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Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 12:02

 

 

 

Les traités et processus de paix avec l’Egypte et Mazen ont franchi le point de non-retour au Caire.

 

 

 

Par Marc Brzustowski

 

 

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 

 

L’accord initial entre Abu Mazen (qui reprend son nom de guerre) et le Hamas de Mazouk, Meshaal et Haniyeh, a pris Américains et Israéliens par surprise, hier, au Caire, en présence des nouveaux dirigeants antisionistes de la « nouvelle Egypte » présumée « post-islamiste ».

 

Malgré ou à cause de la chute probable du régime syrien d’Assad, à plus ou moins long terme, c’est l’Iran qui se positionne en grand vainqueur de ce virage stratégique dramatique découlant du vent de révoltes dans les pays arabes. Le rôle des chancelleries européennes et américaines soufflant sur les braises d’un « islamisme à visage humain » à la turque, en Tunisie, Libye et, surtout, en Egypte, signe l’aveuglement complet du « Quartette », cramponné à ses mirages du « processus de paix ». Prenant la mesure de la déroute syrienne, mais surtout, du soutien inconditionnel du nouveau gouvernement au Caire, le Hamas se prépare à évincer l’OLP du pouvoir au sein de l’Autorité Palestinienne et à conquérir la Judée-Samarie, au grand dam de Jérusalem et de Washington.

 

Benyamin Netanyahou a eu beau insisté auprès d’Abbas sur sa faiblesse face au groupe terroriste de Gaza, celui-ci, poussé par le rêve d’une reconnaissance unilatérale à l’ONU que ne cesse de lui faire miroiter, notamment, le Quai d’Orsay, pivot de l’Europe, a préféré sauter à pieds joints dans le nouveau train Le Caire-Gaza. Il lui fallait, à tout prix, avant septembre, apparaître, à la tribune, comme le dirigeant, même factice, d’un peuple réunifié pour obtenir, plutôt une reconnaissance symbolique qu’organiser des institutions solides et durables, dans le respect des accords passés. Khaled Meshaal a, quant à lui, surtout besoin d’une nouvelle adresse postale, en phase avec les insurrections populaires et de se démarquer, in extrémis du « Damassacreur » et « tueur en Syrie », son hébergeur patenté Bachar al-Assad.

 

L’illusion a été totale, alors que Bibi Netanyahou passait un accord secret avec Ankara, afin que la Turquie repousse la date de la prochaine flottille vers Gaza. D’autre part, Abu Marzouk, du Hamas, a laissé filtrer, à partir du 14 avril, l’existence d’un nouveau cycle de négociations sur le sort du soldat kidnappé, Guilad Shalit. La Turquie, là encore, espérait affirmer son rôle régional en étant instrumental dans cette médiation. Alors que ces tractations se déroulaient en secret, sous couvert des révoltes arabes, Mahmoud Abbas et Nabil Alaraby le nouveau Ministre égyptien des Affaires étrangères, s’ingéniaient à concevoir une nouvelle voie pour faire échouer cette initiative américano-israélo-turque et conserver la mainmise sur tout futur développement.

 

Pour y parvenir, Abbas a dû lâcher des concessions majeures : si cet accord avec le Hamas parvient à son terme, sa position dominante et celle du Fatah apparaissent fort compromises, sans faire mention des intérêts sécuritaires même d’Israël.

 

La première mesure a été d’établir un Conseil Suprême de la Sécurité, conjoint au Hamas terroriste et au Fatah. Celui-ci passera donc outre la supervision américaine de longue haleine menée par le Général Dayton et offrira clé-en-main des blindés et des savoir-faire américains au Hamas, et par conséquent, à l’Iran qui le dirige. Toutes les opérations israélo-palestiniennes seront suspendues et éventées, au profit de la sophistication des tactiques terroristes, parfaitement débriefées sur les techniques de contre-insurrection mises au point au fil des années.

 

Un échange complet de tous les prisonniers des deux groupes permettra aux cerveaux du Hamas encore sous bonne garde de laisser libre cours à leurs talents mortifères. Cette mesure compromet gravement la résistance même de Netanyahou à ne pas céder aux exigences du Hamas de libérer tous les prisonniers ayant du sang sur les mains en échange de Guilad Shalit.

 

Des élections législatives et présidentielles devraient alors se tenir dans l’année, réduisant le rôle d’Abbas, assis sur un siège éjectable, et de son Fatah, ne représentant plus que l’arrière-garde ankylosée, face à l’instinct prédateur des « jeunes turcs » du Hamas, partie intégrante du nouvel « OLP ». Comme tout accord avec Israël ne concerne que cette structure en phase terminale, tout processus ou traité de paix, y compris avec la « Nouvelle Egypte » des Frères Musulmans, parrains du Hamas, pourra s’éteindre de sa belle mort : comme la confrérie aura veto au Caire sur tout ce qui concerne ces arrangements passés depuis 1979, ainsi leur agent intérimaire Alaraby a-t-il favorisé le dessin du futur combat pour « la libération d’al Qods » dans l’intérêt de ses épigones de Gaza. Salam Fayyad, mascotte de la Maison Blanche et de Bruxelles, qui fait semblant de se réjouir, sera de la première charrette.

 

Ni Jérusalem, Washington, encore moins Ankara ou Bruxelles n’ont pris la mesure de leur exclusion de fait des processus de réchauffement des hostilités en cours. Ils n’ont fait preuve que de leur excès de confiance en soi, de la médiocrité et de leur incapacité à prévoir la moindre issue aux évènements en cours, et de la faiblesse d'analyse des renseignements dont ils disposent sur la situation de dépendance majeure de tout pouvoir palestinien à l’égard de ce qui se passe au Caire.

 

Le tandem Juppé-Sarkozy, leurs homologues féminines Clinton et Ashton, et autres grands « protecteurs de la paix dans le monde et de la liberté des peuples », ne pourront qu’assister, pantois et déconfits, aux embrassades obscènes de Khaled Meshaal, - en lieu et place d’Ahmadinedjad,- et de Mahoud Abbas, l’éternel « modéré » des Européens, sous la houlette de Nabil Alaraby, nouveau joker « post-islamiste » de l’Administration Obama.

 

Une telle brochette d’idiots utiles et de ravis, prêts à succomber à tous les franchissements de ligne rouge, mérite bien une photo pour la postérité. Elle ne déparerait pas, au Panthéon, avec celles de Daladier et Chamberlain ménageant le Grand Chancelier à Munich, en 1938.

Par Marc Brzustowski - Publié dans : EDITORIAL, Israel, Proche-Orient, Moyen-Orient, - Communauté : L'Equipe J.A.G - TOP NEWS -
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