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Samedi 22 janvier 2011 6 22 /01 /Jan /2011 20:12

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Par ARIé

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Pour aschkel.info et lessakele.

 

 

 

Mes tribulations dans la Chine fascinée par le Talmud et le « génie juif »

Par Arié Lévy


 

 

Rien ne se produit par hasard. Je devais entreprendre un voyage en Chine et, quelques jours avant mon départ, je découvre un article sur CJSS puis surNewsWeek, pour le moins surprenant. Il y est question de la fascination qu’exerceraient sur les Chinois, les Juifs, ou plutôt, leur capacité unique à s’enrichir. D’où leur vient ce talent particulier ? Un éditeur chinois arrive à la conclusion que la clé de la connaissance des mille et un moyens de faire de l’argent se trouve, non pas dans l’Ancien Testament, somme toute à la portée de tous, mais dans le TALMUDqui est l’outil que seuls les juifs savent manier et qu’ils dissèquent effectivement depuis des siècles. Un auteur qui a recours à un pseudonyme pond donc un livre intitulé « Le Talmud décodé: 101 règles juives du business »

D’autres suivent tels que « Le Petit Illustré de sagesse juive ou, toutes les histoires de gains monétaires dans le Talmud ». Les livres, au dire de l’article, se vendent comme des petits pains et auraient atteint plus d’un million d’exemplaires. Encore mieux, à Taiwan, il existe même un hôtel qui s’inspire des textes sacrés. Le Talmud Business Hotel de Taichung qui se décrit ainsi sur son site:

«Influencé par les théories du Talmud, l’hôtel pour businessmen a été nommé en référence au livre saint. Il contient une collection d’anciens textes de rabbins sur la loi et les traditions juives. Dans chaque chambre, vous pouvez trouver une copie du Talmud-Business Success Bible  pour que chacun puisse faire l’expérience de la voie du Talmud vers le succès, ainsi qu’un accès gratuit au Wi-Fi». Réussite dans les affaires assurée.

Dans le même article est également cité un Centre d’Etudes juives qui se trouverait à Shanghai. Cela tombe à pic, c’est justement là où je me rends. Sans me faire annoncer, j’arrive au Centre, et rencontre une joyeuse bande de jeunes universitaires, dont Wang Zhen, Assistant professeur, Deputy Secr-General du Centre d’Etudes juives.
Ayant quelque peu préparé ma visite, je lui offre mes bouquins, dont l’Essai de géopolitique biblique « Ismaël et ses frères » et lui fais part de mes recherches sur une meilleure compréhension de l’Actualité grâce aux Textes fondateurs, dont bien évidemment le Talmud, puisqu’il semble être très à la mode en Chine. Malheureusement, mon site de géopolitique biblique est censuré en Chine – on se demande bien pourquoi – et mes livres sont en français, langue que seuls maîtrisent quelques universitaires. Wang Zhen semble néanmoins intéressé et promet de le faire lire par qui de droit.
Je fais également connaissance d’une jeune universitaire chinoise qui se dit appeler Ayelet, et avec qui, à ma grande stupéfaction, j’échange quelques phrases en hébreu. Elle me tend sa carte sur laquelle elle rajoute son prénom; en hébreu

Le centre a pour vocation d’éditer des recherches sur les Juifs en Chine et ailleurs, et Wang me remet avec fierté leur dernier ouvrage, sur ….. les Juifs en Amerique. Pourquoi pas?
Je lui parle des ouvrages talmudo-business, qu’il sort de sa bibliothèque et me montre. Il n’est pas un chaud partisan de ce genre de littérature, qui à son sens, est susceptible de provoquer de l’antisémitisme, surfant sur le prototype du juif au nez crochu, avide d’argent, et qui de plus, sont signés et édités par des pseudonymes. Nous nous mettons d’accord sur le fait que le Talmud disserte d’avantage sur l’éthique du commerce que sur les moyen de s’enrichir. De plus, en universitaire sérieux, il ne peut cautionner des ouvrages de vulgarisation à des fins bassement matérielles
Lorsque je leur fais savoir que ma fille qui travaille à Shanghai est parfaitement hébraïsante, la jeune Ayelet est emballée et note son numéro de téléphone. Echange cours d’hébreu contre cours de Chinois; tout le monde est gagnant.
je suis honoré de signer leur Livre d’or et nous nous quittons sur « we’ll keep in touch ». La balle est désormais dans le camp de Sarah qui devra me servir d’agent littéraire en Chine. On peut toujours rêver.

De retour en France, je découvre dans Haaretz, un article sur une délégation chinoise qui s’est rendue en Israël à l’Institut Schechterpour tenter de comprendre comment les juifs se débrouillent pour fabriquer des enfants aussi intelligents. Pourquoi diantre les détromperions-nous ?

Pour ce qui est de ma propre perception après un voyage de courte durée à Shanghai et à Hong Kong, j’en tire deux conclusions. Les Chinois ont deux objets de fascination: l’argent et leurs enfants. L’agent est rare et la réussite sociale ardue; quant à l’enfant, il est, dans la grande majorité des cas, unique, donc d’autant plus précieux. Ces fascinations pour le dieu Mamon (argent) et, leur progéniture, les apparente déjà largement au peuple élu.

Par ailleurs, comment les Chinois ne seraient-ils pas fascinés par un peuple, mille fois inferieur en nombre. Ils ne reculent pas devant la règle de trois: si, en plus de leur nombre, ils arrivaient à percer et à s’approprier le génie juif, the sky is the limit.

En outre, les Chinois partagent aussi avec Israël la même hantise de l’Islam. La province musulmane du Sinkiang les inquiète bien d’avantage que le Tibet.

Tout cela crée pas mal de similitudes et de convergences d’intérêt entre la Chine et Israël. En ces temps troubles, où les Islamistes sèment la panique et, où Obama joue à la perfection son rôle de carpette, la géopolitique biblique devra tourner son regard vers l’Est, pays du soleil levant.

J’oubliais; attablé à Shanghai dans un restau musulman – où l’on est au moins sur que la cuisine n’est pas faite avec de la graisse de cochon, je dégustais tranquillement ma soupe aux nouilles. J’engage la conversation avec un jeune musulman sympathique, originaire précisément du Sinkiang qui me dit avoir étudié en Egypte, et me propose sans détours de me convertir à l’Islam. Comme ça , me dit-il, nous serons frères. Je lui réponds que je réfléchirais, Inch Allah, à la question, mais qu’en attendant, on était tous des Bnei Adam (fils d’Adam). Parlant l’arabe, il m’a parfaitement compris. Comme quoi, même dans un boui boui chinois, l’hébreu ça sert toujours.

Par Arié - Publié dans : HISTOIRE DU PEUPLE JUIF - Communauté : L'Equipe J.A.G - TOP NEWS -
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