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Abbas : la présence des Palestiniens au Liban est
temporaire
Par Cécile Cailliez pour Guysen International News - Mardi 8 décembre 2009
Mahmoud Abbas, s’est rendu lundi 7 décembre au Liban pour rencontrer son homologue Michel Sleimane. Au cœur des discussions, le statut des réfugiés palestiniens au Pays du Cèdre. Abbas a catégoriquement rejeté une installation permanente des centaines de milliers de réfugiés qui vivent au Liban depuis plusieurs dizaines d'années. Soulevant ainsi la question du statut des réfugiés, mais sans apporter de réponse.
Un voyage éclair pour un dossier très épineux. Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, n’aura pas apporté d’éléments nouveaux lundi au Liban où il doit rester trois jours. A la question des réfugiés, Abou Mazen, de son nom de guerre, se contente de servir le message de ses prédécesseurs : "Le statut des réfugiés palestiniens demeurera inchangé tant que nous n'arriverons pas à une solution globale et finale. Nous pensons qu'il n'y a pas d'autre solution à la paix que la paix elle-même, et nous poursuivrons notre combat politique pour cela". Bloqués depuis des décennies, les réfugiés palestiniens vivent dans des conditions pitoyables et le risque d'une pérennisation de la situation est de plus en plus mal vécu. Côté libanais, on s’inquiète d’une possible implantation palestinienne sur le territoire. Par son discours, Mahmoud Abbas a donc tenté de rassurer le gouvernement Hariri, alors qu’il tente de relancer les discussions dans la région. Nombreux sont en effet ceux qui, au Liban, craignent que les Libanais soient les grands perdants d'un hypothétique accord sur la question des réfugiés pouvant bouleverser le fragile équilibre confessionnel de leur pays. "L'installation permanente des Palestiniens au Liban constitue une véritable menace démographique, politique et pour la sécurité", affirme à l'AFP le député libanais Farid al-Khazen, professeur de sciences politiques à l'Université américaine de Beyrouth. Un statut précaire
Les réfugiés sont en majorité arrivés après la première guerre israélo-arabe, en 1948. Une seconde vague a suivi dans les années 1970, suite à la décision du roi Hussein de Jordanie d'expulser l'Organisation de libération de la Palestine et ses milliers de combattants. Bien que l'ONU les chiffre à 400.000, certains avancent un chiffre plus proche de 250.000 à 270.000, car l'ONU n'a pas effacé de ses listes les réfugiés partis dans d'autres pays. Le Liban compte quatre millions d'habitants.
Si leur présence devait initialement être temporaire, les chances de voir la situation évoluer se sont évanouies avec l'enlisement du conflit israélo-palestinien. Comme la loi libanaise leur interdit d'acheter des propriétés et d'exercer la majorité des professions, ils dépendent de l'Agence de l'ONU d'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa) et vivent dans une situation très précaire depuis près de trois générations. Le statut de réfugiés se transmet en effet aux descendants.
Par ailleurs, la situation des quelque 5 000 réfugiés palestiniens sans-papiers sera également à l'ordre du jour de la visite du président palestinien. Le Liban reconnaît seulement comme"réfugiés" les Palestiniens et leurs descendants, arrivés sur son territoire en 1948. La majorité des sans-papiers sont, eux, arrivés au Liban dans les années 1970. Leurs conditions de vies sont encore plus difficiles. En effet, considérés comme des étrangers au sein même des camps de réfugiés ou dans les villes dans lesquelles ils ont réussi à s'installer, ils ne bénéficient pas de l’aide de l’ONU. Inflexibles sur le droit au retour
Principal blocage des négociations, le droit au retour est considéré comme non négociable pour la plupart des réfugiés. Or, pour les autorités israéliennes il s’agit d’un problème existentiel : le nombre réel de réfugiés palestiniens pouvant faire valoir le droit au retour d’avant 1948 représente un réel risque démographique pour le seul Etat juif du monde.
Lors des négociations de camp David en 2000, qui s’étaient soldées par un échec, les négociateurs israéliens avaient suggéré qu’un nombre limité de réfugiés palestiniens serait autorisé à retourner en Israël pour des raisons humanitaires ou dans le cadre d’une réunification familiale. Une proposition rejetée par les Palestiniens.
L'espoir d’une solution était réapparu avec l'arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche laissant place rapidement à l'amertume et au cynisme. "La lenteur des négociations et l'absence de progrès tangibles signifient que les discussions sur le statut final et la question des réfugiés sont indéfiniment reportées", a déclaré Karen Abu Zayd, commissaire générale de l'Unrwa, lors d'une récente visite à Beyrouth.
Par Cécile Cailliez pour Guysen International News - Mardi 8 décembre 2009
Mahmoud Abbas, s’est rendu lundi 7 décembre au Liban pour rencontrer son homologue Michel Sleimane. Au cœur des discussions, le statut des réfugiés palestiniens au Pays du Cèdre. Abbas a catégoriquement rejeté une installation permanente des centaines de milliers de réfugiés qui vivent au Liban depuis plusieurs dizaines d'années. Soulevant ainsi la question du statut des réfugiés, mais sans apporter de réponse.
Un voyage éclair pour un dossier très épineux. Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, n’aura pas apporté d’éléments nouveaux lundi au Liban où il doit rester trois jours. A la question des réfugiés, Abou Mazen, de son nom de guerre, se contente de servir le message de ses prédécesseurs : "Le statut des réfugiés palestiniens demeurera inchangé tant que nous n'arriverons pas à une solution globale et finale. Nous pensons qu'il n'y a pas d'autre solution à la paix que la paix elle-même, et nous poursuivrons notre combat politique pour cela". Bloqués depuis des décennies, les réfugiés palestiniens vivent dans des conditions pitoyables et le risque d'une pérennisation de la situation est de plus en plus mal vécu. Côté libanais, on s’inquiète d’une possible implantation palestinienne sur le territoire. Par son discours, Mahmoud Abbas a donc tenté de rassurer le gouvernement Hariri, alors qu’il tente de relancer les discussions dans la région. Nombreux sont en effet ceux qui, au Liban, craignent que les Libanais soient les grands perdants d'un hypothétique accord sur la question des réfugiés pouvant bouleverser le fragile équilibre confessionnel de leur pays. "L'installation permanente des Palestiniens au Liban constitue une véritable menace démographique, politique et pour la sécurité", affirme à l'AFP le député libanais Farid al-Khazen, professeur de sciences politiques à l'Université américaine de Beyrouth. Un statut précaire
Les réfugiés sont en majorité arrivés après la première guerre israélo-arabe, en 1948. Une seconde vague a suivi dans les années 1970, suite à la décision du roi Hussein de Jordanie d'expulser l'Organisation de libération de la Palestine et ses milliers de combattants. Bien que l'ONU les chiffre à 400.000, certains avancent un chiffre plus proche de 250.000 à 270.000, car l'ONU n'a pas effacé de ses listes les réfugiés partis dans d'autres pays. Le Liban compte quatre millions d'habitants.
Si leur présence devait initialement être temporaire, les chances de voir la situation évoluer se sont évanouies avec l'enlisement du conflit israélo-palestinien. Comme la loi libanaise leur interdit d'acheter des propriétés et d'exercer la majorité des professions, ils dépendent de l'Agence de l'ONU d'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa) et vivent dans une situation très précaire depuis près de trois générations. Le statut de réfugiés se transmet en effet aux descendants.
Par ailleurs, la situation des quelque 5 000 réfugiés palestiniens sans-papiers sera également à l'ordre du jour de la visite du président palestinien. Le Liban reconnaît seulement comme"réfugiés" les Palestiniens et leurs descendants, arrivés sur son territoire en 1948. La majorité des sans-papiers sont, eux, arrivés au Liban dans les années 1970. Leurs conditions de vies sont encore plus difficiles. En effet, considérés comme des étrangers au sein même des camps de réfugiés ou dans les villes dans lesquelles ils ont réussi à s'installer, ils ne bénéficient pas de l’aide de l’ONU. Inflexibles sur le droit au retour
Principal blocage des négociations, le droit au retour est considéré comme non négociable pour la plupart des réfugiés. Or, pour les autorités israéliennes il s’agit d’un problème existentiel : le nombre réel de réfugiés palestiniens pouvant faire valoir le droit au retour d’avant 1948 représente un réel risque démographique pour le seul Etat juif du monde.
Lors des négociations de camp David en 2000, qui s’étaient soldées par un échec, les négociateurs israéliens avaient suggéré qu’un nombre limité de réfugiés palestiniens serait autorisé à retourner en Israël pour des raisons humanitaires ou dans le cadre d’une réunification familiale. Une proposition rejetée par les Palestiniens.
L'espoir d’une solution était réapparu avec l'arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche laissant place rapidement à l'amertume et au cynisme. "La lenteur des négociations et l'absence de progrès tangibles signifient que les discussions sur le statut final et la question des réfugiés sont indéfiniment reportées", a déclaré Karen Abu Zayd, commissaire générale de l'Unrwa, lors d'une récente visite à Beyrouth.
Mer 9 déc 2009
4 commentaires
le tueur de Maalot pense installer ses congénères à Ashkélon ?? !!
Terroriste un jour,terroriste pour toujours !!!
Terroriste un jour,terroriste pour toujours !!!
emmanuel - le 09/12/2009 à 10h04
A Aschkélon ? Cela m'étonnerait j'y veillerai personellement,
Ni ailleurs, qu'ils restent là d'où ils sont venus
Ni ailleurs, qu'ils restent là d'où ils sont venus
Aschkel - le 09/12/2009 à 11h22
Même leurs frêres arabes les détestent, pourtant à l'origine ces masses arabes venues travailler lorsque les juifs assainissaient et batissaient, venaient bien des pays arabo-musulmans, Syrie,
Egypte, Irak........
Aschkel - le 09/12/2009 à 11h25
Seules les"Zelites"les adorent !