisé l’idée que les Juifs ont des droits historiques ici aussi ».

En fait, dans les jours précédents la reprise des nouveaux pourparlers de paix, les dirigeants ont laissé la langue de bois pour déclarer qu’alors qu’ils pourraient se préparer à négocier avec Israël, ils ne reconnaîtraient jamais la légitimité d’un Etat juif au Moyen-Orient – raison d’être en soi d’Israël.

En d’autres mots, rien de fondamental n’a changé dans l’approche arabe du droit d’Israël à l’existence depuis la création de l’Etat il y a 62 ans.

Ainsi, que les Israéliens, les Juifs américains et les autres partisans de l’Etat juif l’apprécient ou pas, la dure vérité pendant la seconde moitié du premier mandat d’Obama en fonction, le refus du président de se confronter à la réalité du Moyen-Orient va probablement donner les contours de la politique américaine.


http://www.jpost.com/Magazine/Featu..

 

Israël et les Démocrates au Congrès

Par Daniel Pipes - Jerusalem Post 19/10/2010 | Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

mercredi 20 octobre 2010


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Une chose est très claire après presque 2 ans de contrôle du Parti Démocrate : le soutien des Démocrates à Israël et à son gouvernement est bien moindre que celui des Républicains. Comment doivent voter les électeurs américains concernés par le bien-être et la sécurité d’Israël lors des élections au Congrès du 2 novembre ? Une chose est très claire après presque 2 ans de contrôle du Parti Démocrate sur les branches législatives et exécutives du gouvernement : les Démocrates soutiennent toujours bien moins Israël et son gouvernement que les Républicains.

Si on met ici Barack Obama de côté (il n’est pas le sujet du vote), concentrons-nous sur le Congrès et les électeurs. (Par avance, mes excuses pour la quantité importante de chiffres).   Le Congrès : le modèle du soutien Démocrate faible a commencé dès la semaine suivant le Jour de la prise de fonction en 2009, juste après la guerre Israël - Hamas, quand 60 Démocrates du Parlement (dont ceux de l’aile Gauche comme Dennis Kucinich, Barbara Lee et Maxine Waters) mais aucun Républicain, ont écrit à la Secrétaire d’Etat pour « demander respectueusement que le Département d’Etat attribue des fonds d’urgence à l’organisation anti-Israël UNWRA pour une assistance humanitaire et à la reconstruction » à Gaza.

Dans le même esprit, 54 Démocrates du Parlement mais pas un seul Républicain ont cosigné une lettre à Obama un an plus tard, en janvier 2010, lui demandant de « se faire l’avocat d’améliorations immédiates à Gaza et dans les zones proches » et ont alors listé 10 moyens d’aider le Hamas.

Selon un énorme contraste, 78 Républicains du Parlement ont rédigé une lettre au « Cher Premier ministre Netanyahou » quelques mois plus tard, pour lui exprimer ainsi qu’à Israël leur « constant soutien ». Les signataires n’étaient pas seulement des Républicains mais aussi des membres du Comité d’Etude Parlementaire au congrès, un groupe conservateur.

Ainsi, 54 Démocrates pour le Hamas et 78 Républicains pour Israël.

A la suite de la crise de mars 2010 quand Joe Biden se rendit à Jerusalem, 333 membres des représentants du Parlement ont signé une lettre à la secrétaire d’Etat réaffirmant l’alliance USA – Israël. Les 102 membres qui ne signèrent pas comprenaient 94 Démocrates (dont la présidente de la Chambre Nancy Pelosi) et 8 Républicains, ratio de 12 à 1. 76 Sénateurs signèrent une lettre similaire ; les 24 qui ne signèrent pas comprenaient 20 Démocrates et 4 Républicains, soit un ratio de 5 à 1.

Electeurs : L’opinion publique explique ces différences sur la Colline du Capitole.

Un sondage paru en avril de ‘Zogby International’ a enquêté sur la politique des USA : 10 % des électeurs d’Obama et 60 % des électeurs du Républicain John McCain voulaient le soutien du président à Israël. Etre rude avec Israël ? 80 % des électeurs d’Obama répondaient oui et 79 % des électeurs de McCain disaient non. A l’inverse, 67 % des électeurs d’Obama disaient oui, et 79 % des électeurs de McCain disaient non à une prise de contact avec le Hamas par Washington. Et 61 % des électeurs d’Obama acceptaient un ‘droit de retour’ palestinien, alors que seulement 21 % des électeurs de McCain l’acceptaient.

Près d’un an plus tard, le même sondage interrogeait des adultes américains sur la meilleure manière de traiter le conflit arabo-israélien et il découvrit une « puissante division » sur cette question. 73 % des Démocrates voulaient que le président mette fin au lien historique avec Israël mais traite de la même manière Arabes et Israéliens ; seulement 24 % des Républicains soutenaient ce changement.

Une enquête ce mois-ci demandait si un électeur à l’opinion faite est « plus ou moins enclin à voter pour un candidat que vous percevez comme le candidat pro-Israël. 39 % des Démocrates et 69 % des Républicains préfèrent le candidat pro-Israël. A contrario, 33 % des Démocrates et 14 % des Républicains seraient moins enclins à soutenir un candidat parce qu’il est pro-Israël.

Les Démocrates sont assez équitablement divisés sur Israël, mais les Républicains le préfèrent dans un rapport de 5 à 1.

Un consensus existe sur le fait que les deux Partis s’éloignent de plus en plus avec le temps.

Jeff Jacoby, pro-Israël et conservateur du journal ‘Boston Globe’ pense que « le vieux consensus politique qui mettait d’accord Républicains et Démocrates pour le soutien à la seule démocratie s’épanouissant au Moyen-Orient se brise ».

James Zogby, anti-Israel, et de Gauche, de l’Institut américano-arabe, écrit que « la politique traditionnelle des USA sur le conflit israélo-palestinien n’a pas de soutien bipartisan ».

Grâce aux modifications du Parti Démocrate, Israël est devenu une affaire partisane de la vie politique américaine, un développement malvenu pour elle.

Fin mars, au plus bas des relations USA – Israël, Janine Zacharia écrivit dans le ‘Washington Post’ que certains Israéliens attendent de leur Premier ministre de « rechercher des façons de gagner du temps jusqu’aux élections de la mi-mandat aux USA dans l’espoir qu’Obama perde des soutiens et que davantage de Républicains pro-Israël soient élus ».

Qu’un dirigeant israélien soit considéré capable de faire diminuer le nombre de Démocrates au Parlement confirme les changements soulignés ici. Cela apporte aussi une ligne de conduite aux électeurs.  


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Par Sentinelle - Publié dans : BARAK HUSSEIN OBAMA - Communauté : L'Equipe J.A.G - TOP NEWS -
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